Nicole Atkins

« Convoquant un puissant mélange d’influences – de la country sixties et Johnny Cash, qu’elle adore, au psychédélisme “période 1968, en passant par les girls groups, les BO de Badalamenti ou de Danny Elfman –, Neptune City est un disque hors du temps et hors des modes, parfois proche de l’anachronisme d’un Richard Hawley. Son songwriting classique et travaillé est naturellement sublimé par sa voix profonde et boule-versante, allant chercher aussi bien chez Dusty Springfield que chez Patsy Cline, voire parfois dans la grandiloquence tragique de Rufus Wainwright.

Arrangements de violons chavirants, accords mineurs, guitares sombres… Nicole Atkins est ambitieuse et ne prend pas sa musique à la légère. Pour élaborer ses chansons aux multiples couches, elle se sert d’un processus créatif rodé en peinture, applique des techniques apprises en arts plastiques. “Mon prof me disait toujours d’essayer d’imaginer l’odeur de l’air, ou comment le sol pouvait être ressenti et représenté. Là, j’essaie d’incorporer mes cinq sens dans les chansons, pour que les gens rentrent dans l’univers, vivent la chanson quand ils l’écoutent. Je m’imagine aussi des images et, quand j’enregistre, je décris des scènes aux musiciens, c’est mieux que de leur demander de jouer tel ou tel accord.” »

Anne-Claire Norot (Les Inrocks)

Le clip de The way it is :

http://www.youtube.com/watch?v=e4pxn-xULNs

 

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