Un texte résistant

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Tous nous avons connu des textes qui résistent à la lecture. Avec plus ou moins de force. Mais, ce jour-là, je tombai sur un texte extrêmement retors. À tel point qu’il était louable de se demander quelle était sa motivation. Pourquoi il luttait à ce point contre sa fonction première, qu’est-ce qu’il avait à prouver. J’hésitai à l’adresser auprès d’un docteur en littérature spécialisé dans ce genre de maladies textuelles Ou à l’envoyer à la Bibiopoubelle Nationale. Mais ce texte, malgré des signes évidents de rébellion, ne me fit pas capituler. Je le laissai puis revins plusieurs fois vers lui, histoire de l’amadouer, de l’habituer à ma présence, de faire tomber ses défenses. Enfin, un jour, très tard, pensant le surprendre à la faveur de la nuit, je fis une ultime tentative, elle aussi vouée à l’échec. Dans ma fureur, la feuille sur laquelle était imprimé le texte  séditieux vola par terre et, au moment où je m’apprêtais à la piétiner rageusement avant d’y mettre le feu, je vis – j’aurais dû m’en douter -, écrit en petit au verso, que l’auteur de ce texte, c’était moi.

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