Le dictateur & le philosophe

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Samedi soir, j’ai adopté un dictateur. Il était tout piteux sans son pays, son armée, ses affidés. Evidemment, après quelques heures, il n’y en avait que pour lui, il me menait à la baguette, me voulait à sa botte, dormait seul dans mon lit. Dimanche matin, un philosophe de quartier qui oeuvrait sur le marché matinal a attiré l’attention d’une troupe de va-t-en-guerre sur mon état, à la solde du dictateur. Munis d’épées en plastique dur, de pétards pirates et d’une lance à incendie, ils ont pris possession de mon logement, mettant tout à sac et faisant fuir le pauvre despote qui a dû migrer dans une ville voisine. Depuis, ils occupent mon appart’ et impossible de les faire déguerpir tant ils sont investis de leurs bons droits. Le philosophe, qui était à la rue, les a rejoint après les échauffourées et squatte maintenant mon bureau et mon pc où, en dépit de mes protestations répétées, il défend d’autres nobles causes.