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LE RÉCAP DES CHRONIQUES LITTÉRAIRES D’AOÛT

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LECTURES de DENIS BILLAMBOZ

LES BEDAINES DE COTON de CYRIL MAGUY (Le Label dans la forêt)

ON MARCHE SUR LA TÊTE de XAVIER STUBBE (Label Xavier Stubbe)

UNE PELLICULE SUR LA TÊTE D’UN PAUVRE TYPE de PATRICK HENIN (Cactus Inébranlable)

SOUS L’AVERSE, EN MOCASSINS de PIERREALAIN MERCOEUR (Cactus Inébranlable)

SILENCE, CHAVEE, TU M’ENNUIES d’ACHILLE CHAVEE (Cactus Inébranlable)

LES CONTREES DES ÂMES ERRANTES de JASNA SAMIC (M.E.O.)
SAISON FRIVOLE POUR UN TUEUR de STEPHAN GHREENER (Stephan Ghreener Editeur)

LES DAMES DE L’ELYSEE de Bertrand MEYER-STABBLEY & Lynda MAACHE (Bartillat)

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LECTURES de PHILIPPE LEUCKX

LE MUSEE DE LA GIROUETTE ET DU VENTILATEUR d’ERIC DEJAEGER (Gros Textes)

AIMANTS + REMANENCES d’ARNAUD DELCORTE (Unicité)

LE BOURDONNEMENT DE LA LUMIERE ENTRE LES CHARDONS de CLAUDE DONNAY (Le Coudrier)

SOLOMBRE de FLORENCE NOEL (Le Taillis Pré)

TIGNASSE ETOILE de EVELYNE WILWERTH (M.E.O.)

/////

LECTURES de PHILIPPE REMYWILKIN

LIBRE COMME ROBINSON de LUC DELLISSE (Les Impressions nouvelles) 

LE DERNIER PHARAON de François SCHUITEN/Jaco VAN DORMAEL/Thomas GUNZIG/Laurent DURIEUX

LES SEINS DES SAINTES de CHRISTIAN LIBENS et la collection NOIR CORBEAU (Weyrich)

La PLATEFORME CULTURELLE PLIMAY avec SALVATORE GUCCIARDO

/////

LECTURES de JEANPIERRE LEGRAND

CORRESPONDANCE (tome 1) de VOLTAIRE (La Pléiade) 

MEMOIRES de RAYMOND ARON (Robert Laffont)

SI JE T’OUBLIE, JERUSALEM de WILLIAM FAULKNER

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LECTURES de PAUL GUIOT

LE MODELE OUBLIE de PIERRE PERRIN (Robert Laffont) 

TROIS CONTES de CRAD KILODNEY (Cormor en Nuptial)

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LES DOSSIERS DE REMUE‐ MENINGES 

CAROLINE LAMARCHE 

/////

À RETROUVER AUSSI SUR LE BLOG

Les LECTURES de NATHALIE DELHAYE

Les LECTURES de LUCIA SANTORO

Les LECTURES de DANIEL CHARNEUX

Les CHRONIQUES de JULIENPAUL REMY

Les LECTURES d’ERIC ALLARD

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LE RÉCAP DES CHRONIQUES LITTÉRAIRES DE JUILLET sur LES BELLES PHRASES

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LECTURES de DENIS BILLAMBOZ

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LÀ D’OÙ ELLE VIENT de PATRICIA RYCKEWAERT (Bleu d’Encre)

TRANSPORT COMMUN de RIM BATTAL (LansKine)

LE COEUR EN LESSE d’AURELIEN DONY (M.E.O.)

LES JOURS ROUGES de BEN ARÈS (M.E.O.)

DEUX PERSONNES SEULES AU MONDE de KIM YOUNG-HA (Picquier)

LA CHAMBRE 3 d’EVELYNE WILWERTH (Lamiroy) 

PUTAIN DE PAYS NOIR de CARINE-LAURE-DESGUIN (Lamiroy)

DIOGÈNE ou LA TÊTE ENTRE LES GENOUX de LOUIS DUBOST (La Mèche lente)

UNE SAISON AVEC DIEU de JEAN-JACQUES NUEL (Le Pont du Change)

+

ON MARCHE SUR LA TÊTE de XAVIER STUBBE (Label Xavier Stubbe)

LES BEDAINES DE COTON de CYRIL MAGUY (Le Label dans la forêt)

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LECTURES de PHILIPPE LEUCKX

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LES TULIPES DU JAPON d’ISABELLE BIELECKI (M.E.O.)

SOLOMBRE de FLORENCE NOËL (Taillis Pré)

TIGNASSE ÉTOILE d’EVELYNE WILWERTH (M.E.O.)

