Claire Diterzi / La guitare qui tue

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http://www.myspace.com/diterzi

Claire Diterzi à la Villa Medicis:

http://www.telerama.fr/musique/claire-diterzi-a-la-villa-medicis,56336.php

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Arts et résistances n°2

Sommaire

 

1  Yves Artufel : Prendre le temps

2  Anne Poiré : Nathalie Potain 1966-2009

 

Maquis et Résistances

5  Claude Vercey : Ode au président S.

7  Jean-Claude Liaudet : Mythes et légendres de la Sarkozie, l’home africanus, archétype du français moyen

11 Jean Ganzhorn : Le cocopitalisme ou cacapitalisme

12 Stéphane Beau : le livre est mort, vive le livre

16 Jean Klépal : La gauche, une illusion poétique ?

18 Alain Sagault : La politique, un réalisme illusoire : pour un retour à la morale

23 Jean-Paul Leroux : Demain la révolution ?

28 Eric Simon : De la lettre au poème, le poème de la lettre : les lettres de Rimbaud de 1871 à 1872

29 Fernando Carreira : Si hier laborieusement je vous ai enlevé le bas…

31 Xavier Dupenlou / François Pecqueur : Les aphorismes de notre temps

 

Dossiers GT 

34 Christian Garraud / Angelo Verga : En conversation

36 Angelo Verga : Eloge pour ce qui reste

 

En vrac et poésie

51 Jean-Christophe Belleveau : Eprouver

53 Hervé Péchoux : Description d’une démarche artistique

57 Patrick Joquel : Saint-Paul Trois Châteaux

60 Christian Bulting : Au revoir grand gaillard qui le jour à peine levé…

61 Stéphane Beau : Ego-graphies

64 Jean-Claude Touzeil : Parloir

66 Thomas Vinau : Lettre ouverte au sale goût dans ma bouche

68 Wallonie chronique, André Stas, petit dossier « découverte » préparé par Eric Dejaeger

71 Lou Raoul : S’enfuir / s’enfouir

73 Dominique Forget : Lampes de poche

75 Marie Monguet : Du nouveau ! Encore du nouveau ! Ça ne change pas !

77 Raphaële Bruyère : Là donc, un hêtre de 43 mètres…

81 Anaïs Escot : Ce qui compte n’est pas de compter…

84 Fabrice Marzuolo : Autoportrait d’un autre… Nous le poètes ratés

87 Salvatore Sanfilippo : A tous les contrariés…

88 Mylène Joubert : Quelque part quelqu’un est fragile

 

            En vrac et en chroniques

93 Dominique Forget : Lectures à ciel-ouvert

95 Jean Foucault : Le verbe égaliter

96 Yves Artufel : En vrac et en dentelles

 

 

Ce numéro de 100 pages est vendu 9 € (+2 € de frais de port).

L’abonnement simple pour 2 numéros est de 17 €


En savoir plus sur le blog des éditions Gros Textes:

http://grostextes.over-blog.com/

Les éditions ASTELINE

Tout sur les éditions Asteline, consacrées aux livres pour enfans, et leurs nouveautés:

Dragons oubliés de Belgique (à paraître le 1er juin)

La petite chercheuse de rêves

Jésus le petit canard

Les éditions cherchent des aides occasionnelles pour ventes et animations privées, en petits comité, à domicile, lors de festivités… (voir sur le site si vous êtes intéressé).

http://www.asteline.be/editions.html

Sur Facebook:

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Chronique de Denis Billamboz: Un bon rail de lecture d’inspiration colombienne

 

Un bon rail de lecture d’inspiration colombienne

Petit détour en Colombie pour deux lectures qui évoquent ce pays écartelé entre des militaires corrompus, des guérilleros sanguinaires et des narcotrafiquants avides et sans scrupules. Voyage au cœur de la violence la plus brutale, la plus bestiale, qui a engendré une littérature très fortement marquée par cette ambiance de terreur et d’angoisse que Fernando Vallejo a si bien illustrée. Mais pour cette fois, nous nous tournerons vers Ramon Chao qui n’est, évidemment, pas Colombien mais bien Espagnol d’origine, et qui raconte l’aventure de la Mano Negra qui a voulu faire revivre l’espace d’une grande fête un train abandonné au cœur de ce pays terrorisé par toutes les forces essayant de s’accaparer le gâteau de la drogue. Et, pour compléter ce détour au pays de la « blanche », nous accompagnerons Evelio Rosero là où pousse cette plante miraculeuse et satanique qui remplit les proches des plus cruels et des moins scrupuleux et emmène d’autres dans des paradis bien proches de l’enfer, pour découvrir comment de paisibles petits villages deviennent des lieux de martyr et finalement des déserts ou seules les armes peuvent prêcher.

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Un train de glace et de feu

Ramon Chao (1935 – ….)

Ramon Chao c’est le papa de Manu, le Manu de la Mano Negra qui connut le succès sur les scènes rock de France et d’Amérique latine au début des années quatre-vingt-dix et qui, en 1993, accompagna l’épopée de ce groupe et d’une bande de saltimbanques hirsutes, tatoués et percés au cœur de la Colombie.

