UNE DÉLÉGATION SYNDICALE PARTICIPERA AU DÉFILÉ DU 21 JUILLET

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La Défense nationale signale par un communiqué que, l’an prochain, une important délégation à pied des principales organisations syndicales du pays, chacune précédée de leur drapeau et de leur président à cheval, participera au Défilé du 21 juillet.

C’est l’occasion, signale le communiqué, de mettre en avant les forces vives du syndicalisme responsables du mieux-être de la population depuis longtemps. C’est surtout l’occasion d’entraîner les troupes à la marche, et en rangs ordonnés, pendant la trêve syndicale annuelle de six mois qui s’étend du 1er Mai au 30 septembre.

De nombreux militants, qui n’ont pas toujours les moyens durant leurs vacances à l’étranger de se payer un stage de marche nordique, trouveront à l’exact mitan de la période de repos syndical l’occasion de fouler le sol de la capitale en présence d’un nombreux public pour les applaudir.

Une très belle initiative qui permet à une partie de la population belge d’être enfin mise à l’honneur.

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VLADIMIR POUTINE AURAIT TENTÉ D’ACHETER LE SILENCE DE MIREILLE MATHIEU

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D’après le FSB, le Service fédéral de sécurité russe, Vladimir Poutine aurait tenté d’acheter le silence de la chanteuse française âgée aujourd’hui de 72 ans par le paiement de dix millions de roubles.

Non pas pour qu’elle cesse de chanter les chansons traditionnelles russe ou bien Mille colombes et d’Une femme amoureuse mais afin qu’elle ne divulgue pas à la rédaction de Closer une sextape comprenant une compil de leurs ébats. Les deux personnalités auraient entretenu une liaison entre le 22 juillet 1999 (jour de l’anniversaire de Mireille) et le 7 octobre (jour de l’anniversaire de Vladimir) de la même année, quelques mois seulement avant que Poutine n’accède à la présidence de la Fédération de Russie.

Depuis la révélation de cette nouvelle, Alexandre Bortnikov, l’intrépide directeur du FSB, s’est adjoint les services d’une équipe de goûteurs indépendants parmi les plus expérimentés de la Fédération.

2018 – LECTURES DE VACANCES : DANS LES GRANDS ESPACES AMERICAINS, une chronique de Denis Billamboz

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Denis BILLAMBOZ

En cette période de canicule, il est opportun d’entreprendre une longue excursion dans les grands espaces américains, notamment avec le Canadien Christian GUAY-POLIQUIN qui emmène les lecteurs dans un huis-clos enfoui sous les neiges glacées au milieu de nulle part. Et, pour compléter ce voyage, ils pourront suivre Emily RUSKOVICH dans les Monts Iris au cœur des Rocheuses de l’Idaho pour une histoire intimiste bien troublante. Deux romans qui peuvent inspirer de belles vacances dans les espaces désertiques de l’Amérique du nord pour ceux qui aiment la nature et la solitude.

 

LE POIDS DE LA NEIGE

Christian GUAY-POLIQUIN

Les Editions de l’Observatoire

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Avec ce roman Christian Guay-Poliquin me ramène loin en arrière dans le temps, à tous les romans d’aventure dans les grands espaces gelés du Grand Nord que j’ai lus quand j’étais enfant ou ado. J’ai retrouvé l’atmosphère écrasante, l’angoisse palpitante, les paysages ensevelis, les hommes rudes et persévérants, décrits par Louis Hémon, Jack London et tous ceux qui ont raconté les histoires de trappeurs qui me passionnaient particulièrement sans oublier tous ceux qui ont narré les expéditions dantesques dans ces zones particulièrement inhospitalières : Christoph Ramsmayr avec dans « Les effrois de la glace et les ténèbres » racontant l’expédition autrichienne dans la région du pôle nord, Andrea Barrett avec « Le voyage du Narwahl », ce navire cherchant un passage par le nord entre les océans ou d’autres explorations toutes aussi téméraires et dangereuses.