LE MUSÉE DE LA GIROUETTE ET DU VENTILATEUR d’ÉRIC DEJAEGER (Gros Textes)

AIMANTS + RÉMANENCES d’ARNAUD DELCORTE (Unicité)

LE BOURDONNEMENT DE LA LUMIÈRE ENTRE LES CHARDONS de CLAUDE DONNAY (Le Coudrier)

+++

LECTURES de Jean-PIERRE LEGRAND

Le TOP 5 de JEAN-PIERRE LEGRAND

LE MYSTÈRE CLOVIS de PHILIPPE DE VILLIERS (Albin Michel)

LES ANNEES DIFFICILES d’HENRI BAUCHAU (Actes Sud)

KASPAR HAUSER de VERONIQUE BERGEN (Espace Nord)

+++

LECTURES de PHILIPPE REMY-WILKIN

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LIBRE COMME ROBINSON de LUC DELLISSE (Les Impressions nouvelles) 

LE DERNIER PHARAON de François SCHUITEN/Jaco VAN DORMAEL/Thomas GUNZIG/Laurent DURIEUX

LES SEINS DES SAINTES de CHRISTIAN LIBENS et la collection NOIR CORBEAU (Weyrich)

La PLATEFORME CULTURELLE PLIMAY avec SALVATORE GUCCIARDO

LE CHAT de GEORGES SIMENON 

UNE PETITE HISTOIRE DU ROMAN POLICIER de CHRISTIAN LIBENS (Weyrich)

MAI 68 amon nos-ôtes de THIERRY GRISAR (Le Cerisier)

LES BÂTISSEURS DU VENT de ALY DEMINNE (Flammarion)

KASPAR HAUSER de VERONIQUE BERGEN (Espace Nord)

Le second volet du COUP DE PROJO DES LETTRES FRANCOPHONES BELGES consacré à l’oeuvre de JACQUES DE DECKER 

+

L’émission culturelle de GUY STUCKENS sur RADIO AIR LIBRE 

+++

AUTRES 

LE CLUB LECTURE de LA BIBLIOTHEQUE de FONTAINE-L’ÉVÊQUE de PASCAL FEYAERTS autour la poésie francophone belge contemporaine

ÉRIC ALLARD, invité de CHARBON DE CULTURE sur BUZZ RADIO

 

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LE RÉCAP DES CHRONIQUES LITTÉRAIRES DE JUIN sur LES BELLES PHRASES

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LECTURES de Philippe REMY-WILKIN et Julien-Paul REMY

Le Coup de Projo d’Édi-Phil #13 sur le monde des Lettres francophones de Belgique consacré au théâtre de Jacques DE DECKER

 

LECTURES de PHILIPPE LEUCKX

Visages vivant au fond de nous de Michel BOURÇON (Al Manar Editions)

Ces mots si clair semés de Sabine PEGLION (La Tête à l’envers)

Le silence d’entre les neiges de Sonia ELVIREANU (L’Harmattan)

Quand meurt un poète? de Bruno ROMBI (Studia)

Là d’où elle vient de Patricia RYCKEWAERT (Bleu d’Encre)

 

LECTURES de JEAN-PIERRE LEGRAND

La Bouteille à la mer – Journal 1972-1976 de Julien GREEN (Plon) 

Chemin faisant de Jacques LACARRIÈRE (Fayard)

Un été avec Homère de Sylvain TESSON (Equateurs Parallèles

 

LECTURES de DENIS BILLAMBOZ

Le modèle oublié de Pierre PERRIN (R. Laffont)

L’Origine du monde – Histoire d’un tableau de Gustave Courbet – de Thierry SAVATIER (Bartillat)

Lily sans logis de Frédérique-Sophie BRAIZE (Editions de Borée) 

Tous pour elle de Laurent MALOT (French Pulp Editions)

Hapax-2000 – L’odyssée de l’extase de MIRLI (Cactus Inébranlable éditions)

L’horizon se fait attendre de Paul LAMBDA (Cactus Inébranlable éditions)

Des écrivains imaginés de Cécile VILLAUMÉ (Le Dilettante)

Partition de Louise RAMIER (Editions Louise Bottu)

Louise d’Isabelle ALENTOUR (LansKine)

Un gratte-ciel, des gratte-ciel de Guillaume DECOURT (LansKine)

Matriochka de Philippe REMY-WILKIN (SAMSA Edition)

Le Voyageur intemporel de Salvatore GUCCIARDO (Chloé des Lys)

Le Transfert de Carine-laure DESGUIN (Chloé des Lys)

 

LECTURE d’ÉRIC ALLARD

Matriochka de Philippe REMY-WILKIN (Samsa) 

 

TOUTES LES CHRONIQUES des chroniqueurs des BELLES PHRASES sont accessibles ci-dessous (et dans la colonne de droite du blog)

Denis BILLAMBOZ, Philippe LEUCKX, Nathalie DELHAYE, Lucia SANTORO, Philippe REMY-WILKIN, Julien-Paul REMY, Jean-Pierre LEGRAND, Paul GUIOT, Daniel CHARNEUX et Éric ALLARD

 

BEL ÉTÉ DE LECTURE à TOUTES et TOUS !

