AU BPS 22 DE CHARLEROI, des ateliers ludiques emploient des pandas et des SDF

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Pour sa réouverture, le BPS 2 2.0, en partenariat avec le parc Pairi Daiza, propose des ateliers ludiques, des animations à destination des enfants.  

 

Ainsi le week-end prochain, des SDF made in Charleroi et des pandas en peluche de Chine seront disséminés dans le musée et les alentours.

L’ULB qui vient de s’installer sur le site s’associe à l’événement en acceptant de dissimuler parmi ses nouveaux étudiants ours en peluche et Sans logis.

Le visiteur de moins de 22 ans pourra, grâce au Cornet de l’Arpenteur, trouver des frites indicatives lui permettant de dénicher les objets cachés. Par SDF (ou réfugié ou rom) trouvé, il gagnera une après-midi au parc Maximilien débarrassé de ses encombrantes tentes; par panda trouvé, une entrée au célèbre domaine de Brugelette.

Ce jeu de piste artistique s’inscrit dans le cadre des célébrations culturelles automnales et automatiques d’Une vie au Musée.

 

Prochains week-ends d’animation

Dimanche 11 octobre 2015 à 14 h: envol d’oeuvres d’art depuis la place du Ballon à Jumet. Les artistes locaux pourront apporter leurs oeuvres correctement emballées ainsi que cinquante ballons dûment gonflés. 

Dimanche 18 octobre 2015 à 14 H 14 aura lieu la Minute poétique. Pendant ce temps restreint, tous les Carolos, sans distinction de race, de taille (de cheveux et de moustache), de parti (le PTB d’origine castriste comme le MR qui voit l’air.be en bleu ) ou de bête (l’éléphant du PS comme la vache de Benoît Lutgen) seront déclarés poètes et pourront crier leur amour-haine du poème à la grande joie des enfants. Après quoi, ils redeviendront romanciers comme tout le monde…

Dimanche 25 octobre 2015 au matin, les oeuvres permanentes seront disséminées sur les étals des divers exposants du marché dominical.

Dimanche 1er novembre 2015: enterrement de l’Art belge contemporain en grandes pompes funèbres.

Pierre Desagre lira l’oraison et rendra un hommage vibrant quoique bref aux disparus. Ceux qui auront choisi l’incinération seront brûlés en place publique; quant aux autres, ils seront inhumés dans les caves de l’Athénée Vauban.

Evidemment, pendant tout le mois d’octobre, des ateliers de crémation à l’usage des jeunes incendiaires de la région seront organisés dans l’espace flambant neuf du musée pour préparer le Grand Feu. 

 

 

 

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SAU(VE)TEUR PROFESSIONNEL

geoide10.jpgJe suis sauteur professionnel. Affilié depuis ma naissance par mes parents athées à la ligue religieuse de l’environnement, j’ai réussi après mon TFE raté sur le peu d’influence des grands ingénieurs nucléarisés sur les décisions en matière de politique éolienne à décrocher cet emploi précaire de sauteur professionnel qui ne nécessite a priori aucune autre qualification que des cuisses fortes et une capacité de méditation à s’extraire de toute situation intellectuelle un peu complexe et qui me valut régulièrement, lors de mes brèves études, les félicitations de mes professeurs aux compétences créatives invraisemblables (de mon modeste point de vue).

Mon boulot, vous l’aurez compris, est simple mais hautement nécessaire à la trépidation du monde. Je saute, modérément en basse journée, en force vers midi sous un soleil artificiel de dix-millième génération (ça élimine des calories et le mauvais cholestérol), puis de plus en plus irrégulièrement jusque seize heures trente, moment où je rejoins ma casemate en polyéthylène expansé très résilient et à prix Cyrulnik.

Je fais œuvre utile : en sautant, je sauve la planète. Partout sur les réseaux sociaux, je pousse les gens à sauter, bénévolement et selon leurs moyens, pour sauver la Teterre (comme on l’appelle affectueusement). Mes patrons apprécient, ils savent qu’à terme il y aura tellement de bénévoles (qui  n’ont plus que ça à faire pour se dégourdir les pieds) qu’ils cesseront de nous employer.

Il se confirme que cette opération, produite sur la planète par des salariés sous-payés au nombre de cinq cent millions, tient le Globe en forme vaguement sphérique, consciente et en éveil, sinon elle serait déjà plongée dans un coma profond et irréversible. Là, par force d’inertie, je saute encore par intermittences jusque dix-neuf ou vingt heures mais après trois litres d’apéritif maison, je m’effondre après chaque bond. L’animal avec lequel je partage, sur ordre des autorités environnementales, ma bouche, ma couche et parfois ma douche, un petit taureau de sang royal consterné par le manque de reconnaissance de la caste défroquée des toreros castrés du génocide de ses lointains ascendants se plaint de plus en plus (ah! le bruit lancinant et, pour tout dire, addictif, de la plainte mondiale!) de mes nombreux soubresauts durant nos nuits plus sveltes que vos genoux.

