LIVRÉS AUX GÉOGRAPHES de JACQUES VANDENSCHRICK (Cheyne Éditeur), une lecture de Philippe LEUCKX

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Philippe Leuckx

Jacques Vandenschrick, né en 1943, signe son onzième livre de poésie. Romaniste, italianiste, chroniqueur de longue date à la Revue nouvelle, critique littéraire. Il est le seul poète belge d’importance à n’avoir jamais été publié en Belgique, puisque toute l’oeuvre a été publiée chez Cheyne, et ce, depuis « Vers l’élégie obscure » en 1986.

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Prix triennal de poésie en 1998, il a également reçu d’autres prix importants : le René-Lyr, le Claude-Sernet, le Louise-Labé.

Ses titres évoquent élégie, nostalgie de la montagne, mélancolie foncière, dans le droit fil de la poésie d’un Rilke ou d’un Jaccottet.

Mais il y a chez ce Belge une densité rare d’aire poétique, un lexique particulier, un univers forcément identifiable : le gabarit de 40 poèmes pour chaque livre; les lexèmes des territoires enneigés, entre bergerie et hauts sommets; des morts proches gravées loin dans le vers. Voilà sans doute – depuis les décès de Schmitz et avant ceux de Falaise et de Kinet, notre plus grand poète, mais si longtemps méconnu à cause justement d’un ancrage éditorial qui fait fi de la Belgique.

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Jacques Vandenschrick

Dominique Boudou le disait : il suffit de le lire pour comprendre son importance (cf. Terre à ciel); il suffit de quelques vers et l’on est pris dans une gaine de mélancolie pure où le regret, la perte, le sentiment de l’autre en fuite priment sur toute autre considération. Le style, épuré, aux métaphores étonnantes de justesse, relaie cette thématique grave.

Une géographie intérieure imprime sur papier l’intense déperdition ressentie, à force de chagrin et d’empathie.

Le reste, forcément, revient à la littérature, à une littérature de première grandeur.

Des provinces prises par le froid aux hameaux secourus du regard, des « pivoines très anciennes » aux « enfuis », le regard d’une pureté exemplaire sauve du gel, de l’effroi toute présence. Il y a du Quignard ou la Sallenave des « Portes de Gubbio » dans cette écriture sans apprêts qui va sans cesse à l’essentiel.

En petits poèmes de prose, le poète belge, sans une once de discours méta-poétique (on est loin de Jacqmin ou de Hubin), sans une once de jeu sur le signifiant (Vandenschrick est totalement étranger au style de Verheggen), sans copier qui que ce soit, édifie une oeuvre qui restera : celle qui offre aussi peu de prise à la sentimentalité ou à l’esthétisme ou encore à la préciosité.

Jacques VANDENSCHRICK sur Cheyne Editeur

Jacques VANDENSCHRICK sur Terre à Ciel (page proposée par Philippe Leuckx

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