 

 

 

 

 

À la Une

À PROPOS DES CHRONIQUES LITTÉRAIRES

Les chroniqueurs(euses) du blog, par ailleurs écrivain(e)s, ont toute latitude pour rendre compte ici, dans les termes et avec le ton qu’ils souhaitent, des livres qu’ils traitent, le plus souvent avec bienveillance. Ils sont maîtres de leur propos, de leurs goûts et de leurs opinions pour autant bien sûr qu’ils ne s’en prennent pas à la personne de l’auteur(trice) ou ne tiennent pas des propos qui relèvent du droit pénal.

Par ailleurs leur avis et analyse n’ont pas nécessairement force de loi, c’est un point de vue personnel sur l’ouvrage qui peut lui-même prêter le flanc à la critique, à la discussion, par notamment, le biais du commentaire.

Précisons qu’ils sont majeurs et vaccinés, en bonne santé mentale, sans vices répréhensibles hormis ceux de la lecture et de l’écriture.

 » En somme, quelles lois pourrait-on formuler quand on parle de livres? La bataille de Waterloo  a été certainement livrée tel jour ; mais est-ce que Hamlet est une pièce de théâtre supérieure au Roi Lear? Personne ne peut dire. Chacun doit en décider pour soi-même. Admettre dans nos bibliothèques des autorités , si lourdement fourrées, et enrobées qu’elle soient, c’est détruire l’esprit de liberté qui est la vie même de ces sanctuaires. Partout ailleurs nous pouvons être liés par des lois et des conventions ; ici nous n’en avons aucune.  »

Virginia Woolf, Comment lire un livre ?

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JEANNE D’ARC AU BÛCHER d’HONEGGER au THÉÂTRE DE LA MONNAIE, vu par Jean-Pierre LEGRAND

Le TOP 5 de JEAN-PIERRE LEGRAND
Jean-Pierre LEGRAND

Hier, interpellante représentation à la Monnaie de Bruxelles, de la Jeanne d’Arc au bûcher d’Arthur Honegger sur un livret de Paul Claudel et dans la mise en scène controversée de Roméo Castellucci.

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Mettre en scène Jeanne d’Arc est un exercice périlleux tant la pucelle semble prisonnière de l’image déformée qui se dégage de l’entrelacs du récit religieux et de la fable nationaliste.

Jeanne d’Arc est une sainte d’un genre un peu paradoxal. Béatifiée sur le tard, au contraire d’autres saintes célèbres, elle ne peut stricto-sensu être considérée comme une martyre. Comme le rappelait Jean Guitton, Jeanne ne peut être tenue pour martyre au sens strict du mot, par la pensée catholique car c’est un tribunal d’Eglise régulier, dans un procès régulier qui lui infligea la condamnation et la mort, (…) un tribunal d’Inquisition canoniquement constitué ».

Tardive bienheureuse puis sainte, Jeanne d’Arc – pour son très grand malheur – s’est aussi muée, sous la plume du très exalté Michelet, en pasionaria du patriotisme français puis, plus tard, en icône de l’extrême droite nationaliste. Cette escroquerie intellectuelle dure encore.

C’est dire si la tâche de Castellucci était difficile. Fort courageusement ce talentueux metteur en scène a donc choisi un point de vue : celui de l’extrême distanciation. Ce faisant, il semble s’être souvenu du cri du philosophe Alain : « Surtout n’y mêlez pas Dieu !»

De fait, le spectacle s’ouvre sur un (trop) long prologue sans parole et sans musique. Devant nous une classe d’école pour jeunes filles, saisissante de réalisme. C’est une école de la République (il n’y a pas de crucifix au mur). Au son de la cloche, la classe se vide. Un concierge survient, il fait le ménage, d’abord normalement, puis, pris d’une soudaine frénésie il saccage la classe, projetant le mobilier dans le couloir et arrachant le linoléum. Le concierge bloque l’entrée de la classe. Frère Dominique se tient derrière la porte : directeur / négociateur (et non plus confident comme dans le texte de Claudel) va entamer avec Jeanne un long dialogue / négociation.
Les premiers accords montent de la fosse, étrange, sombre et mystérieuse. Progressivement le concierge se dépouille de ses vêtements et Jeanne apparaît dans sa nudité. Un dialogue en forme de négociation se poursuit avec frère Dominique.

