2018, NOUVELLE ANNÉE LITTÉRAIRE : NOUVELLES DE FEU

arton117866-225x300.jpgpar DENIS BILLAMBOZ

Deuxième recueil de nouvelles de Lorenzo Cecchi que je commente sur ce site et toujours la même flamme, la même envie de vivre même si ces dernières nouvelles sont plus brûlantes encore, jusqu’à consumer complètement les personnages que soit d’amour, de rage, de colère ou même de combustion physique pure et simple.

 

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Lorenzo CECCHI

Cactus inébranlable

« Allumer le feu, allumer le feu Et faire danser les diables et les dieux Allumer le feu, allumer le feu Et voir grandir la flamme dans vos yeux Allumer le feu ».

Le feu, Lorenzo, il l’allume sans retenue aucune dans ce recueil de sept nouvelles publié quelques jours seulement avant le décès de Johnny. Le feu des flammes bouté à un matelas déposé dans un couloir pour incendier tout un étage, ou à l’escalier d’un autre bâtiment pour apaiser une obsession mais il allume aussi le feu de la colère dans les tripes de gars vexés et humiliés, le feu de l’amour dans le cœur de l’amoureux transi et le feu destructeur des bombes lâchées par les terroristes. Le feu dévore ces histoires au rythme du blues et du rock n’roll qui envahit ce livre où l’on croise : Robert Johnson, Big Bill Bronzy, Elmore James, B.B. King et Bill Haley et Chuck Berry, dans un rythme infernal et brûlant.

Un éditeur véreux connait les flammes en essayant de se refaire pour retrouver un passé plus glorieux mais entaché d’une faute définitive. Obsédé par la musique endiablée des voisins du dessus un pauvre type les enflamme. Quand l’élève dépasse le maître, celui-ci se laisse gagner par le feu de la colère. Le jeune professeur est consumé par le feu de l’amour qu’il éprouve pour la fille du pochtron le plus assidu du bar. Le chat-dans-la gorge met le feu dans les larynx des hôtes qu’il n’aime pas. Maman est à Malbeek, le jour où le feu des bombes ravage tout comme elles peuvent aussi sortir du sac étrange du mystérieux voisin. Voilà sept histoires de feu, de flammes et de musique endiablée, sept aventures bousculant définitivement la vie de gens ordinaires.

J’ai retrouvé à la lecture des ces nouvelles, des impressions que j’avais déjà eues lors de la lecture des Contes espagnols de Lorenzo, j’avais alors « surtout trouvé beaucoup de vie, d’envie de vivre ». Cependant ces dernières nouvelles sont beaucoup plus sombres, leur chute est presque toujours très noire. Après cette dernière lecture, je ne pourrais pas écrire : « Un recueil à mettre sur son chevet pour lire un ou deux textes les soirs de blues ». Je dirais plutôt de réserver cette lecture pour les jours où l’on se sent fort, les jours où l’on a envie de chanter :

« Je veux la foudre et l’éclair L’odeur de poudre, le tonnerre

Je veux la fête et les rires Je veux la foule en délire ».

(texte d’une chanson de Johnny Hallyday écrit par Zazie)

 

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Le livre sur le site du Cactus Inébranbable

DIX QUESTIONS À…. LORENZO CECCHI

 

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