La présente histoire se déroule dans le grand nord canadien pendant une tempête de neige particulièrement abondante qui dure, dure, … jusqu’à ensevelir toute trace de vie, provoquant même une panne d’électricité générale qui paralyse les villes et les villages. C’est au début de cette tempête qu’un jeune homme revient au pays où il est victime d‘un accident de la route qui le prive de l’usage de ces jambes. Le croyant promis à une mort rapide, les habitants du village le confie à une personne déjà âgée réfugiée dans une maison abandonnée, isolée loin des autres habitations, contre la promesse de lui réserver une place dans le prochain convoi en partance pour la ville. Mais la tempête ne cesse pas, seuls une poignée d’habitants visitent les deux ermites des neiges. Commence alors un long huis clos au cours duquel les deux hommes, tour à tour, unissent leurs efforts pour lutter contre les éléments et survivre jusqu’à la fonte des neiges où se heurtent violemment ou sournoisement pour filer seul au détriment de celui qui restera sur place enseveli sous la neige.

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Christian GUAY-POLIQUIN

A travers des chapitres très courts, l’auteur peint des tableaux angoissants démontrant la dépense d’énergie, la débrouillardise, l’inventivité, la volonté de survivre des deux réfugiés ne recevant que des nouvelles désespérantes concernant l’étiolement de la vie au village et les tentatives de fuites de ceux qui en ont les moyens. C’est une lutte permanente entre la solidarité, la nécessité de s’unir pour survivre, et l’individualisme, la possibilité pour l’un des deux de s’échapper en emportant les vivres. Au début, le vieux laisserait bien le jeune avec son invalidité mais, après un longue convalescence, le jeune pourrait renverser la situation. C’est aussi un combat de tous les jours pour ne pas perdre l’espoir et toujours lutter malgré les crises de désespoir.

« Nous sommes dans le ventre de l’hiver, dans ses entrailles. Et, dans cette obscurité chaude, nous savons qu’on ne peut jamais fuir ce qui nous échoit. »

Une leçon de courage, de persévérance, de solidarité, d’entraide pour accepter la fatalité et lutter ensemble contre les éléments même si la nature est toujours plus forte que les hommes.

Le livre sur le site de l’éditeur

Le site de CHRISTIAN GUAY-POLIQUIN

 

IDAHO

Emily RUSKOVICH

Gallmeister

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Le titre de ce livre m’a immédiatement accroché ; pour moi, il évoquait les grands espaces américains qui servent souvent de cadre aux aventures écrites par ceux qu’on appelle les écrivains de l’Ecole du Montana, ou de l’Ecole de Missoula, des aventures traversées par le grand souffle épique de la plaine ou par le vent glacial des hautes montagnes inhospitalières. Je me voyais encore avec Richard Hugo, dans la seule fiction qu’il a écrite, traversant cette région en compagnie d’Al Barnes « La Tendresse » pour dénouer en Oregon une intrigue particulièrement embrouillée découverte dans le Montana.

Mais ma lecture m’a conduit sur une toute autre piste, je n’ai croisé ni Richard Hugo, ni Dorothy M Johnson, les deux principaux créateurs de cette école littéraire, j’ai plutôt eu l’impression de lire un livre d’un autre Johnson, Bryan Stanley, BS pour les inconditionnels, dans son fameux livre non relié Les Malchanceux qu’on peut lire sans s’inquiéter de l’ordre dans lequel les feuillets sont classés. Emily Ruskovich a, elle, choisi l’ordre dans lequel les chapitres sont proposés au lecteur mais elle s’est totalement affranchie de la chronologie et même du déroulement de l’intrigue qu’elle développe dans ce livre. L’histoire qu’elle raconte ressemble plutôt à un support pour un exercice de haute voltige littéraire.