Castellucci a choisi de privilégier la théâtralité de l’œuvre : nous ne verrons jamais les chanteurs ni les magnifiques chœurs de la Monnaie. Sur ce plan c’est une réussite car nous sommes embarqués dans un drame auquel son caractère composite aurait pu nuire : au contraire la force dramatique de ce texte parfois simpliste est sublimée ; c’est une tragédie musicale qui nous empoigne sans jamais nous lâcher. Si Sébastien Dutrieux est un excellent Frère Dominique, Audrey Bonnet est une inoubliable Jeanne d’Arc. Elle use de tous les registres avec un égal bonheur. Jeune fille naïve et un peu perdue, elle nous émeut ; submergée de colère, déterminée et brutale, elle nous rappelle par certains traits ce qu’elle fut aussi : une combattante (une guérilleros pour parler comme Guillemin) « risquant sa vie, gueulant dans la mêlée, se battant comme un homme, grimpant aux échelles sous les flèches et les pierres et la poix brulante… ».

Habillant tout ce drame d’une musique habitée, Honegger a mélangé tous les genres musicaux, avec selon moi, un bonheur encore transfiguré par la baguette de l’excellent Kazushi Ono et du remarquable orchestre de la Monnaie.

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Reste que tous les partis-pris du metteur en scène ne sont pas également justifiés. La nudité de Jeanne – qui a beaucoup fait gloser l’absurde Fédération Pro Europa Christiana – a du sens sans pour autant s’imposer comme une nécessité. Par ailleurs, la distanciation extrême qui conduit d’une certaine manière à couper Jeanne de ce Dieu qui est tout pour elle, aboutit à une évocation que certains jugeront – non sans raison – hors propos, « à côté du sujet ».

Partagé sur ce point au sortir du spectacle, je préfère y voir une double allégorie réussie : celle de l’extrême altérité et de l’absolue solitude qui l’accompagne et celle, magistrale, de l’imaginaire collectif et de ses sortilèges : lorsque les gendarmes pénètrent dans la salle de classe dévastée, toutes les traces du drame qui vient de se jouer ont disparu.

Depuis son entrée dans l’histoire, l’homme aime, tue et massacre au nom d’ordres imaginaires.

Le spectacle sur le site de la Monnaie

 

 

DANS L’ARC D’UN REGARD DE CARYATIDE de CARMEN PENNARUN (L’amuse Loutre) / Une lecture de Paul GUIOT

JE VAIS, À LA MESURE DU CIEL de SOPHIE BRASSART (Éd. du Cygne) / Une lecture de Paul GUIOT
Paul GUIOT

Poèmes de Carmen et photographies de Gilles Pennarun.

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Ce livre ébranle une position que j’ai tendance à partager et selon laquelle l’inspiration ne serait qu’une chimère, tant le premier mot qui me vient à l’esprit quand je lis les poèmes de Carmen est « inspirée ».

L’inspire

suspend la vie aux courbes
de l’espace
jusqu’à ce qu’expire
s’accomplisse
en cliché entrevu
au froissement léger
d’un tournant de l’esprit

Inspirée, sa poésie l’est dans un double sens puisqu’elle puise sa source dans l’œuvre photographique de Francesca Woodman. Cette artiste, aussi douée qu’écorchée, mit fin à ses jours alors qu’elle n’avait que 22 ans, nous laissant une œuvre sombre, étonnante par le fait qu’elle arrivait comme qui dirait à photographier les fantômes qui la hantaient.

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Autoportrait de Francesca Woodman

 

Sa nature était celle des pierres
dont on bâtit les cathédrales
elle avait de la lumière
saisi tous les miracles
sans vitrail, sans voûte

Seuls les arcs-boutants
de son regard clair
lui permirent d’ériger
une nef d’images
où l’immatériel de la présence
se laissait écrire par la lumière
qu’elle aiguillait, l’amenant
jusqu’au point d’orgue
– la prise de vue
photographique –

 

Bien avant que la lumière ne la défroissa
elle s’était emmêlé les pétales
sous le bleu immense du ciel

De tout son jaune terrestre
Elle orchestrait la fuite

*


Dans les longs corridors
De son château intérieur
traînaient des confidences
où l’inassouvi laissait se fendre
la pierre tendre des innocences
juvéniles

*

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Carmen Pennarun

La poésie de Carmen est faite d’allitérations, d’allusions, de vers tantôt rythmés tantôt libres, de jeux de mots subtils, de couleurs et d’impressions volatiles, parfois volages ou impertinentes, mais toujours au service de la beauté.


il faut tendre jouvence
aux parents tonnerre
et couver le pardon
d’un duvet d’innocence
laisser les beaux coups
d’indocilité
édifier notre fougue

Revisiter Guerre et Paix en 12 vers, qui le peut moins ?

