Sophie la girafe

images?q=tbn:ANd9GcSQH7d47ntC3g8odaGPFtFqrRRTjRqdIpEP-rGcXntbFSUnVFK7Samedi soir, j’ai retrouvé mon premier amour. Qui l’eût cru ? Elle fêtait ses cinquante ans, elle passait à la télé. Que de souvenirs et de sensations ont rejailli. Le goût de sa chair caoutchouteuse, l’odeur de l’hévéa, ses yeux candides, et ces mouchetures brunes sur sa peau blanche, sur son cou élancé. Ce corps que j’avais caressé, trituré de mes petites mains, mordu, mâchouillé entre mes lèvres sans dent. Sans oublier ses couinements, ses cris d’amour transis… Sophie-la-girafe, comme je t’ai chérie ! Immédiatement, j’ai voulu faire ami avec elle sur Facebook, mais la gueuse possède des milliers de soupirants de par le monde. J’aurais dû m’en douter : je ne fus pas son seul amour. J’ai tenté de la retrouver dans le grenier de chez mes parents. Enfin, ma mère s’est résignée à m’a apprendre la terrible vérité, qu’un jour elle l’avait surprise au lit avec mon père. Puis, de jalousie, elle avait jeté mon jouet d’enfant dans le poêle à charbon. J’ai passé un week-end horrible.

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La vérité

Il m’arrive parfois de commander les services d’une professionnelle pour satisfaire un besoin impérieux de faire le vide. C’est ainsi que peu avant de prendre mon avion pour la France, je me suis précipité à l’hôtel où, après une bonne douche, l’une de ces professionnelles s’est présentée à moi dans des habits de femmes de chambre, un de mes fantasmes : les amours ancillaires. La provocation y était, la femme était belle et jouait bien son rôle de bonne effarouchée. De mon côté, je ne manquais pas d’ardeur à la soumettre. Il me fallut un certain temps pour me rendre compte de la méprise : celle-ci était réellement une femme de chambre. Profitant de mon désarroi, elle se précipita vers la porte de la chambre et s’engouffra dans les couloirs de l’hôtel. Comment pourrais-je jamais justifier cette horrible méprise ? Pris de panique, oubliant jusqu’à mon portable, je n’avais plus qu’une solution : rejoindre l’aéroport, prendre l’avion et souhaiter que le temps puisse jouer en ma faveur. La fin de l’histoire vous la connaissez. Mais qui me croira ?

Philippe BRAHY

http://www.waibe.fr/sites/philippegbrahy/index.php

DSK: « C’est peut-être un p’tit viol sympa… »

Goodbye patron, par La Parisienne Libérée

C’est peut-être un scénario classique

Simple troussage de domestique

Faut être prudent dans ces cas-là

C’est peut-être un p’tit viol sympa

C’est peut-être un p’tit viol coquin

un lutinage, un jeu taquin

J’te fume la pipe, j’te croque la pomme

Comme disait l’autre, y a pas mort d’homme

 

On avait peur de s’ennuyer

Même plus envie d’aller voter

Heureusement les Américains

Ont débarqué avant la fin

Pour une super production

Goodbye frenchie

Goodbye patron

Non ça n’est pas un exercice

Dans la chambre 2806

Défense de DSK: la gauche pas adroite

http://www.liberation.fr/politiques/06013686-defense-de-dsk-la-gauche-pas-adroite

Toutes les chansons sur images de La Parisienne libérée

http://www.laparisienneliberee.com/

 

 

Quelques lectures, par Philipe Leuckx

 

41Zgz8M7cbL._SL500_AA300_.jpgLAISSE LES HOMMES PLEURER

Eugène Durif, essentiellement dramaturge, propose ici chez Actes Sud un très beau roman sur l’univers des enfants placés. Le narrateur,  autrefois mis en pensiondans une ferme de la Creuse,  part à la recherche d’un compagnon de galère. De nombreuses années ont passé et les retrouvailles ne sont pas de tout repos. L’enfant des îles s’est mis à boire et sa raison déménage parfois. Toutefois, l’amitié reste.

