Pierrette PIERREQUIN publie son PREMIER APHORISME.

ecrivain.jpgPierrette Pierrequin de Pont-de-Loup publie son premier aphorisme. Nous l’avons rencontrée.

         Vous écrivez depuis longtemps ?

          J’ai toujours écrit !

         Pourquoi publier seulement à l’âge de 22 ans ?

         Je ne me sentais pas encore prête. Je voulais proposer quelque chose d’abouti au lecteur.

         Votre recueil, intitulé L’aphorisme, comporte un seul aphorisme. Que raconte-t-il ?

         L’histoire d’un couple qui s’égare dans une ville à la nuit tombée. Chacun des protagonistes rencontre une femme dont il tombe amoureux. Quand ils se retrouvent au petit matin, ils se racontent leur rencontre et se persuadent qu’ils ont rencontré la même femme. En fait, cette femme…

–    Tout ça en un aphorisme ?

          Oui.

         Vous avez mis combien de temps pour l’écrire ?

         Une minute et toute une vie.

         Vous l’avez écrit en résidence d’écriture ?

         Non, j’en avais fait la demande… Mais elle m’a été refusée. Au profit d’un candidat haïjin qui voulait écrire son premier haïku au Japon. Dommage, J’aurais tant aimé écrire mon premier aphorisme dans les pays de l’Est !

         Pourquoi l’Est ?

         C’est de là que vient le vent… 

         Je comprends.

         Alors, je l’ai écrit à Ostende. Ensor, Arno…

         Bien sûr !

         Des lectures sont prévues ?

         Oui, par Michel Riccoli à l’Intime Festival ?

         Michel Piccoli, vous voulez dire ?

         Non, Riccoli, c’est mon homme. Il est boucher mais il lit très bien. Pas de façon hachée (elle rit).

         Vous avez beaucoup d’humour.

–   On me le dit souvent. Michel est un peu voyant aussi. Il lit dans la viande de cheval. Le Poète est voyant, vous savez (elle prend un air inspiré). Oui, la viande de cheval renvoie bien l’avenir. Mieux que la viande de veau…

         Et il voit comment, votre avenir ?

         Il le voit en Viandée (elle rit, il faut l’arrêter.) C’est l’Intime festival tous les jours, nous nous aimons depuis que je suis petite.

         Vous vous êtes connus à l’école ?

–   Comment vous avez deviné. Oui, il venait livrer la viande pour la cantine. Je suis tombée amoureuse de lui au premier regard. C’est lui qui m’a fait lire mon premier aphorisme.

         De Chavée, Scutenaire, Mariën ?

         Non, de Riccoli !

         Ah, il écrit ? Il a déjà publié ?

         Oh! un petit livre il y a cinquante ans, au sortir de ses études! Je le relis souvent.

         On le trouve encore ?

         Uniquement aux Puces Électroniques.

         On va rappeler le titre de votre ouvrage et le nom de la maison d’édition.

         Oui, L’aphorisme aux éditions de L’aphorisme, c’est facile à retenir (elle rit).

         Un ouvrage de Pierrette Pierrequin.

         Un  pseudo, en fait. Je m’appelle Doriane Dostoïevski. Mais c’est trop difficile à retenir. 

 Un ouvrage à lire de toute urgence, entre deux pages d’un des longs romans de la rentrée.