Effectivement, pour moi, ce livre est avant tout un exercice littéraire, on sent bien la patte de l’universitaire rompue à la rédaction, le texte souvent remis sur le clavier de l’atelier d’écriture. Je croyais avaler la poussière tourbillonnant dans le grand souffle de la plaine, me protéger vainement du blizzard descendant des montagnes enneigées, je n’ai pu que déguster ce texte prodigieux s’affranchissant d’un maximum de contraintes pour ne garder que l’introspection des âmes, des cœurs et des tripes des personnages de ce roman. Emily Ruskovich met en scène une histoire macabre, terriblement macabre, qu’elle utilise pour faire vivre les protagonistes de ce fait divers tragique dans leur passé, dans leur présent et même dans leur futur. Le fait divers en lui-même, son déroulement, l’élucidation de sa partie restée sombre ne l’intéresse pas particulièrement ; ce qu’elle veut, c’est comprendre comment les acteurs de ce drame sont arrivés à cette situation et comment, ensuite, ils ont vécu ce qu’ils ont fait ou subi.

Par une chaude journée d’août 1995, sur le Mount Iris au nord de l’Idaho, Wade et son épouse Jenny chargent du bois sur leur pick up en prévision de l’hiver toujours glacial sur la montagne où ils vivent dans une maison perdue dans les bois avec leurs filles June et May. June joue un peu plus loin, May s’est réfugiée dans le pick up pour éviter les piqûres des taons quand Jenny fatiguée vient se reposer un instant dans le véhicule. Tout semble calme, trop peut-être, seule la chanson que May fredonne, une chanson qu’elle a apprise avec Ann la professeure de chant qui enseigne la musique à Wade et le chant à June, emplit de son la cabine du véhicule quand soudain Jenny abat la hachette qu’elle avait encore en main sur le crâne de la fillette. Geste abominable, Wade panique, June a disparu, Jenny est pétrifiée. La police arrive après, un bon moment après, et ne peut pas tout comprendre, Jenny s’accuse de tout et ne veut aucun pardon de qui que ce soit.

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Emily RUSKOVICH

À partir de ce point, Emily autopsie les survivants en ajoutant Ann, la professeure de chant et de musique qui a épousé Wade, l’accompagnant sur son chemin de douleur et dans sa maladie dégénérescente. Dans un texte que certains trouveront peut-être un peu long et un peu lent, Emily décortique chaque brindille de vie, cherchant les objets les plus menus et les plus anodins, captant les regards, sondant les humeurs, écoutant le vent, les oiseaux, les feuilles qui frissonnent, tous les moindres bruits qui troublent le calme des montagnes pour essayer de comprendre ce qui s’est passé, pourquoi ceci est advenu, ce qui va se passer et comment elle et les autres personnages de cette tragédie vont se projeter dans l’avenir qu’elle prévoit jusqu’en 2025. Tout est pour elle source d’information, même ses rêves et ses impressions, elle croit retrouver June, elle fait revivre May, elle projette Jenny dans sa vie après la détention, elle comprend l’avenir de Wade en étudiant la vie de son père.

Ce texte est magnifique même s’il est un peu long, c’est surtout la façon dont l’auteure raconte son histoire qui est enthousiasmante d’autant plus qu’elle la met en musique sur le piano qu’elle utilisait pour enseigner son art. C’est une tragédie, un opéra, un opéra dans un décor majestueux, fantastique, effrayant, La fiancée du Far West revisitée par une grande auteure.

Emily étend son récit au destin de Jenny derrière les barreaux de sa prison et dans la réclusion qu’elle s’est infligée refusant tout pardon et toute compassion. Elle est un peu le personnage symbolique de ce récit, c’est elle qui incarne le mieux ces personnages d’une extrême sensibilité, écharpés, à vif, ces personnages qui contrastent tellement avec les descendants des pionniers restés rudes, frustes, durs au mal, sans pitié, ses pionniers devenus les « rednecks », ces citoyens qui aujourd’hui pèsent si lourd dans les choix des Américains. Les enfants des cowboys des films de notre jeunesse sont peut-être impitoyables mais ils peuvent aussi avoir des cœurs et des âmes hypersensibles.

Et si je n’ai pas senti le souffle des grands espaces parcourir les plaines et les montagnes de l’Idaho, j’ai découvert à la lecture de ce livre une grande auteure douée du double talent de la virtuosité de l’écriture et d’une grande capacité à comprendre les femmes et les hommes qu’elle fait vivre dans ses histoires.