Les caryatides invoquent la muse
féminin pilier d’un monde
que l’homme voue à la guerre
et qu’elles maintiennent debout

Un peu lasses, parfois
Vigilantes, toujours

Leurs regards scrutent
l’horizon d’une aube
bruissante de chants
de vie
tandis que dans leur dos
se reposent les valeureux

*

Et tous ces mots que les photos de Francesca lui soufflent… lui souffrent aussi :

La tapisserie était une jupe gitane
où cessaient de se cacher
les jambes nues
quand surgissait l’image

Déflorée

ribambelles de récits naissaient
le long de ces pistes
d’éternité murale

si loin

le jardin d’Éden

*

Elle tournait dans son lit
son corps jeune
et ses idées fragiles
imaginant les mains
qu’elle prendrait en photo
le lendemain

Quelle que soit sa durée, la vie est trop courte. On ne sait que trop combien vite le temps file… et que vite il te faut courir avant qu’il ne t’enfile.

Excusez-moi
je cours
avant que tout ne s’efface
devant moi

le bruissement
de mes jupes dissipe
la formation des cristaux
attachés aux souvenirs

La vitesse enroule
un cordon d’estime
autour de ma destinée
elle exhorte la pensée narcissique
à annuler son programme
converti en heures trop lentes

Cherche l’erreur !

Le temps de l’amour s’éternise
il ajuste à la perfection la trajectoire
sur l’amplitude de notre instinct
de survie. Le cadran universel
poursuit les étoiles filantes
et les redirige dans le cosmos

L’espace est une demeure
qui n’ignore aucune existence
même quand elle souhaite
devenir arbre et s’épanouir
sous les rayons lunaires

 

Les textes alternent avec les photos prises par Gilles, le mari de Carmen. Au fil des pages se déroule un travail de couple, un travail de longue haleine. Les images sont saupoudrées d’érotisme discret, d’allusions à la tragédie, de paysages, de monuments grecs. Elles ajoutent une respiration, une légèreté au thème sous-jacent.

Le livre sur  le site de Publiédit

 

JE VAIS, À LA MESURE DU CIEL de SOPHIE BRASSART (Éd. du Cygne) / Une lecture de Paul GUIOT

LE MODÈLE OUBLIÉ de PIERRE PERRIN (Robert Laffont) / Une lecture de Paul GUIOT
Paul GUIOT

Que Sophie peigne ou qu’elle écrive, comment évoquer son œuvre dense et légère, si ce n’est en quelques coups de crayon, en quelques aphorismes poétiques inspirés par son dernier recueil en date :

Rejoindre l’universel de son vivant pour prendre la mort de court.

*

Peindre, écrire comme on respire après une plongée en apnée.

*

Se laisser traverser, porter par des visions où des visages se superposent à la spontanéité d’une abstraction énergique.

*

S’effacer, se plier, se jouer des lignes de forces vives.

*

Ne laisser s’exprimer le « je » que pour porter le souffle qui anime le monde.

*

Pratiquer toutes les langues maternelles – qui ne font qu’une – dans un corps à cœur entre le ciel et l’eau.

*

Préférer évoquer la nature (à quoi bon tartiner la culture ?)

*

Aimer à la fureur la pierre, l’arbre, l’humus, la pluie… et plus encore, la lumière d’un novembre breton.

*

Et toujours, laisser les mots de l’amour sortir de leur réserve pour transcender les corps.

 

 

Extraits

Je peux recomposer notre histoire
animale

Puissance d’une larme
Puissance du vent

de l’archet du violoniste
quand un baiser supplie

 

*

Qu’est-ce l’amour
si l’on ignore la beauté

d’une larve dans l’essaim ?

*

Mon premier acte : approcher d’un jour
la fraternité de la pierre et de la pluie

La complicité du sol
pour le danseur

 

*

 

Je sais que tu sais

Les lettres que tu
dessines sur mon dos
Que je ne devine pas – même en riant

 

Je sais que tu sais mon
corps de
femme
ou seulement mes jambes ou bien encore
la vindicte sourde de l’oubli

Sous les phares éteints
du récit

Le nuage venu déposer
des
signatures blanches

 

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Sophie Brassart

Dos de couverture

Sophie Brassart, poète et plasticienne, vit à Montreuil. Elle a publié un premier recueil en 2018 et réalisé une fresque regroupant vingt visages de poètes contemporains exposée de manière pérenne à l’Université de Caen.

Liens

Le recueil sur le site de l’éditeur

Voir et lire les mille travaux de Sophie

Un poème mis en musique :

LA FABRIQUE DES MÉTIERS : VENDEUR DE VERS par PHILIPPE BRAHY

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« Un nouveau métier pour lutter contre la pénurie automnale d’emplois et le burn-out des volontaires ».

« Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette ; le premier de nous deux qui rira aura une tapette ! »

Le métier de journaliste a bien changé. Après avoir abandonné la chronique des chiens écrasés et tourné le dos à la maltraitance animale pour ensuite vilipendé Brigitte Bardot quand ce n’est pas Fabienne Claire d’Etterbeek, le journaliste « doit avoir de très bons pieds (douzain si possible) / Mais c’est pas tout/ Car ce qu’il doit avoir et surtout/ C’est d’la tactique. La ta ca ta ca tac tac tique » … du journaliste. L’e-tic du journaliste ou l’e-partage (propre au tic plutôt qu’aux tocs et pas toqué pour autant).

La carrière du journaliste est donc vouée aux cliqueti(c)s du clavier qui provoque chez lui des troubles compulsifs qui deviennent vite : obsessions, angoisses et répétitions, ex : l’accumulation ou syndrome de Diogène ou encore, celui de s’en laver les mains, plus d’une fois. Le tic devient vite un toc qui de son tic-toc pousse le tac de la tactique.

Les syndromes sont nombreux, je ne puis, ici, en établir une liste exhaustive. Pas simple donc pour ce métier en devenir qui se consacre aujourd’hui pour l’essentiel à la chronique des publications poé-tic en tocs et toc ! Nananèreuh …

Douzain, très bons pieds, du vendeur de vers et hommage à cet ami.

Lui seul, sans me l’avoir promis,

M’a conservé sa bienveillance,

Quand plusieurs de mes vieux amis

Ont eu pour moi de l’inconstance.

Lui seul d’entre les grands seigneurs,

Pour la plupart des francs pipeurs,

M’a fait du bien sans le promettre,

Sans faire sonner le tambour,

Pour en bonne estime se mettre,

Comme on fait souvent à la cour.

Mais, Muse, taisons-nous : un homme si fantastique

Nous défend par devers et couvre nos arrières.

Paul SCARRON (excepté le dernier vers)

 

LE PREMIER SALON DU LIVRE DES LECTEURS A CONNU UN FRANC SUCCÈS

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À l’initiative de l’Association des Lecteurs Belges, le premier Salon du Livre des Lecteurs s’est tenu ce samedi matin en la salle des fêtes de Wangenies.

Dès l’ouverture, à 10 heures, une masse d’auteurs du sud du pays et du nord de la France était présente pour découvrir les lecteurs en dédicaces.

L’invité d’honneur du Salon n’était autre que David Fondieu, Prix J’aime lire de l’ALB,  connu pour ses readlists de livres vues plusieurs centaines de milliers de fois sur Youtube.

Des listes d’ouvrages qui se démarquent, en effet, des habituel top 10 ou 50 des auteur.e.s sur les réseaux sociaux et qui font, elles, découvrir des perles inconnues de la littérature mondiale et régionale.

Devant son stand défilèrent des centaines d’auteurs qui, pour certains, avaient attendu jusqu’à trois heures pour lui donner leur dernière publication à lire en échange  d’une précieuse dédicace sur une de ses légendaires listes de livres à lire, imprimées sur des feuilles A4 de papier recyclé. Des auteur.e.s qui, pour nombre d’entre eux.elles, n’avaient jamais lu avant de commencer à écrire…

À l’issue du Salon qui, vu le succès rencontré, s’est prolongé jusqu’en fin d’après-midi, les organisateurs ont promis d’autres manifestations du même genre dans les semaines à venir qui se tiendront dans toutes les régions de Wallonie et de la France départementale.

Une manifestation qui démontre, s’il le fallait, que le goût pour la lecture chez nos auteur.e.s n’est pas prêt de s’éteindre.

 

LA SAISON LITTÉRAIRE 2019-2020 : DE LA GOUAILLE À L’ABSURDITÉ

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Denis BILLAMBOZ

Dans cette chronique j’ai voulu réunir deux textes qui sortent des sentiers battus, un roman de MATTHIEU PECK écrit avec la gouaille dont Antoine Blondin faisait preuve avec un réel bonheur dans ses romans, récits et autres écrits… Et un texte d’EMMANUEL PINGET qui, lui, évoque plutôt l’absurdité selon Samuel Beckett. Deux auteurs qui ne se cantonnent pas dans la littérature sans odeur ni saveur qui encombre les rayons des grandes surfaces, des librairies des gares, …, partout où on vend de la littérature pré lue qui devrait tracer un bout de chemin dans les lettres françaises au cours des années à venir.

