MONA LISA en chansons

Barbara, 1958

Nat King Cole, 1949

Jacques Higelin, 2010 (titre de 1974)

Court extrait de 3 millions de Joconde de Gainsbourg (face B de My Lady héroïne, 1977)

http://www.starzik.com/mp3/titres/Trois_Millions_De_Joconde-7350927.html

La Joconde est con

 images?q=tbn:ANd9GcR1DVS5S-EeaGw2I3CoVzTAwvoc1dfah0A7Iw96iFbMuHb6u03PSamedi soir, je me suis épris de Mona Lisa. En faisant ma toilette – j’avais acheté un gant avec sa reproduction. Elle qui ne m’a jamais rien dit m’apparut parmi la savonnée dans toute la douceur de son sfumato. Comment avais-je été si longtemps aveugle ? Le sentiment d’un grand gâchis me gagna : j’avais déjà perdu cinquante-deux ans de ma vie. J’ai compulsé tout ce qui la concernait sur le net faute de me procurer dans la nuit les livres savons, pardon, savants, qui m’eussent permis d’aiguiser ma passion. Mais dimanche matin je prenais le Thalys pour la voir en vrai. Trois heures à l’admirer, à jalouser la foule qui la matait, espérait Dieu sait quoi d’elle. Lundi matin, fort de mon neuf béguin, j’étais heureux pour la première fois depuis longtemps de partir  au boulot. Mais dans le métro, à la station de Vinci j’ai lu un graffiti qui m’a interpellé, pour tout dire fait du chagrin puis réfléchir longtemps. LA JOCONDE EST CON. Et si c’était vrai.  

Magazine en ligne ASTELINE

Plus de chroniques de livres (roman, BD, poésie) et de sites sur:

http://www.asteline.be/magazine/

 

En cuisine avec Alain Passard + Le Viandier de Polpette (tome 1)

Auteurs : Blain, Milhaud, Neel
Editeur : Gallimard

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La musique du hasard
Auteur : Paul Auster
Editeur : Actes Sud

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Rêves Carnivores
 
Le site du photographe Marco Wiegers

Son monde photographique urbain, empreint de solitude et de visions cauchemardesques, suggérées est un peu cousin des films de David Lynch. Les images en basse définition du site ne donnent qu’un aperçu de leur étrange puissance évocatrice.

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Mattotti
 
Le site du dessinateur Lorenzo Mattotti

Mattotti est un fabuleux illustrateur (presse internationale, affiches, livres pour enfants), peintre réputé et auteur de bandes dessinées novateur (Feux, Stigmates, Le bruit du givre…) Cet artiste est à compter parmi les plus intéressants de notre temps, mais est encore peu connu du grand public. Accéder à ce lien


UN PEU DE SOLEIL SUR LES PLANCHERS de Geneviève Bergé, par Philippe Leuckx

 

51EnjKgNBgL._SL500_AA300_.jpgPeu de romans sur le thème de la maison familiale! A part l’admirable « Le lac » de Bourniquel. Geneviève Bergé s’est emparée de l’idée et en a imaginé un patchwork d’histoires simples, de quête, de déceptions, et de trouvailles.

L’auteur nous entortille dans une prose discrète, économe, terriblement précise. On sent la styliste au fait de tant d’architectures intérieures, extérieures. On la sent sensible à l’atmosphère des lieux et à la génétique des recherches : déjà les parents de son héroïne Martha embarquaient leurs enfants dans le sillage d’une maison à acquérir.

Martha et François ont deux enfants, des amis, des envies. Et un beau jour, le tourbillon commence : il s’agit d’acheter une maison qui convienne, qui soit le refuge de l’art pictural de Martha, qui soit unique.

De longues quêtes sont utiles comme dans tout récit mythique : on ne découvre l’objet chéri qu’au terme de longues visites ennuyeuses et forcément décevantes. Plus il faut chercher, plus il faut s’éloigner du centre et, là, quitter la ville prend des allures de découverte d’un monde inconnu ou méconnu, la campagne.

Habilement structuré, mis en abyme, le roman déroule ses charmes comme la vigne vierge peut recouvrir une façade ancienne et lui donner une forme de patine et de nouvel intérêt. Geneviève Bergé radiographie non seulement des lieux mais encore une époque, avec ses tics, avec ses points d’ancrage, avec ses codes architecturaux. La maison, c’est bien plus qu’une demeure, c’est un monde et ses symboles. L’auteur belge réinvestit ce lieu, souvent négligé : une maison peut se raconter, se vivre, en couleurs, en mouvements de lumière, et faire rêver.

Un jardin caché, une écurie tout au fond, une belle rampe, et l’imagination n’a plus qu’à laisser faire.

La poésie ainsi traverse de part en part ces histoires de nid à soi, par l’entremise de décors et d’images, de sensations, de comparses (les amis, la soeur, les voisins). Elle prélève au réel ses pépites et nous les donne à lire.