Le livre sur le site de l’éditeur

Le site d’EMILY RUSKOVICH

UNE ASSOCIATION DE LECTEURS VEUT RENDRE LES PAGES PROPRES

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Trop de mots pisse-partout, de ralentisseurs de récit, de phrases kilométriques, de relents de Nouveau roman, de miasmes de surréalisme, de crasses philosophiques, de saloperies poétiques, d’antanaclases et de relatives, d’adjectifs et de subordonnées … sur les pages des livres d’été!

Tels sont en gras les propos, un rien décousus, tenus par une association de lecteurs naturistes, ivres de soleil, de mojito et de musique, parmi lesquels des enseignants en congé, des étudiants fatigués, des techniciennes de surface en apnée, des soigneurs d’auteurs blessé à leur ego, des critiques carbonisés, des pharmaciens en sandales, des boulangers en tongs, des infirmières en string sous des médecins en bermuda, des deltaplanistes tombés du ciel au pied d’une belle grue, des jardiniers au ras des pâquerettes, des terrassiers en terrasse, des lécheurs de sel, des preneurs de poivre, des pêcheurs de poulpes, des banquiers sur le sable, des hébergeurs en vacances, des Sans papier sans carton, des avocats sans barreau, des géographes sans carte, des historiens sans histoire, des artistes sans subsides, des horlogers sans montre, des lèvres ouvertes et des yeux fermés.

Les Associations d’écrivains du littoral en ont pris bonne note et ont répondu par un communiqué que des dispositions de nettoyage seraient prises pour la rentrée prochaine afin que leurs membres produisent en masse et aussi vite que possible des livres légers et sans m(eg)ots superflus pour les vacances d’hiver.

 

PENTAGONE, HEXAGONE & TOUR DE FRANCE

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Fred & Jamy, le plus fameux duo de (vulgarisateurs) scientifiques après les Frères Bogdanoff, s’est reconstitué afin de procéder à des mesures inédites.

Ainsi, mesurant au millimètre près (ils n’ont pas poussé la précision jusqu’à mesurer au au ma/icron près), ils ont découvert, avec l’approbation du président Trump (pas si vilain bougre que cela) que le Pentagone de Washington, siège du quartier général de la Défense, n’était pas un pentagone parfait mais un hexagone, fort irrégulier, certes, mais bien un hexagone.

Déjà, les adeptes de la théorie du complot ont avancé des théories qu’il n’est pas dans les compétences de ce maigre article d’examiner ni de développer… Fred & Jamy ont ensuite procédé à des métrages des côtés de l’Hexagone français et, se basant sur la théorie des figures fractales, ils seront bientôt en mesure de délivrer leurs résultats. Mais déjà on ne peut s’empêcher de supputer (l’époque est ainsi faite)…

Et si l’Hexagone se révélait un heptagone, voire un octogone, un hexadécagone… et, de fil en aiguille eudoxien (à défaut, archimédien), un cercle, aussi peu parfait que l’on veut (sinon les arpenteurs du globe s’en seraient quand même aperçus depuis longtemps) ?

Que deviendrait la France et les Français, eux les Champions du Monde du ballon rond, s’il s’avérait qu’ils vivaient bien au sein d’un cercle (cerceau d’enfant, girouette, roue de vélo) faisant, comme chaque été, le tour de la France, figés dans une circularité qui les dépasse et les renferme sur eux-mêmes (tel le Bernard-l’ermite dans sa coquille, tel Dante dans un des cercles de l’Enfer) ?

Il n’appartient pas à ce maigre article d’examiner plus avant cette hypothèse ni d’en faire l’analyse, seulement de la formuler en des termes compréhensibles du plus grand nombre (sans cependant pousser celui-ci jusqu’à l’infini).

La France entière, et le monde qui tourne autour, sont suspendus durant cet été aux calculs de Fred & Jamy.