Dans une langue où le réalisme sauve les moindres pépites du passé, Durif hisse le récit au niveau des grandes initiations humanistes.

C’est très sobre, émouvant et d’une documentation de première main.

 

 

41r4TQXIjCL._SL500_AA300_.jpgSQUARE DE LA COURONNE

Aux Editions Gallimard, le dernier roman de Christian Giudicelli dresse le portrait de personnages attachants dans une ville qui ressemble à Nîmes. Il y a Mamie Rose, dont s’occupe un petit-fils d’adoption, Mouflon. Il y a le fils, écrivain homosexuel. Et Noëlle, l’infirmière qui vient soigner la vieille dame. Et Tobie, son fiancé, qu’un accident vient de handicaper à vie.

Le roman tisse d’étonnantes relations entre ces divers personnages, qui s’attirent, se repoussent, s’aiment ou se déchirent. Jusqu’au cruel dénouement, à l’image de la vie, hautaine et insolente.

 

 

51Shb3SD0AL._SL500_AA300_.jpgA LA VITESSE DE LA LUMIERE

Javier Cercas (Actes Sud) relate une histoire qui lui est proche. Il est allé aux Etats-Unis comme lecteur d’université et le roman met en scène un assistant étranger, qui se noue d’amitié avec un vétéran de la guerre du Vietnam, collègue à la même université.

Ici, le registre est grave, puisqu’il consigne les lourds traumatismes que ce vétéran vit au quotidien, dans un repli qui le coupe du monde. L’ami consigne cette histoire ancienne, comme pour s’en dédouaner. Que sait-on jamais des ombres qui traversent votre vie?

L’univers de Cercas recrée ainsi une période noire de l’Amérique, où les jeunes recrues revenaient déboussolées d’une guerre infernale.

 

 

4107%2BLDgXwL._SL500_AA300_.jpgL’HOMME QUI M’AIMAIT TOUT BAS

Eric Fottorino dresse un portrait admirable de son père d’adoption (Ed. Gallimard). Celui-la l’a non seulement pris comme fils mais tout appris de la vie : le sport, l’endurance, la boxe, le vélo.

Ce père, aujourd’hui disparu, n’était pas très démonstratif et le fils retient de lui toutes les facettes d’un être de partage, ouvert à la vie, volontaire jusqu’à l’excès.

Ce récit, de toute beauté classique, restitue des émotions uniques et éprouve le lecteur dans ses recoins les plus enfouis. Et pourtant, c’est toujours en évitant le mélodrame et le pathos.

Admirable.

Philippe LEUCKX


 

Les mots pelés (VII)

 

 

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C’est une phrase mortelle, dit-on parfois. Sans savoir combien de mots ont été sacrifiés pour l’écrire.

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* * *

Avec tous les mots jetés à la corbeille on pourrait faire une longue phrases sans queue ni texte.

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À partir de quelle heure le mot nuit fait-il de l’ombre au mot jour ?

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Les mots qui fusent dans les phrases qu’on lance retombent en gouttelettres.

* * *

Hors (con)texte, je n’écris rien.

La démission

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cinder-chimpanze-nu.jpgMercredi soir, j’ai remis ma démission du FMI (Front Masculin International). J’avais chimpanzément fait l’amour avec la femme de ménage de l’immeuble et elle est allée tout rapporter à la chef de syndic qui m’a passé un de ces savons… pour avoir laissé mon slip à l’entrée des communs ainsi qu’un graffiti obscène signé Laurette O. (mais personne n’y a cru). Des plaintes ont été déposées auprès du secrétaire du CPAS qui est venu constater en personne (et en BMW). Il était accompagné de la Télé locale qui a filmé mon admonestation. Le secrétaire a trouvé Elio très seyant en Premier ministre naturiste et m’a félicité pour mes talents. Je suis néanmoins assigné à résidence, contraint à repeindre en rouge tous les murs du hall et de la cage d’escalier. Il n’y a plus de tolérance au Parti Socialiste !