Fils (fille) d’homme (de femme) politique

Pour qui ne sait rien ou quoi faire dans la vie, et au lieu de choisir la carrière pénible d’avocat d’assises, d’assistant universitaire, de chômeur en fin de droit, de psychologue d’entreprise, d’enseignant du plein exercice ou d’ouvrier du bâtiment, l’enfant d’homme (au sens large) politique a son destin tout tracé devant lui. La vie politique, telle que relayée par les médias, nous donne de nombreux exemples accablants de ce dont ils sont capables. Les plus habiles arrivent vite à nous faire oublier leur parent mais c’est un effet de brouillage familial consubstantiel à ce cas de figure. Certains, par crainte du ridicule (on les comprend !), hésitent encore à franchir le pas. Rappelons-leur que, partout ailleurs, les examens et autres rites de passage seront de rigueur et qu’il n’y aura pas d’électeurs gogos prêts à voter, les yeux fermés, pour un nom, une allégeance au titre familial.

Le fils ou la fille d’homme politique doit faire fi de ses scrupules, il doit aller de l’avant, sans oublier l’auteur de ce bon conseil (qui, comme tout le monde, rame dans la vie de tous les jours) quand il aura remplacé son papa ou sa maman chérie en haut de l’affiche électorale.

 

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