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LES FINALISTES du PRIX ROSSEL 2018 SERONT ACCLAMÉS au BALCON DE L’HÔTEL DE VILLE DE BRUXELLES

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Le service de presse du Prix Victor Rossel signale qu’après la remise du prochain prix, en décembre 2018, les finalistes seront reçus au siège de l’AEB par une délégation des administrateurs avant d’être accueillis au Château de Laeken par le nègre du Roi, celui qui rédige ses discours (la star des paroliers de chanson de campagne de nos politiciens).

Après quoi, ils seront conduits dans une camionnette Volkswagen de collection, conduite par Jean-Claude Vantroyen lui-même, à l’Hôtel de Ville de Bruxelles où ils seront accueillis par le nouvel échevin de la Culture (désigné après les élections du 14 octobre) et l’échevine de la Culture à vide (autrement dit notre Jack Lang au féminin), Fadila Laanan.  Toute la journée sera commentée en direct sur Auvio par Thierry Bellefroid, le journaliste littéraire embarqué de la RTBF.

Ensuite, les supporters de la littérature belge (parmi lesquels des milliers d’enseignants enthousiastes) les acclameront sur le balcon. Le lauréat du Prix Rossel s’adressera à la foule massée sur la Grand-Place et à Vincent Engel (massé par une lectrice) pour les remercier de leur présence et lire, sous les vivats du public, un extrait de l’ouvrage primé. Puis, après l’écriture d’un aphorisme dans le Livre d’or, il posera (s’il est belge) sa candidature à l’Arllfb et à une tournée d’Écrivain en classe dans les seules écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles certifiées selon la nouvelle norme régionale Littero 9001.  

Une belle initiative et une splendide journée en perspective qui marquent l’intérêt que portent la population et nos autorités aux Lettres francophones de Belgique.

LISEZ BELGE… : TUTTI CADAVERI d’ÉRIC BROGNIET, une lecture de Lucia SANTORO

Tutti Cadaveri d’Eric Brogniet fait partie de ces œuvres qui ne peuvent que résonner dans ce qu’il reste de mémoire collective. Le texte est court, dense, puissant. L’auteur y mêle le poème et le récit et cette matière en fusion est dédiée à la catastrophe minière du Bois du Cazier, survenue le 8 août 1956.

De ces 262 mineurs descendus dans les Enfers du Pays Noir, il ne reste que le souvenir de 262 personnes asphyxiées et brûlées, de 262 cadavres belges (flamands et wallons), italiens, polonais, grecs, etc.

De ces bras débarqués en gare de Charleroi « avec leur seule valise ficelée sur quelques effets personnels », de ces hommes, de ces pères de famille, de ces enfants, ont été retrouvés des habits qui « se balançaient au plafond de la salle dite des « pendus » et des photos, parfois.

« & l’on peut voir la photo de ces hommes dont les deux plus jeunes avaient 14 ans et la plupart entre vingt et trente ans dans une petite salle du Bois du Cazier que l’on a transformée en mémorial derrière le puits de descente par lequel ils se sont engouffrés par un jour clair & beau & chaud de l’été de 1956 ».

Après les horreurs de la guerre, c’était le temps de la reconstruction, des accords marchands, de la production et des petits arrangements.

En 1956, « les exploitants savent qu’elle n’en a plus pour longtemps à produire le précieux combustible ». À leurs yeux, il n’était donc plus nécessaire d’investir dans l’équipement et les procédures de sécurité, avec les conséquences que l’on connaît. Rien que du tragiquement classique. C’était avant que le grisou ne s’en mêle…

À ce jour, Eric Brogniet a publié une vingtaine de recueils de poésie et a été élu en 2010 à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Tutti Cadaveri est édité chez L’Arbre à paroles en version bilingue français-italien. Le texte a été traduit par Rio Di Maria et Cristiana Panella. La couverture est illustrée par le peintre Daniel Pelletti.

Lucia Santoro

Éric BROGNIET, Tutti Cadaveri, Editions L’Arbre à paroles, 2017

Le livre sur le site de La Maison de la Poésie d’Amay

ÉRIC BROGNIET  sur le site de l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique

Le site du BOIS DU CAZIER