Chronique de Philippe Leuckx: Jean-Luc Marion philosophe sous la Coupole

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JEAN-LUC MARION PHILOSOPHE SOUS LA COUPOLE

Ce n’est pas tous les jours que la philosophie est reçue quai Conti. Il faut remonter à la réception de Michel Serres en 1990, Henri Gouhier en 1978, et avant, bien plus loin, en 1961 quand Jean Guitton fut lui-même élu, et bien avant encore, le grand Bergson, en 1914…
Ce n’est pas tous les jeudis que dieu fait qu’un évêque d’Angoulême est choisi pour présenter le récipiendaire.
La rencontre est intéressante : puisque Marion succède à Lustiger, la philosophie, la religion ont mailles à partie, enfin pour parler vite.
Marion est une fameuse pointure. Il suffit de jeter un coup d’oeil à sa biographie et à sa bibliographie pour se rendre compte qu’on a là un très grand philosophe d’aujourd’hui, reconnu partout, invité prestigieux d’universités parfois lointaines. Né en 1946, successeur d’Alquié à la Sorbonne.
L’évêque Dagens met en lumière son travail de phénoménologue de la donation. Le sujet aimant et le don sont au coeur de cette philosophie. Dieu, rappelle-t-il, est pour Marion don, pensée du don et, penser ne peut être qu’aimer pour un être qui se donne tout entier par le don. Qui ne tient ni à la puissance, ni à l’infinité. Le sujet aimant est principe suprême de connaissance.

Marion, dépassant Descartes, désigne l’essentiel besoin d’autrui pour combattre la vanité de l’ego.
En effet, reprenant la méditation cartésienne, Marion nous dit qu’on aime avant que de penser et replace la primauté de « j’aime, donc je suis ».
Dans le droit fil de l’évêque d’Hippone, Marion reprend cette sagesse heureuse de la connaissance par l’amour.
L’étant s’inquiète : « M’aime-t-on? » et de cette question métaphysique procède tout le…reste : si j’aime, je suis, si je suis, je pense, si je pense, je peux donner, si je peux donner, je hausse mon intranquille question au rang de la connaissance…

Philippe Leuckx

 

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5 commentaires sur “Chronique de Philippe Leuckx: Jean-Luc Marion philosophe sous la Coupole

  1. Oui, il existe d’autres philosophes que les très médiatisés (car faciles d’accès?) BHL ou Onfray et qui sont, eux, créateurs de concepts, suivant la définition du philosophe par Deleuze… Merci Philippe pour cet article.

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  2. Je suis un être matériel, avec des connexions neuronales, avec un cerveau, donc je pense.

    Voir la microbiologie moderne : Gerald M. EDELMAN, Biologie de la conscience, aux Editions Odile jacob, collection Sciences.

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  3. Question amicale à Philippe, que je salue cordialement :

    « J’aime, donc je suis ».
    Comment définir le « J’aime » ? Qu’est-ce qu’aimer ? selon quels critères ?

    Personnellement je pense que la position défendue ici est avant tout « métaphysique » et en dehors de la réalité « matérielle », qui reste mon option.

    Ceci dit en toute amitié, bien entendu.

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  4. Avant de lire ceci, prière de lire d’abord les deux commentaires précédents dans l’ordre.

    Eric et Philippe,

    j’ai réfléchi à la proposition : « J’aime, donc je suis ».

    Je suppose qu’il faut entendre pour « amour », l’équivalent de « agapè »

    et qu’il est question des trois vertus théologales de la Première Epître aux Corinthiens.

    Saint-Paul y parle de : la foi, l’espérance et la charité.

    Cette prémisse de l’implication n’est vraie que si le locuteur est croyant. Un athée ne possède ni la foi, ni l’espérance. On pourrait disserter (et c’est inutile)sur le sujet !

    L’article de Philippe m’a particulièrement intéressé. En toute amitié.

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