Quand je rêve encore, c’est de plongées dans les fonds marins occupés par des restes d’humains maintenus en survie artificielle par tout un système de tuyauterie qui coûte bonbonne (de gaz) à la collectivité. On dit pour les condamner  à leur triste sort et sans doute les culpabiliser (c’est une hypothèse que j’avance) que leurs ancêtres mécréants n’ont pas assez martelé la Teterre quand elle remuait encore la queue. Ils n’ont pas pris la mesure de la catastrophe à venir. Je rêve pour tout dire de m’envoyer en eaux profondes avec un de ces humanoïdes dont j’aime bien, à vrai dire, les images qui passent de temps à autre sur nos écrans de contrôle à titre de refouloir comme les poissons de petit format dans les antiques aquariums. 

LE CRI SELECTIF

image_365.jpgLes centres de rééducation de cette dictature modèle pratiquent depuis longtemps et dès le plus jeune âge le cri sélectif. A l’école fondamentale, les enfants torturés apprennent à crier dans les bons registres.  Pas question de gémir de douleur dans un ton non répertorié. On ne crie pas au-dessus de sa tonalité. Rien de pire qu’un cri qui part en vrille, s’étouffe dans son élan.

De plus, le braillement intempestif, les pleurs de protestation pour les tortures de pure convenance ont tendance à irriter le bourreau et par le mettre en colère. Qu’est-ce que cela sera quand,à l’adolescence, on vous brûlera la plante des pieds ou qu’on vous arrachera les ongles pour ne pas parler des sévices de l’âge adulte!

Il ne s’agit pas non plus d’utiliser à mauvais escient le hurlement d’horreur genre film catastrophe mais à le reserver pour la dernière heure, l’ultime outrage, celui qui vous fera martyr, celui dont rêvent tous les citoyens bien éduqués de cette tyrannie au-dessus de tout soupçon d’humanité, de pleurs de compassion, de souci de pétition. On ne sait jamais de quel cri on aura besoin demain ! Et ce serait dommage de gaspiller l’outil, d’entamer l’organe. On apprend aux enfants à travailler son cri d’horreur, il doit venir des tripes, du cœur, du plus profond de l’inconscient, c’est notre ultime richesse, celle qu’on versera en offrande au grand bourreau lors de notre dernier souffle.

Mais tout cela n’est rien en comparaison avec ce que les démocraties bien pensantes font subir à leur progéniture dès la petite enfance : le TRI SELECTIF DE LEURS DÉCHETS.

NOOOOON !

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Collage de Bernard Pras, d’après Le cri de Munch

PAS SÉRIEUX de Denis BILLAMBOZ

APHORISMES 

 

Pour son joyaux anniversaire

Il lui offrit un diamant

 

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Elle l’invita pour la forme

Il accepta pour ses formes

 

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Les bas c’est plus raffiné que les collants

C’est évident

Ca bas de soie

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Son commerce se développant

Il transféra son affaire

Dans le quartier de La Défonce

 

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J’ai assisté à un grand match de « Voilà Ball »

Les deux intervenants se sont livrés une belle joute

Ils s’adressaient des balles de « voilà » en rafale

Devant un tel déferlement, le jury déclara le match nul

Voilà !

 

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A la cour du Prince

Un jeune troubadour

Confondit un haut de page

Avec un rot de page

Son lai en fut gâché

Comme lait caillé

 

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Belles et putes : diaboliques !

 

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Pour les séduire

Il prescrit du fer aux nonnes

 

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Ses jours étant comptés

Il régla la taxe de ses jours

 

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La main de ma sœur

Est aussi efficace

Que la main de masseur

Pour soulager les crampes

 

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Elle était vraiment peu sexy

C’était miction impossible

 

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Devant la statue d’une Vierge allaitante

Une vierge et ses tantes

Glissent un cierge en la fente

 

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Il y avait ball trap au village

L’orchestre pétaradait

 

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Vingt cons, vingt culs

Convaincus

Que le vin cuit

A vaincu les morpions

Qui l’eut cru ?