 

Trismus

Matthieu PECK

Editions Bartillat

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« Paris, trente ans bientôt. Trente ans que j’y traîne mes peines et mes apathies, mes joies et mes doutes… ». Léo un pur produit des banlieues nord de Paris, tout comme Matthieu Peck qui raconte ses déambulations parisiennes, qui essaie d’écrire un livre pour sortir de la situation très précaire dans laquelle il se débat depuis trop longtemps. « Je ne voulais pas être de ceux qui se réveillent à trente ans la tête fripée dans le rétroviseur et la route dévorées d’ombres à l’arrière ». Matthieu, lui, son roman, le premier, il l’a déjà écrit et nous propose de le lire, c’est Trismus l’histoire de Léo. L’auteur et son héros confondus évoquent Blondin (Omar, le patron du bistrot Chez Marcel où la bande se retrouve et où Marceau fait le ménage, a pour patronyme complet : Omar Blondin Diop, j’avais pensé à Blondin avant de lire ce passage), un Blondin égaré au début du XXI° siècle, parcourant la ville de rades en tripots pour rejoindre les zonards qui composent sa bande. Un Blondin qui aurait quitté les rades populaires et les comptoirs poisseux des Trente Glorieuses pour retrouver ces bars, les mêmes peut-être, sans la patine et la d’habitués qui ont tissé leur légende. Ce Blondin des temps modernes, comme son prédécesseur, décrit les scènes de la vie parisienne au fur et à mesure d’une déambulation qui le mène de rencards foireux en rencards désolants, de déboires en désillusions, de cuites en en gueules de bois. Blondin trouvait la flamboyance qu’il transcrivait dans ses textes dans ses bars et sur ses trottoirs, là où Peck, ne trouve que misère, dégoût et désespoir, un spleen qui évoque plus Baudelaire que Blondin.

Matthieu Peck raconte l’histoire de Léo qui voudrait bien mener une vie normale, paisible et valorisante mais la ville, le monde, la société du XXI° siècle, ne sont pas faites pour lui, il n’est pas né au bon endroit au bon moment. Il a poursuivi ses études, elles ne l’ont jamais largué mais elles ne l’ont mené vers aucun destin même pas un petit job. Il n’a pas de quoi se loger, il zone chez les autres de canapé en convertible, de lit de camp en paillasse. Il lui faut absolument trouver des revenus, écrire ce livre c’est possible mais il faudrait trouver un éditeur et survivre jusque là. Mais les amis se lassent et commencent à le regarder différemment, de plus en plus comme un parasite…

« Chez Marcel », il y a aussi Marceau, un réfugié africain qui fait le ménage et la chasse au rat. Marceau, il a connu de grands malheurs, sa mère a été torturée sous ses yeux et son père s’est suicidé dans les sinistres culs-de-basse fosse de Gorée où il était détenu comme opposant au régime. C’est le sage qui reste toujours digne et ne supporte pas ceux qui se plaignent éternellement. Dans ce bar, il croise la bande des désœuvrés toujours en quête de quelques sous, d’un plan pour manger et dormir, d’une petite opportunité littéraire pour placer un texte, d’une aventure foireuse et régulièrement en surcharge éthylique.

Le livre de Matthieu Peck raconte le désespoir d’une génération qui, même si elle a suivi des études assez poussées, ne trouve pas sa place dans la société. Elle n’appartient pas à la population qui travaille dans les beaux quartiers, elle reste le prolétariat qu’on ne veut pas voir et qu’on repousse toujours plus loin dans la banlieue. Ce texte est composé de courts chapitres comme des tableaux qui dessinent chacun un morceau de la ville ou de sa banlieue ou un épisode de la vie de Léo au bar, au concert, avec ses potes, avant de boire, en buvant, après boire… Des morceaux de vie qui ne s’emboîtent pas forcément,  qui plutôt se juxtaposent pour former une vie sans relief, une vie de lutte que Léo veut mener pour sortir du ruisseau mais une lutte qu’il repousse toujours à plus tard parce qu’il n’a pas les armes pour la mener. Sa destinée semble toute tracée, il lui sera difficile d’y échapper.

