Deux yeux

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Je me suis acheté deux yeux. Deux belles billes un peu molles. Ils m’accompagnent partout. Ils restent immobiles là où on les pose, sur un bord de bureau, sur un appui de fenêtre, sur le téléviseur… Leur regard toujours bienveillant m’est un réconfort de chaque instant. Même la nuit, sur ma table de chevet, ils restent ouverts (je n’ai pas pris l’option paupières), comme veillant sur mon sommeil. Fort de ce bel achat, je me suis mis à en offrir une paire à tous mes amis, qui désormais ne les quitte plus. Quand on se rencontre, nous plaçons tous nos yeux au même endroit, ils commencent par s’adresser des regards en coin puis on ne peut plus les séparer. Pendant ce temps-là au moins, nous pouvons nous amuser, faire les fous, déconner à pleins tubes car quelque chose me dit que, derrière ces yeux-là, il y a peut-être une entité chargée de nous observer, de relever nos mauvaises actions, de pointer nos défaillances, et Dieu sait à quelles fins. Ne riez pas, mes intuitions ne me trompent jamais.

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