DES ACTIVISTES S’INTRODUISENT DE FORCE AU CERN POUR LIBÉRER DES PARTICULES

« Il faudra bien qu’un jour la partie tête
l’emporte sur la particule. »
Pierre Desproges

Des dizaines d’activistes de la cause atomique Libérez les particules se sont introduits aujourd’hui en fin de matinée au CERN, à Genève. Ils se présentent comme un collectif se reposant sur l’action directe et la désobéissance chimique.

Ils se sont dirigés vers le célèbre couloir de la mort du LCH (le Grand collisionneur de hadrons), là où il leur avait été dit que de nombreuses particules étaient soumises à des traitements dégradants. On les obligeait à se déplacer à des vitesses proches de celle de la lumière sans avoir avalé aucun rayon gamma depuis de longues secondes ni ingéré le moindre nanolitre d’eau. Beaucoup mouraient dans la collision qui s’ensuivait ou en sortaient considérablement diminués. La famille des particules n’étaient pas avertie du sort réservé à leur parent, et aucun lieu n’est affecté à leur mémoire, aucune plaque commémorative ne rend compte de leur éphémère existence.

À l’arrivée de la police, les activistes qui avaient pris en otage une équipe d’ingénieurs et un physicien nucléaire les ont heureusement libérés avant de se réfugier dans un local affecté à l’entrepôt d’isotopes radioactifs, interdit au public.

Le psychologue de la cellule d’intervention a vite identifié chez chacun des activistes le syndrome du sauveteur contre lequel aucun traitement, à ce jour, ne s’est révélé efficace.

Le syndrome du sauveteur, apparu à la fin des années 60 dans les pays occidentaux, a pris des formes diverses depuis. Ils a longtemps été circonscrit au domaine animal et végétal avec des effets somme toute bénins. Depuis peu, les malades veulent sauver des pierres de la noyade, des cerfs-volants d’une trop longue exposition au soleil, des verres de mojito infestés de pailles plastique et, même, la planète. On en trouve dans toutes les strates de la société et pratiquant tous les types de profession.

Mais, jusqu’à ce jour, les psychiatres n’avaient encore jamais observé une forme si aiguë de la maladie qui, cette fois, a été fatale aux patients puisque aucun des activistes n’a pu être sauvé.

Le monde scientifique est en émoi après cette attaque et promet de libérer des fonds pour combattre cette maladie dont on n’a pas assez pris la mesure.

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