Plus que l’analyse sociale de cette génération perdue de banlieusards, c’est l’écriture, le style, le processus narratoire employés par Matthieu Peck qui a retenu tout d’abord mon attention. Ce texte foisonnant construit avec des mots détournées de leur sens initial, des images souvent glauques, des expressions lapidaires, des raccourcis fulgurants, des formules de styles : assonances, oxymores, métaphores, …, charrie des mots, des formules et des images qui peignent parfaitement cette société composite, désunie, multiforme, glauque… Et c’est le rat qui observe en silence le monde des gens debout qui glisse quelques petits textes entre deux chapitres pour montrer comment les humains sont réellement. « Ils sont lourds et pleins de rage à notre encontre. Cette haine qu’ils traduisent. Ils estiment que la terre leur est due. Ils pensent dompter le feuillage de notre monde ». Comme une morale à méditer…

Le livre sur le site de l’éditeur

 

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Tulipe blues

Emmanuel PINGET

Louise Bottu éditions

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Perdic, le narrateur, et ses collègues, une belle bande de bras cassés, fabriquent des structures géantes rembourrées. Un samedi matin, leur patron les charge de la livraison d’une tulipe géante chez un client qu’il ne désigne pas, il leur indique seulement le lieu où ils doivent prendre possession du camion et les instructions nécessaires pour poursuivre la mission commencée par d’autres collègues. Débute alors une épopée burlesque, ubuesque, digne d’une odyssée mythologique où les héros prennent parfois des formes improbables et découvrent des lieux dont on ne soupçonne même plus l’existence. Le narrateur, le chauffeur et un concierge du camion, sic, errent comme des âmes en peine sur les routes de l’Est de la France, dans des villages imaginaires, des bleds perdus, de la région de Nancy. Ils tournent en rond ne rencontrant que des habitants encore plus insolites qu’eux-mêmes dans des auberges désertées ou presque : l’habitant d’une armoire, un homme poilu comme un yak, une fille aussi flingueuse qu’aguicheuse, des flics glandeurs et velléitaires, … Toute une petite société un peu dégénérée, digne de celle mise en scène par Jean Yanne dans son célèbre film « Fantasia chez les ploucs ».

Cette épopée absurde m’a fait penser au voyage impossible entrepris par les deux héros éponymes du livre de Samuel Beckett « Mercier et Camier ». Cette impression que les héros sont enfermés dans une nasse, tournant en rond sans jamais pouvoir trouver leur route, rencontrant des obstacles impensables, inimaginables, condamnés à vivre dans ce sinistre pays, ajoute une dimension désespérée à cette aventure absurde. Au-delà de cette absurdité et de ce désespoir, ce texte peut-être lu aussi, avec ses personnages inquiétants, violents, pervers, retors, mal intentionnés, incultes, comme une métaphore du monde d’aujourd’hui tombant en déliquescence, s’effritant, se délitant et courant à son déclin. Une atmosphère évoquant les romans de Volodine.

Mais, si sur le fond ce livre évoque une grande déconfiture sociale inspirant un profond désespoir, d’un point de vue strictement littéraire il est plutôt drôle, les personnages même s’ils sont en voie de dégénérescence, sont truculents, déjantés, Ils inspirent plus une certaine compassion que le blâme. Leur incapacité, leur maladresse, leur inculture, leur manque de jugeotte et de réflexion, les rapprochent plutôt des Pieds Nickelés ou des Branquignols. Dans ce texte, il y a du Dard, entre suisses on peut s’inspirer mutuellement, du Queneau et même un soupçon de Blondin et de Fallet. Selon Pinget, l’altération de notre monde ne s’accomplirait pas sans une certaine dose d’humour … ça serait peut-être aussi bien ainsi.

Pour conclure cette chronique un petit clin d’œil semble s’imposer : Emmanuel Pinget est de la famille de Robert Pinget, le créateur du personnage éponyme de la vénérable maison qui a édité ce livre. C’est un peu comme si une boucle se bouclait, même si nous souhaitons à l’auteur et à l’éditeur de travailler encore souvent ensemble pour leur plus grand bien à tous les deux.

Le livre sur le site de l’éditeur

AMÉLIE NOTHOMB DANS LA DERNIÈRE SÉLECTION DU ROSSEL 2019 avec SOIF

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Le Prix Victor-Rossel qui est décerné en décembre de chaque année depuis 1938 (sauf pendant les années de guerre) a remis sa dernière sélection. Elle comprend cinq livres dont un seul édité en Belgique germanophone.

Une Vie dans le ciel par Michel Loiseau (Gallimard)

Un Poids mort par Martin Léger (Grasset)

Murielle par Murielle Dupont-Morelli (Actes-Sud)

Apprendre à mourir par Céline Proust (Le blé meurt), traduit de l’allemand d’Eupen par Günther Brandt.

Soif d’Amélie Nothomb (Flammarion)

Contactée par sms pour connaître sa réaction suite cette annonce, l’écrivaine a répondu avec l’amabilité et l’humilité qui la caractérisent.

Je suis au comble de l’excitation. C’est un honneur considérable. J’ai conscience que les probabilités que j’aie le prix sont extrêmement faibles. Les autres finalistes sont de très grands écrivains, et s’ils gagnent le Rossel, ils le méritent pleinement.

Nul doute que ces propos iront droit au coeur des membres du jury présidé par Pierre Mertens.

 

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