 

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Il ne faut pas confondre

Branler du chef

Et

Se masturber les neurones

 

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Dans le Doubs nous avons quelques sites célèbres

Dont le Saut du Doubs

Très belle cascade

Sur la frontière suisse

Ce qui a permis à un parlementaire

Cet oiseux calembour

En parlant de l’un de nos députés

Il le surnommait :

Le Sot du Doubs (sic)

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De voyage en Irlande

Je pensais bien manger

Mais dans un pays de « Mc » et « d’O’ »

Ce n’est pas évident

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Militaire dans la trouée de Bâle

Ne craignant pas les trous de balles

Il se prenait pour Asdrubal

 

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Dans mon quartier

On peut payer en liquide

Au noir

On peut payer en poudre

En blanche

 

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Il avait attrapé une maladie pas nette

La coquelouche

 

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Elle lui avait posé un lapin assaisonné

Un lapin d’épices

 

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Il s’est cassé une dent

En croquant un piercing

Dans du lard gothique

 

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PRODUCTEURS DE MICROBE

88957_300.jpgpar Denis BILLAMBOZ

Il fallait bien que je réunisse un jour les deux fondateurs de « Microbe », la plus petite revue littéraire francophone, par la taille mais bien évidemment pas par les talents qu’elle rassemble à chaque parution. Cette chronique est une forme d’hommage à ces deux artistes qui jouent du mot comme d’autre jouent avec les cartes dans une multiplicité de jeux. C’est aussi l’occasion d’évoquer tous ceux qui se consacrent à la culture de textes courts sous toutes les formes, ceux qu’on rencontre régulièrement dans les mini pages de la mini revue fondée par Paul et Eric. Je vous propose ci-dessous deux échantillons de ce qu’ils produisent habituellement et publient pas seulement dans leur revue fétiche.

ces-palabres-qui-cachent-l-aphorisme-cover-1-.jpg?fx=r_550_550CES PALABRES QUI CACHENT L’APHORISME

Paul GUIOT (1962 – ….)

Si vous n’avez pas de houx pour fêter l’an neuf, vous pouvez toujours prendre un cactus, un « P’tits Cactus », le dernier vient juste de sortir, il est aussi piquant qu’un buisson de houx, il est de la plume de Paul Guiot grand producteur d’aphorismes dont il asperge régulièrement les pages des réseaux sociaux. Paul est un grand amoureux des mots, il les goûte, les déguste, avant de les comparer pour les assembler, les détourner, les confronter, les faire jongler. Comme il est aussi poète et musicien, il prend les mots en otage et les fait chanter sur sa guitare. L’aphorisme est son pain quotidien dont il nous livre de belles tranches, le poème étant plutôt sa brioche hebdomadaire.

Ce petit recueil commence, évidemment, par des allusions à la musique, non sans avoir laissé l’exergue à un aphorisme que j’aime particulièrement, pour moi, il évoque tellement bien la musique, la poésie, la littérature : « Enfermée dans sa bouche, une voyelle attendait impatiemment qu’on sonne ». Tout semble dit dans ces quelques mots qui racontent la genèse du langage et son envie de partir, sur une douce musique, à la conquête des esprits au risque de quelques dérapages magistraux qui font le bonheur de tous les amoureux des farces et attrapes littéraires.calm_500.jpg

Grâce à une culture encyclopédique qu’il a construite à la lecture des meilleurs : Baudelaire, Apollinaire et Verlaine, …, puis Norge, Brassens, Ferrat, Aragon et enfin Vian, Lapointe, Gainsbourg… un chemin glorieux parsemé de textes fabuleux, il peut se permettre toutes les audaces. Nourri par ces pères, Paul peut chanter, faire rimer, narguer, titiller, tourner en dérision … Il est maintenant lui aussi un maître en son art. Il aime la musique, « Ma gratitude infinie pour la gratte attitude de Jimi Hendrix », la peinture, « que serai-je sans toile ? », la littérature, évidemment, « Zazie dans le métro est une histoire sans trame » mais il n’aime pas les bondieuseries, les politiciens fauteurs de guerre « Les champs de bataille sont perclus de trous de mémoire ». Et tout un tas d’autres choses que vous découvrirez dans ce recueil de gourmandises, « J’en vois qui pansent trop », attention à l’hyperdilatation de la rate.

Paul pourrait nous laisser sur cette boutade à la fois optimiste et fataliste qui démontre toute la finesse de sa plume : « Mourir peut vous prendre toute une vie », nous ne sommes pas pressés !

grand-cru-couverture-1.jpg?fx=r_550_550GRAND CRU BIEN COTÉ

Eric DEJAEGER (1958 – ….)

