Permis de tuer

images?q=tbn:ANd9GcSIbEXGheKsOPknXK4a8olyDGZ0IyQKVfdWILELzDI5liDEvIEk0MtpMvkgElle m’avait dit que je pourrais la tuer quand je ne l’aimerais plus.

Mais j’hésitais entre la tuer froidement ou la laisser mourir à petit feu.

D’autant plus qu’il n’y avait plus de bois à chauffer depuis longtemps.

Alors je continuais à l’aimer pour faire durer sa vie.

Je lui offrais ce que mon cœur allait rechercher dans la poubelle des sentiments.

A force elle n’était plus dupe et faisait semblant de croire à mon histoire.

Un jour c’est elle qui me tendit la corde pour me pendre.

Comme je ne voulais pas en finir, elle m’enfonça son plus beau couteau dans le ventre.

Pendant que le sang coulait, je lui dis mon amour pour elle.

Pendant qu’elle me tuait, elle n’avait jamais été aussi désirable.

Un commentaire sur “Permis de tuer

  1. J’aime bien ce texte et son sujet reste d’actualités.
    Me rappelle un texte écrit en septembre dernier, j’avais écrit :
    Il pourrait dire
    Je l’ai tressée de mes propres mains
    La corde pour qu’elle se pende …
    C’était le dernière service qu’il lui avait rendu
    L’ultime
    Le sublime
    Celui qui transcendait toute leur vie commune
    Celui qui resterait quand les annales
    Auraient tout englouti
    Elle pour la première fois
    Lui en serait reconnaissante
    Elle sa muse effilochée
    Le fantôme de ses rêves de jeunesse.
    Saravati

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