Du bon usage des peintres (usagés)

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images?q=tbn:ANd9GcRSgBJnT96OsDz0333fHZnO6GAR-xjHf3aVhCqZJbv9N4PFyP27OgJ’ai trouvé un peintre (pas une peinture) aux Puces. Il ne servait plus (même à rien) et il trône (il traîne) maintenant dans mon vieux canapé face à la télé. Il se nourrit d’images animées. Parfois, il réclame un pinceau, des pigments et de l’huile, une toile fixée à un châssis et le voilà, à l’heure du journal, qui peint en 30 minutes chrono (c’est son côté sportif) le visage de Laurence Ferrari qui est la Joconde moderne, déclare-t-il. C’est dire s’il délire plus encore que Leonardo, mon coiffeur – qui fait des teintures à la Ferrari d’ailleurs. Le reste du temps, mon peintre dort. Au réveil, il me raconte sur le divan ses rêves et je prends des notes dans le but d’écrire un manuel sur le fonctionnement mental du peintre, ça intéressera les futurs historiens de l’art. Il se peut que j’aie acheté le dernier, même si ce n’est pas le meilleur (les meilleurs sont momifiés). Avant qu’il meure, j’ai le projet de tirer son portrait qui fera la couverture de mon livre. A cette fin, je prends auprès de lui quelques leçons de peinture, il se révèle un maître acceptable.