Pascal Feyaerts

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Mes amoureuses ont parfois un visage d’encre. J’aime la grammaire compliquée de leur cœur qui se refuse à la syntaxe du futile. Et s’il m’arrive de les rencontrer, c’est que, malignes, tout comme moi elles savent que le désir est le seul sentiment qui vaille d’être écrit avec les lèvres.

(mes amoureuses, extrait de « L’amour en Lettre capitale », éd. du Coudrier)


Ses cheveux sont une estampe qu’on visite les jours de pluie. Elle se mire au vent à défaut de prétendre au soleil. On l’aime pour son grain de peau à l’arôme si sensible et ses cris qui sont si rauques quand le jouir se fait rage : plaisir ou douleur, allez savoir ?

(« L’amour en Lettre Capitale »,  Portraits à l’Encre Sympathique)


Les frontières sont là et les mots existent pour ne pas les dépasser. Un mot reste un mot. Ainsi le mot rasoir n’a jamais fait tomber aucune barbe et il est impossible de s’asseoir sur le mot chaise. Quant au mot sang, il n’est pas non plus exsangue de tout reproche. S’il ne s’était pas tant associé au mot guerre, on n’en serait pas aujourd’hui à discuter son exclusion du dictionnaire.

(Claustrophobie ou les Rues de pandémonium, Frontières, éd. de l’Acanthe)

 

Marielle Vancamp chante Pascal Feyaerts

http://pascalfeyaerts.blogspot.be/

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