Stéphane Guillon / France Inter en burqa

Sa dernière chronique après son éviction de France Inter

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François Morel dans sa chronique (« Fini de rire ») défend Porte et Guillon

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Le temps dur

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j’ai le temps dur

pour les souvenirs de toi

qui font des trous

dans ma mémoire

 

pour contrer cela

je me suis construit

des présents inaltérables

en matériau anti futur

 

seulement parfois

quand le vent est au passé

l’air d’hier me ramène

des espèces de bonheur

 

en forme de fleurs fanées

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Au ciel!

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J’t’envoie au ciel, lui disait-il, en la bousculant. V’là, vlan, c’est fait, t’es au ciel, c’est comment ? Tu m’as jeté trop loin, imbéciel, criait-elle, je ne sais plus redescendre. Tu m’as mis la tête à l’envers, j’vois tout par-dessous. C’est bien fait pour toi, répliquait-il, t’avais qu’à rester le cul en l’air et les pieds dans la dalle. Et ne pas me dire les mots comme bleu, beau, bien qu’aucune cariatide ne m’avait jamais dits.

Ma vuvuzela

Depuis le début de la Coupe du Monde, je souffle dans ma vuvuzela et ça me fait un bien fou. Ma famille ne peut plus écouter les matches. Mon patron non plus ni mes collègues. Pas plus que mes voisins. Je sais qu’une fatwa a été lancée contre moi par mon entourage et que la curée sera épique. Ma vuvuzela sera réduite en miettes et, si après le passage à tabac dont je ferai les frais, j’ai encore l’usage de ma bouche, j’imiterai le son de la vuvuzela jusque dans les allées du ciel pour empêcher anges et démons de suivre la finale en paix.   

 

Nuage brun sur Berlin (la chronique de D. Billamboz)

 

Nuage brun sur Berlin

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un livre qui m’a profondément ému et particulièrement marqué. En effet, depuis ma plus tendre enfance, j’entends parler de cette innommable guerre qui a ravagé l’Europe au cours du siècle dernier et je n’arrive toujours pas à comprendre comment tout un peuple, apparemment civilisé, a pu être complice d’un tel massacre. Mon père a participé à cette infâme boucherie en tant que pauvre soldat sans défense, exposé à la vindicte des assaillants, et emprisonné pendant cinq ans comme de nombreux autres jeunes hommes envoyés au front pour essayer d’endiguer la vague teutonique. Il m’a raconté, raconté, et encore raconté, et j’ai essayé de comprendre ce qui c’était passé et pourquoi ce conflit à pris de telles proportions et une tournure aussi inhumaine. Beaucoup de questions que je me pose toujours sont restées sans réponse et, l’an dernier, en passant par Berlin où une exposition présentait les principaux acteurs de cette guerre, j’ai constaté, avec stupeur, que je connaissais tous les bourreaux et aucune des victimes. L’Allemagne a eu, elle aussi, ses justes mais personnes ne les évoque.

Ainsi, j’avais de multiples raisons de plonger dans cet ouvrage qui, de plus, a été publié l’année de ma naissance, juste après la fin de cette infâme guerre. Fallada ne répond pas à toutes mes questions mais il nous montre comment les petites gens ont traversé cette période et dans quelles conditions ils ont vécu sous la botte nazie où être d’un avis différent de la majorité était déjà une condamnation à mort.

 

Seul dans Berlin

Hans Fallada (1893 – 1947)

Fascinant, étouffant, époustouflant, terrifiant, bouleversant que dire en sortant de ce livre, exceptionnel témoignage de la vie des petites gens dans l’Allemagne nazie des années de guerre ? Hans Fallada (Rudolf Ditzen pour l’état civil) rédige la chronique de la vie de la petite communauté d’une cage d’escalier constituée par des Allemands moyens qui pourraient représenter la population allemande de l’époque : la commerçante juive cloîtrée chez elle dont le mari est emprisonné parce que les juifs ce sont enrichis en volant les Allemands, la famil
le nazie dirigée par un père ivrogne et fort en gueule prêt à toutes les combines pour s’enrichir, mais en fait sous l’influence du plus jeune fils qui va intégrer l’école des cadres du parti et qui domine, non seulement son père, mais ses deux frères SS et sa sœur gardienne zélée dans un camp de concentration, le salopard de service, voleur, menteur, manipulateur, délateur, toujours dans le camp du plus fort et du plus avantageux, un brave retraité, très discret mais toujours là pour jouer le rôle du juste et la brave famille Quangel qui vient de perdre son unique fils sur le front russe.  « Mère ! le Führer m’a tué mon fils. » Devant cette douleur insurmontable Anna et Otto Quangel décident de réagir et de lutter contre le régime, mais de lutter seul car personne n’est sûr, «  Ils ont peur, tellement peur…. » et ils veulent pouvoir lutter longtemps tout en connaissant l’issue de leur combat.

Alors commence un long chemin de croix qui conduira les Quangel vers leur destin final comme des milliers d’Allemands qui n’ont pas plié sous la cravache des nazis. Ceux qui sont peut-être devenus  de vrais martyrs et qui ne seront jamais reconnus comme tels, ni même comme des justes, ils resteront des anonymes dont le combat n’aura servi à  rien ou peut-être pas ?