C’est enfin une méditation sur la mémoire des lieux, en chacun de nous. Quelles sont les demeures conservées par la mémoire? Quelles empreintes à nous laissées? Se souvient-on encore de cette ligne « 160 »? Le temps et ses subtiles interrogations.

Geneviève Bergé a écrit un beau roman, grave et léger tout à la fois, comme ce soleil peint dans une chambre pour en masquer les traces. Et là, la comparaison avec Bourniquel s’impose : le talent et l’originalité sont au rendez-vous romanesque.

A (re)lire toutes affaires cessantes.

Philippe LEUCKX

« Paysages Industriels » de Katia ANDINA-KERMAIRE

195726_208986042472689_220461_n.jpgLe visiteur découvrira principalement les forges et les ateliers sidérurgiques de la Providence, les cheminées de Thy-Marcinelle, au travers une série de dessins.

Katia ANDINA-KERMAIRE rend ici un bel hommage au Pays noir.

14/06/11 >>> 08/07/11
Université du Travail – ATRIUM – 1, Boulevard Roullier 6000 CHARLEROI.
[Bâtiment de la bibliothèque Langlois – entrée rue Lebeau]

Infos: Sophie VINCENT 071/64.10.61 – sophie.vincent@hainaut.be

Vernissage ce vendredi 17 juin de 19h à 22h


Les MOTS pelés (X)

Épeler le mot épeler, peler le mot peler.

* * *

Il ya des écrivains tellement narcissiques qu’ils écrivent sur le miroir même.

* * *

 Je me porte toujours à la fenêtre d’un livre pour voir à l’horizon de ma vie.

* * *

 Les vers d’opéra vont à dos de livret.

* * *

 Tous les écrits n’ont pas le même poids. Aux rayons des libraires, les poids-plumes partent en premier.

Les écrits s’en vont

Le satin des pages qu’on tourne dans les livres moule une femme si belle
Que lorsqu’on ne lit pas on contemple cette femme avec tristesse
Sans oser lui parler sans oser lui dire qu’elle est si belle
Que ce qu’on va savoir n’a pas de prix
Cette femme passe imperceptiblement dans un bruit de fleurs
Parfois elle se retourne dans les saisons imprimées
Et demande l’heure ou bien encore elle fait mine de regarder les bijoux bien en face
Comme les créatures réèlles ne font pas
Et le monde se meurt une rupture se produit dans les anneaux d’air
Un accroc à l’endroit du coeur
Les journaux du matin apportent des chanteuses dont la voix a la couleur du sable sur des rivages tendres et  dangereux
Et parfois ceux du soir livrent passage à de toutes jeunes filles qui mènent des bêtes enchaînées
Mais le plus beau c’est dans l’intervalle de certaines lettres
Où des mains plus blanches que la corne des étoiles à midi
Ravagent un nid d’hirondelles blanches
Pour qu’il pleuve toujours
Si bas si bas que les ailes ne s’en peuvent plus mêler
Des mains d’où l’on remonte à des bras si légers que la vapeur des prés dans ses gracieux entrelacs au-dessus des étangs est leur imparfait miroir
Des bras qui ne s’articulent à rien d’autre qu’au danger exceptionnel d’un corps fait pour l’amour
Dont le ventre appelle les soupirs détachés des buissons pleins de voiles
Et qui n’a de terrestre que l’immense vérité glacée des traîneaux de regards sur l’étendue toute blanche
De ce que je ne reverrai plus
A cause d’un bandeau merveilleux
Qui est le mien dans le colin-maillard des blessures

André BRETON, 1932 (in Le revolver à cheveux blanc)

LYRISME COSMIQUE on tv

Salvatore Gucciardo se définit comme le peintre de la musique des sphères. Passionné par le cosmos, il peint des toiles mettant en scène sa vision de l’univers et de l’homme dans un style proche du dessin fantastique et de la science-fiction. Mais depuis quelques années, ce peintre figuratif se lance aussi dans un genre plus conceptuel,  le « Lyrisme cosmique ».

Voir le reportage sur Télésambre.be

http://telesambre.rtc.be/content/view/11845/166/

AfficheExpoS.Gucciardo.jpg?size=173&crop=1:1

 

L’exposition LYRISME COSMIQUE reste visible jusqu’au 30 juin 2011 à l’ESPACE WALLONIE de CHARLEROI – rue de France, 3 – du lundi au vendredi entre 8h30 et 17h.

 

Les émissions littéraires

Dans son salon, il se mettait en scène discourant à propos de livres imaginaires sur des plateaux littéraires improvisés face des photos en pied de Pierre Dumayet, Bernard Pivot, François Busnel ou Thierry Bellefroid.

Grâce à une caméra fixe, il se filmait puis retranscrivait minutieusement ses interventions.

C’était sa façon à lui de trouver l’inspiration.