« J’allume / un cigarillo / parce que chez moi / on peut encore fumer. / Je décapsule / une Chimay bleue / parce que chez moi / on peut encore boire de l’alcool. / J’ouvre un recueil de nouvelles parce que chez moi / on peut encore lire. / Il me vient une idée pour un texte / parce que chez moi / on peut encore penser. »

Voilà, le poète est installé, il peut penser, créer, et quand il voit, à la télé, « une femme à gros seins qui court le marathon », il ne pense pas, comme la majorité de la population mâle, à Pamela Anderson qui cavale sur la plage ensoleillée de Malibu, non il pense à un beau texte, une belle poésie, qu’il va offrir, à ses amis. Une poésie contemporaine, percutante, sans contrainte de forme ou de rime, libre comme il a toujours été, fraîche comme il pense rester longtemps, militante comme tous ses amis et surtout impertinente et iconoclaste comme une personne libre. Mais Eric est aussi un tendre, un sentimental, un cœur d’échalote généreux qui n’oublie jamais la part des anges, celle qui s’évapore on ne sait où … quoique ! Et toujours, en empruntant les chemins détournés de l’aphorisme, de l’allusion et de toutes les formes de bons mots, Il défend avec conviction la nature comme les droits de l’homme.AVT_Eric-Dejaeger_7384.jpeg

« Ces vieux démons

tapis au fond de toi

ne dorment pas

aussi profondément

que tu le penses »

Le blog d’Éric: ses textes courts, ses irréflexions, ses chroniques de livres…

La page Facebook de Microbe

Le site du Cactus Inébranlable: Découvrez le catalogue, les nouveautés de la rentrée…

DES LIVRES ET DES LÈVRES

tumblr_mt16b5YaAy1rbm0r8o1_1280.jpgJ’aime mieux tes lèvres

que mes livres

Jacques Prévert

 

 

Les lèvres

Il avait rêvé de lèvres douces au toucher comme jamais.

Il ne les avait pas vues mais caressées en songe. Et la sensation perdurait.

C’était il y a longtemps, peut-être dans l’enfance ou juste au sortir. Et jamais encore il n’avait découvert devant quel sourire ou béance ininaginable elles se dissimulaient.

Il continuait à chercher, à poser les doigts et ses propres lèvres sur des lèvres de rencontre.

Touchées par sa quête, les femmes aux lèvres pulpeuses lui permettaient cette façon de s’enquérir, de chercher à comprendre pour trouver.

Certaines s’attachaient à cette façon à l’aveugle de palper, de tâter, comme à la recherche d’un trésor. Et pour leur faire plaisir, pour ne pas les peiner, il recommençait l’opération autant de fois qu’on la lui réclamait. Il n’était pas avare de son temps ni de ses gestes ni de mots apaisants.
Car il s’était résigné à espérer jusqu’à la mort.

 

Les livres

Cet homme, revenu de tous les livres, ne voulait plus les voir. Comme les livres avaient été pendant longtemps ses compagnons, ils continuaient de prendre la route vers lui. A telle enseigne qu’il dut prendre des mesures draconiennes, interdire sa demeure aux postiers, l’entourer de murs épais et de grillage, engager des gardes de sécurité. Mais des livres réussissaient encore à passer, à s’introduire jusqu’à lui, et il ne pouvait résister à les toucher, à les ouvrir, à respirer leurs pages, il en lisait certains jusqu’au bout, de moins en moins certes, pour leur laisser entendre son dégoût du livre. Il refoulait les anciens livres par camions, par bennes à ordure, il exigeait qu’on les brûlât et attendait de voir leurs cendres pour être certain de ne jamais les revoir chez lui. Plus que tous, c’était ceux avec son nom sur la couverture qu’il honnissait. Loin des livres, il ne vivait pas heureux car les livres avaient causé des dommages irréparables dans sa façon de vivre et d’appréhender le monde. Il ne savait pas l’homme qu’il aurait été sans les livres et cela le minait. Il imaginait l’homme sans livres qu’il aurait été même s’il savait qu’il aurait été le même. C’est ça surtout qui le faisait souffrir, cette impossibilité du livre (comme de toute autre chose) à changer la destinée et le fond d’un misérable comme lui.

 

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UN SAUTEUR DE LIVRES

pile-livres1.jpgChaque année, cet athlète de la littérature tente de battre son record. 

Très jeune, il a commencé une engageante carrière de sauteur de livres en enjambant avec une grâce toute juvénile l’épaisseur d’une simple plaquette. Au fil de ses publications, de plus en plus fréquentes, il devait fournir des efforts allant croissant (alors que ses capacités cardiaques et musculaires faiblissaient) pour améliorer sa performance. Même en s’aidant d’une canne ou d’une perche. Il s’avançait, dépité, vers une fin de carrière morose de champion déchu, voire conspué par ses admirateurs de la première heure qui ne comprenaient pas toujours qu’à un écrivain majeur, de même qu’à un grand sportif, on ne pouvait pas demander l’impossible.