«  – … Vous avez résisté au mal, vous et tous ceux qui sont dans cette prison. Et les autres détenus, et les dizaines de milliers des camps de concentration… Tous résistent aujourd’hui et ils résisteront demain.

         Oui et ensuite, on nous fera disparaître ! Et à quoi aura servi notre résistance ?

 

         A nous, elle aura beaucoup  servi, car nous pourrons nous sentir purs jusqu’à la mort. Et plus encore au peuple, qui sera sauvé à cause de quelques justes, comme il est écrit dans la Bible. Voyez-vous, Quangel, il aurait naturellement été cent fois préférable que nous ayons eu quelqu’un pour nous dire : « Voilà comment vous devez agir. Voilà quel est notre plan. » Mais s’il avait existé en Allemagne un homme capable de dire cela, nous n’aurions pas eu 1933. Il a donc fallu que nous agissions isolément. Mais cela ne signifie pas que nous sommes seuls et nous finirons par vaincre. Rien n’est inutile en ce monde. Et nous finirons par être les vainqueurs, car nous luttons pour le droit contre la force brutale. »

En quelques lignes Fallada a posé les problèmes essentiels qui nous restent  à résoudre après cette énorme boucherie, ce monument de bestialité, qui a mis en exergue toutes les bassesses dont l’humanité est capable et même au-delà de ce qu’on pouvait imaginer à cette époque.

         La culpabilité allemande : qui est coupable ? Jusqu’à qui s’étend cette culpabilité ?

         La rédemption : les martyrs peuvent-ils racheter les autres ?

         Le pardon : il n’est même pas évoqué tant la faute est ignoble et semble peu pardonnable !

         La vie après l’horreur : malgré une certaine morale à la fin de l’ouvrage « Cependant, nous ne voulons pas fermer ce livre sur des images funèbres : c’est à la vie qu’il est dédié, à la vie qui sans cesse triomphe de la honte et des larmes, de la misère et de la mort. » Cette vie sera pourtant bien difficile pour ce jeune, pour ces jeunes, qui devront assumer la vie des pères !

Ce témoignage est absolument exceptionnel, je ne sais comment Fallada a vécu pendant la guerre mais il a une connaissance très pointue du fonctionnement de la police, du milieu carcéral et du comportement des Allemands qui vivent quotidiennement la trouille au ventre. Il a certes fréquenté les prisons mais c’était avant 1933. La finesse des mécanismes qu’il décrit est absolument hallucinante, les auteurs de polars devraient le relire régulièrement. La logique n’est jamais prise en défaut, le hasard n’intervient que parce qu’il existe et non parce qu’on a besoin de lui. La mécanique du roman est d’une perfection horlogère !

Mais ce livre n’est pas seulement un témoignage, c’est aussi un très grand roman que Fallada conduit de main (celle qui tient la plume) de maître. Au début, il nous raconte une petite histoire bien linéaire,
dans un style tout simple, presque simpliste, qui nous ennuierait vite. Mais progressivement le style s’efface, les mots disparaissent et seule l’émotion, la douleur, la révolte, l’admiration, la compassion, l’incrédulité restent sur les pages et quand on arrive au dénouement le livre est devenu véritablement charnel tant on le sent dans la main comme un membre qui vit encore et dont il falloir se séparer pour rester seul avec les questions qu’il nous pose en ayant le sentiment d’avoir tutoyé les saints.

J’ai été très long, trop ? Je ne sais ! Ce livre touche à mon enfance et à l’histoire inscrite dans la chaire des parents de ceux ma génération et depuis que je suis en âge de comprendre les choses, j’essaie de pénétrer cette histoire. Matin Walser (Une source vive) a déposé sa plume là ou Fallada l’a trempée dans l’encre et Ernst Wiechert (Missa sine domine) la reprise pour nous demander de pardonner mais Hans Lebert (La peau du loup) a fait revivre les démons qui ont hanté cette période de l’histoire et qui ne sont pas tous mort.

Denis Billamboz

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L’appel du 18 juin typographié

« C’est dans le cadre d’un projet multimédia pour son Master de l’Université de Rennes que Richard Simon a réalisé cette mise en scène en typographie animée de l’appel du 22 juin 1940 du Général de Gaulle. Appel qui, au contraire de celui du 18 juin, a bien été archivé.

Emu par ce texte, Richard Simon a tout d’abord «travaillé sur papier afin de réfléchir sur chaque mot de ce discours, et voir comment [il] pourrait les organiser dans l’espace, afin d’en faire ressortir toute sa force, et surtout avec le soucis de ne dénaturer en aucun le propos». Des heures de boulot sur le logiciel After Affects, et voilà le résultat pour une commémoration tout sauf plombante. » Source: Libé.fr

 

Des 18 juin à la pelle! (sur le blog de Pierre Assouline)

http://passouline.blog.lemonde.fr/2010/06/18/des-18-juin-a-la-pelle/#comments

Que reste-t-il de De Gaulle en 2010? (sur LesInrocks.com):

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/46086/date/2010-06-20/article/de-gaulle-bouffe/