Interview Livres & vous: Véronique JANZYK

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Véronique JANZYK est journaliste. Elle est en charge de la communication  à l’Observatoire de la Santé de la Province du Hainaut. Elle a publié trois livres : Auto (éd. La chambre d’échos, 2002), La Maison (éd. Le Fram, 2008) et Trois Poètes Belges – avec Serge Delaive et Antoine Wauters (éd. du Murmure, 2010). Elle vit à Charleroi.


Premier souvenir de lecture. Le livre qui vous a donné envie d’écrire. Votre ou vos auteur(s) fétiche(s).

« Mémoire d’un âne » de la Comtesse de Ségur. C’est mon premier souvenir de lecture. Je dormais avec le livre sous mon oreiller. Une adoration pour Cadichon. Si courageux dans l’adversité.  Je crois que c’est grâce à Cadichon que je me suis mise à écrire, petite. Il avait écrit ses Mémoires, j’y suis allée de mon journal…images?q=tbn:ANd9GcSMMfkic1JvH7lfxQMV6ct_bLgL509L35GgooWlqo-U4AduDQ8ZWg

images?q=tbn:ANd9GcTeepcfspSTWCuNz_cDaXuPMsr5VV7Uh_2zRWfIXgzToC7Uc0oqDes auteurs fétiches ? Il y a bien sûr Christian Bobin. Le seul qui ait un « pouvoir lacrymal » sur moi. Certaines pages m’emportent vraiment par leur beauté. J’éprouve un vrai sentiment de gratitude. Les textes courts de « La Part manquante » me touchent énormément. Il n’y a que lui pour décrire une vache comme un ange…Un animal qu’il croise à l’occasion d’une fugue alors qu’il est enfant. Sinon, j’aime beaucoup Zweig, et intensément « La Confusion des sentiments ». Doubrovsky (celui du « Livre brisé » et de « L’Après-vivre ». J’ai découvert il n’y a pas longtemps Brigitte Giraud, une belle sensibilité. Franz Bartelt me réjouit, par sa politesse, son inconvenance, sa manière de rendre grâce à la vie, et à ses frères humains (qu’il châtie bien aussi).

 

Une trouvaille littéraire, un auteur méconnu à recommander

Je ne sais pas s’il est méconnu, mais j’ai eu la chance de rencontrer les livres de Richardimages?q=tbn:ANd9GcT_xksgVaswGooIMRO-oegujumcnXzAQ93MHNZYEnY9jP9-odKD Morgiève. « Mon petit garçon », « Sex vox dominam », deux livres aux antipodes mais qui happent.
Récemment, Vincent Delecroix, pour son « retour à bruxelles », un récit envoûtant, celui dune rencontre dans un train prolongée à bruxelles, c’est ciselé, ample, très inspiré (et nostalgique, mais avec panache). 

 


Le livre(s) que vous n’auriez jamais dû lire, que vous n’avez jamais pu lire 

Je n’en finis pas de commencer Joyce. Ce n’est pas faute d’essayer. On dit que les tentatives  accroissent les chances de succès alors je garde espoir. J’ai commencé une biographie, ça peut être une porte d’entrée.


L’écrivain que vous avez aimé, auriez aimé (écrivain disparu), ou aimeriez rencontrer.

Oh mais je les rencontre dans leurs livres, c’est le meilleur des points de rendez-vous ! 


Comment lisez-vous?  

Je lis souvent en faisant du step, du vélo à la salle de sport.images?q=tbn:ANd9GcRW5xmWMPtPrbMyc3iva5KAUGlDFrNSL__Et3Nh1HFvkd4POhI

 

Citation préférée.

« Je suis riche de ce qui me manque » de Philippe Léotard

 

Pouvez-nous raconter la genèse de l’un ou l’autre de vos livres.

« Auto » rédigé en voiture sur des post-it


En quelques lignes, votre prochain livre ou travail en cours.

Des nouvelles consacrées à des femmes. Quinze portraits. Une fan, une facebookeuse, une athlète, une démonstratrice, une passionaria des bêtes, une chasseuse…Je me suis bien amusée. Il va de soi que je les connais toutes…


Coup(s) de cœur artistique récent.

images?q=tbn:ANd9GcQZLQvxYzpqaWEChR-dDJ1wpDeTVdPCERorCwagrGovWMh1g9_mNgDeux coups de cœur simultanés, deux lectures en écho : « Les Aimants » de Jean-Marc Parisis et « Royal Romance » de François Weyergans. Ils évoquent admirablement l’un une liaison au long court, l’autre une liaison à éclipse avec chez l’un et l’autre un malaise, une forme de culpabilité ; ça donne deux très beaux portraits de femmes, de couples et d’écrivains.images?q=tbn:ANd9GcSCpCGO2Tr-sCrr7UawxVYuEWjFl8OGrU_a0UAn1hKhVZrLP0EIRg


Un conseil d’écriture à un jeune auteur ?

Con-ti-nu-er (et lire)

 

Quand je lis ou/et j’écris, je…

Me sens vivante, d’un sentiment particulier…