BEAU ROMAN, de Denis BILLAMBOZ

Beau roman

 

Un ami m’avait prêté un beau roman, un roman romand d’un certain Rolland que je ne connaissais point, j’ai lu Ramuz mais pas ce Rolland, de Rolland je ne connais que Romain Rolland qui n’a rien d’un Romand même s’il écrit des romans. Il m’avait prévenu : ce roman vaut que ce qu’il vaut mais pas plus, c’est l’histoire d’un veau du canton de Vaud qui part par monts et par vaux à la recherche d’un bon roman romand mais qui ne trouve qu’un vieux livre de Romain Rolland. Désespéré, trouvant le sort trop vache, notre veau décida de se jeter à l’eau, et depuis tout part à vau l’eau au pays romand de ce veau.

( J’en conviens, il n’y a pas de quoi en faire un roman, surtout pas un roman bœuf, juste de quoi pleurer comme un veau devant un plat de ris de veau pas cuit).

 

riz-de-veau-0.jpg

 

Aigrefin

 

L’autre jour, j’étais chez un marchand de vins fins quand j’ai vu entrer un Noir svelte qui cherchait un vin fin pour accompagner un églefin qu’il voulait mijoter pour sa petite amie, le vendeur, un aigrefin, essayait de lui refiler un vin fin mais aigre, il ne savait pas le nègre fin connaisseur en vins fins. Aussi, n’eut-il pas l’air très fin quand le nègre, fin connaisseur en vins fins lui proposa de boire lui-même son divin vin aigre.

Moralité : quand un aigrefin veut vendre du vin aigre à un nègre fin amateur d’églefin, il faut qu’il s’assure que ce nègre fin connaisseur de vins fins ne soit.

 

(Ce texte me vint en novembre dernier, le vingt, en fin de matinée, alors que je cuisinais un églefin sans vin fin ni vin aigre mais avec un filet de vinaigre).

 

20008.jpg

Publicités

2 commentaires sur “BEAU ROMAN, de Denis BILLAMBOZ

Les commentaires sont fermés.