A la suite de la tournée « Cargo 92 », un des membres du groupe avait remarqué « Partout je voyais des rails, mais jamais de trains… Les locomotives tournaient. Cependant, depuis 1979, aucune n’avait roulé. Des centaines de villages auparavant desservis par le train vivaient désormais reclus, rackettés à la fois par l’armée, les narcotrafiquants et la guérilla … Alors, pour qu’on parle d’autre chose que de la terreur en Colombie, j’ai imaginé ce train avec un spectacle réconciliant ces deux ennemis héréditaires que sont le feu et la glace. »

Le projet retient l’attention des autorités et des compagnies ferroviaires qui le favorisent  et essaient de le récupérer  « mais telle n’est pas l’opinion de la centaine d’allumés qu’il (le train) va transporter, Ils se foutent de savoir à qui tout cela peut bien servir. Ils sont là pour le rêve et ses incohérences. »

Et Ramon, au jour le jour, va tenir la chronique de cette folle aventure entre Bogota et Sant Marta,  sur la mer des Caraïbes, aller et retour, à travers des paysages fabuleux mais aussi au cœur des territoires contrôlés par les narcotrafiquants ou par divers mouvements de la guérilla qui tous comme l’armée régulière rançonnent le pays, avec pour seul protection leur statut d’artistes et leur indépendance politique. Mais, « quelle publicité peut se faire un mouvement de libération en tirant sur des clowns ? » Toutefois, l’aventure, mal préparée, mal organisée, éprouve fort les organismes et les esprits, mais les plus solides et les plus motivés résistent et mènent à bien ce projet fou qui rencontre un  immense succès auprès des populations écrasées par la misère et terrorisées par la violence qui règne dans ce pays depuis les guerres contre les envahisseurs, et pourtant les dieux l’ont  doté d’immenses richesses.

Cette violence que Fernando Vallejo stigmatise avec virulence dans « Nous irons tous en enfer », harasse et décime les populations qui voient dans ce spectacle, qui vient à leur rencontre, comme l’annonce de jours meilleurs que la candide Marina résume dans sa lettre d’adieu par ces tendres remerciements : «  …, merci de m’avoir donné l’impression d’être aimée … C’est vous qui faites de ce monde un univers de paix et d’amour. »

Et cette aventure eut lieu dix ans avant qu’Ingrid Betancourt ne soit enlev&eacu
te;e par l’un de ces mouvements de libération qui en fait passent leur temps à enfermer les innocents !

 

Les armées

Evelio Rosero (1958 – ….)

Tout semble pourtant bien paisible dans cette petite ville de Colombie noyée au milieu des champs de coca, Ismael, ce vieux professeur respecté, est heureux au-dessus de son échelle à cueillir ses oranges mais surtout à mater la jolie voisine qui s’exhibe toute nue dans son jardin. S’il n’a plus la vitalité, il a pourtant conservé l’envie et il ne peut s’empêcher de contempler les jolies femmes et de les imaginer soumise à leurs désirs et au sien. Et, avec la séduisante voisine, s’instaure un petit jeu, entre le voyeur et l’exhibitionniste, plein d’innocence mais cependant empreint d’un certain raffinement sexuel. « Tout en elle suggère l’intime désir que je la regarde, l’admire, comme la regardent et l’admirent les autres, … Elle a envie que des générations entières la regardent, l’admirent, la poursuivent, l’attrapent, la culbutent, la mordent, la tuent, la ressuscitent et la tuent encore. »

Et pourtant ce petit monde où les seules tensions sont celles que provoquent les hormones un peu trop agitées chez certains, bascule dans la violence, le cynisme et  l’horreur quand la guerre débarque dans la région puis dans la ville. Les tueurs car, armée et narcotrafiquants, paramilitaires et guérilla, sont tous confondus dans une seule et même troupe qui sème la mort et la peur sur son passage sans que la population sache bien faire la différence entre tous ces « hommes en armes » comme les dénomme Horacio Castellanos Moya.

Et les massacres commencent, les enlèvements avec demande de  rançon se multiplient, les exactions deviennent courantes et l’horreur est si banale qu’elle finit par faire partie de la vie de ces braves citoyens qui s’enfuient comme ceux qui ont déjà déserté les montagnes avoisinantes.  « Il y a moins de deux ans on comptait près de quatre-vingt-dix familles, mais avec l’arrivée de la guerre – narcotrafic et armée, guérilla et  paramilitaires – seize seulement sont restées. Beaucoup de familles ont été décimées, les autres ont dû partir de force et, depuis, qui sait combien de familles vivent encore là-bas. »

Et, à son tour, Otilia, la femme d’Ismael,  disparait sans laisser de traces et le vieux professeur part à sa recherche sans grand espoir de la retrouver, comme tout un pays est en quête d’une paix en laquelle il ne croit plus guère. Perdant de plus en plus ses facultés, Ismael divague dans la ville où il ne rencontre que la peur, la mort et bientôt plus rien car il est reste le seul, résistant malgré son apparente folie qui n’est peut-être après tout que la seule arme qui reste à un vieux un peu décati pour résister à sa façon et vivre encore pour attendre Otilia. « Comment puis-je rire alors que je n’ai qu’une envie ; de dormir et ne pas me réveiller ? C’est la peur, cette peur, ce pays que je préfère carrément ignorer en jouant les idiots avec moi-même pour rester vivant, ou avec l’envie apparente de rester vivant, car il est fort possible que je sois mort et bien mort, en enfer, et j’en ris. »

Tout le drame de ce pays pris entre des forces toutes aussi corrompues et cyniques, n’ayant aucun égard pour les populations qu’elles martyrisent, comme Ramon Chao en a rencontrées lors de son épopée, avec la Mano Negra,  à travers la Colombie qu’il a racontée dans le livre cité ci-dessus. Toute cette violence qui semble tellement fatale qu’elle est devenue quotidienne, banale et inéluctable de quoi rendre encore plus crédible le livre de Fernando Vallejo, « Et nous irons tous en enfer ». L’humanité mériterait sans doute une telle sanction si on la regardait à travers le seul prisme colombien tant l’inhumanité, loin, y a été poussée.

Denis Billamboz

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Les amours singulières

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         Vous aimez ?

         Oui, plusieurs fois par jour.

         C’est une maladie !

         Je me soigne.

         Comment ?

         En cachant tous les miroirs !