Carton rouge

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images?q=tbn:ANd9GcS3TxpF8KV6wFObeBXwD5XeSbtKWDmwhBmcpXFmqxXAkW6UVRAwVQSamedi soir, je regardais la Coupe d’Europe des clubs champions avec mon fils cadet en visite chez moi (auquel j’avais payé le billet d’avion) quand, à la mi-temps, sa mère (qui avait sur le même vol voyagé dans la soute à bagages) déboula en m’apostrophant dans un dialecte chinois, au motif que je lui devais plusieurs millions de yuans, invoquant rageusement Mao ou Hu Jintao. Elle fit valser nos chips, au ketchup, renversa nos cocas zéro et emporta notre fils avant qu’on ait eu le temps de faire vraiment  connaissance. Je me fis un thé vert, don filial, et l’informai par un texto de la victoire du Barça. Puis ma fille est venue pour qu’on regarde ensemble On n’est pas couché (elle aime haïr Zemmour). Je lui demandai si sa mère ne risquait pas de débarquer. Il n’y a pas de danger, me dit-elle, maman est à Cuba chez ses parents. En fin de soirée, je me connectai avec mon aîné à Moscou qui me présenta par webcam son petit dernier. Dans le courant de la conversation, je me souviens qu’il me demanda dans un français approximatif  comment diable j’avais pu être communiste.

 

Ecrits d’aujourd’hui, par Denis Billamboz

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Ecrits d’aujourd’hui

Nos pérégrinations à travers les littératures du monde, si enrichissantes qu’elles soient,  ne doivent pas pour autant nous détourner des productions littéraires de la jeune édition française qui propose régulièrement des œuvres novatrices dignes, elles aussi, d’un grand intérêt et nous effectuerons donc périodiquement quelques incursions dans cette littérature. Ainsi, cette quinzaine, nous consacrerons notre publication à un jeune écrivain, Didier Da Silva, presque encore un débutant, qui a connu un beau succès avec ce livre proposé ci-dessous, et à Eric Chevillard dont le talent est désormais largement confirmé et reconnu.

 

 

51QdFOjY0NL._SL500_AA300_.jpgTreize mille jours moins un

Didier Da Silva (1973 – ….)

« L’infini mis à part, le monde est trop grand pour Sam ; trop plein de choses et d’êtres et trop divers… ». En se promenant dans sa ville, Marseille, qu’il aime mais qui le dégoûte, Sam butte sur les choses et les êtres et a du mal de se rencontrer lui-même. Il regarde tous ces petits objets sans importance qui constituent sa vie, son univers dans lequel il a du mal à trouver sa place, c’est du moins l’impression que j’ai eu en lisant ce petit récit en forme d’épure où seul le nécessaire figure et même, dans certains cas, est mis entre parenthèses.

Ce récit d’une journée de Sam, n’importe laquelle, une au hasard, montre un univers vide ou presque, sans relief, sans autre, avec seulement un chat et un piano pour meubler cette journée. Un piano qui lui sert de thérapie mais dont il voudrait tirer des sons parfaits, perfectionniste comme un Arturo Benedetti Michelangeli, mais bizarrement ce n’est pas la musique classique qu’il joue que j’ai entendue mais ces notes suspendues dans le vide que le Monk, Thelonious Monk, sait si bien distiller dans son jazz.

Sam a des difficultés avec sa conscience d’exister, « … il lui faudra – séance tenante – s’isoler, écouter le bruit de son souffle et se souvenir qui il est, ce qu’il est censé faire là. Là, sur terre. » La balade est donc, pour Sam, un  moyen de se sentir vivre et d’éprouver la sensation de son corps, il arpente Marseille, de la mer à la Bonne Mère, comme un Nizon flânant dans Rome pour en sortir son Canto mais comme un Canto en creux où seules les choses laides et sales seraient décrites. Et, là où les critiques ont vu de la paix et du vide, moi j’ai senti une très forte tension intérieure qui n’est jamais exprimée mais qui bouillonne entre les lignes  « … il se croit formaté pour capter les ondes négatives, celles qui rampent, stagnent, louvoient entre les êtres. » Et, à ce moment, j’ai pensé à la rage de Baudelaire dans « Le spleen de Paris », mais il faudrait que je relise cet ouvrage pour pouvoir trouver des convergences réelles.

En un jour, en quelques lignes, le monde Sam, la vie de Sam, notre monde, notre vie, une vie de solitude dans un monde sale, dépravé, dégénéré ! Mais peut-être un livre trop bien écrit pour exprimer la vacuité de la vie et la corruption de la matière. « Ca ne voulait rien dire et c’était reposant, de ne rien vouloir dire, de vouloir rien dire et dire rien. » Et, si le livre et la vie se résumaient dans cette phrase ?

 

 

41bLe%2BUZ2LL._SL500_AA300_.jpgOreille rouge

Eric Chevillard (1964 – ….)

« Il est Français comme le Sioux maquillé est Sioux » et pourtant,  on l’invite en résidence d’écriture au Mali. « Il pense tout de suite aux grands animaux de la savane » et à tous les lieux communs  et autres poncifs qui servent à décrire ce continent. Et, il est très fier de faire savoir qu’il va en Afrique et qu’il y rédigera un grand ouvrage qui fera date dans l’histoire du continent. Mais l’Afrique n’est  pas, ou plus, celle des livres, les hippopotames sont invisibles mais les moustiques sont bien présents et très actifs. « L’Afrique tient avec trois bouts de ficelle dont un élastique, et dix points de soudure », l’Afrique part à la dérive victime de la dégradation de son milieu naturel, de la situation sanitaire affectée par l’introduction de médicaments frelatés, de la corruption, des abus des divers pouvoirs, etc… 

Dans ce petit livre, Chevillard met en scène un Français moyen un peu « beauf » qui pourrait être colon, missionnaire ou coopérant peu importe, et qui croit encore que l’Afrique est le continent de l’aventure avec ses espaces et ses animaux majestueux mais l’Afrique n’est plus que la poubelle des riches. La parabole des moustiques et des hippopotames montre bien que les êtres nobles et emblématiques ne sont plus là mais que ceux qui sucent le sang du peuple sont de plus en plus actifs. « L’or de l’Afrique est dans le rocher ou dans les alluvions de la rivière. Le retard technologique est tel qu’on ne sait pas encore l’extraire des poches. »

Chevillard a le regard acéré et la formule percutante mais sa plume me semble trop académique, trop policée, ça sent trop l’atelier d’écriture, chaque mot est pesé, chaque phrase est ciselée. L’Afrique y perd sa réalité, son  exubérance et même son immense misère. Chevillard a apaisé les vents de l’épopée, dompté le rythme des tamtams, canalisé l’énergie des danseurs. Et, malgré sa causticité et son ironie, il n’aura jamais la malice ni la débrouillardise du « coiffeur de Kouta » de Diabaté, ni la ruse et  la roublardise de l‘étrange Wrangin d’Hampâté Bâ et, même si son écriture est très étudiée et très recherchée, son Oreille rouge n’aura jamais le charme ni la séduction des « Jambes d’Alice » que Nimrod fait gambader au Tchad, là bas vers l’Est…

Denis Billamboz

 

 

 

Les MOTS pelés (VIII)

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Ping-pong verbal : d’un mot à l’autre, changer de sens.

* * *

Quand un poème se couche dans le lit d’une musique, c’est pour rêver d’une chanson.

  * * *

  J’essaie d’arrêter la lecture: je ne lis plus qu’un livre par jour. 

                                                * * *

 Ta peau me plaît parce qu’elle n’est pas page.

* * *

 Une phrase de prose, un vers de poésie s’aimaient d’amour tendre. Mais comment s’y prendre…

Par les nuits tièdes, et autres textes, par Philippe Leuckx

Par les nuits tièdes

Par les nuits tièdes, l’enfant resquille le vent et le lait des arbres. Il fait venir à lui, sur le balcon, les astres et s’entretient avec le ciel. Son chant respire les étoiles. Il est sans espace, à la mesure des rêves. Il ressemble au poète. Sans doute a-t-il moins de chaînes. Il hume la lumière et repousse le noir.

 

Sur la colline sèche

Du balcon à la colline, un surplomb d’été. Il va falloir grimper soleil. Et graver dans le bleu ces mots qui frétillent dans les herbes courtes – pierre, vipère, repaire de rapace. Le regard évince le moindre faux pas. La main caresse une chaleur sourde. Toute l’enfance s’assèche dans les bruits émiettés.Parfois la grâce libre d’un oiseau signe l’espace ouvert. L’été couve, intact.

 

Les talus

La frontière toute proche. Les talus, avec leurs cargaisons de flèches. L’enfance est un arc tendu. Parfois, elle nous revient , fraudeuse, frondeuse. On a dans les poches des bouts d’herbes sèches. Et l’odeur des poussières au fond des yeux. De quels chemins profonds ne reviendrais-tu pas? De quelle salive de conquête?

Elle est là. Si loin convoitée. Si sûre. Presque réelle. Là, à la margelle du temps, là où les yeux mouillent comme barques au port.

 

Philippe Leuckx

(inédits)

À lire aussi:

http://boriseloi.be/revue-re-mue/doigt/page-5.html

 

Mathématiques, ma chère terreur

41UMKJ7xdgL._SL500_AA300_.jpgNous avons tous connu, peu ou prou, des blocages en mathématiques. Anne Siéty montre, que, contrairement à l’idée répandue et une certaine doxa, on fait des mathématiques avec son corps, en y incluant émotions et affects. D’autant plus que le langage mathématique use de mots polysémiques qui résonnent à l’extérieur de la discipline.: limites, identités remarquables, racines, puissances, inconnues… Sans cesse, écrit Anne Siéty, les termes mathématiques réveillent des questionnements des émotions, évoquent des images variées.

 

 

La suite sur Espèces de maths:

http://especesdemaths.skynetblogs.be/archive/2011/05/22/mathematiques-ma-chere-terreur1.html