JE VERBALISE – AUTOPORTRAÎTRE (en A)

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J’abandonne la mère patrie après lui avoir fait une république dans le dos

J’abaisse le pantalon Levi’s de la châtelaine

J’abats mes carpes en silence

J’abats mes tartes sur un encrémé

J’aboie à la une d’un magazine animalier

J’abolis l’escalade et je libère tous les alpinistes

J’abomine les mines de rien

J’abonde en bons mondes (en tant qu’utopiste)

J’aborde un tourment de mon inexistence

J’abrège l’ennui des mies de peine dans la pâte du pain quotidien

J’abrite un abricot radioactif échappé d’un noyau de zirconium 95

J’abrite une marche nordique dans ma boîte à chaussures

J’absorbe tous les silences avec un bavard

J’accable de reproches inaudibles les actes du silence

J’accède, déconfit, au paradis des optimistes

J’accélère le mouillement de la phrase

J’accentue la libido du vers lent

J’accepte l’inénarrable dans mes récits de rêve

J’accepte toute intromission

J’acclame Marianne et j’adonise Denise

J’accole la glu de l’instant à la poix du passé

J’accommode mes restes de rêves avec les reliefs du repos

J’accorde le bénéfice du coude à un bras de fer

J’accoste le Soldat inconnu dans une retraite aux flambeaux

J’accouple un volcan sain avec une lave sale

J’accoutre le vengeur masqué d’yeux-revolver

J’accueille toute la chimère du songe

J’accuse de harcèlement psychologique mon surmoi

J’achève bien mes cheveux après ma course chez le coiffeur

J’actionne la manivelle du cerveau pour faire tourner la tête

J’adhère à l’adduction d’eau potable en milieu acide salicylique

J’adjective facilement les adverbes de manière

J’admets péniblement mes horreurs

J’adore adoucir

J’adore Dudule et j’adule Théodore

J’admoneste fragilement

J’adresse mes lettres migraineuses à la tête de l’administration locale

J’affiche la mine déconfite de la cafetière à l’arrivée d’une machine à expresso

J’afflige les coeurs grenadine avec mes vers de vin

J’afflue en ombres à l’ouverture de la lampe

J’affranchis le point noir de la ligne blanche

J’affrète une question bateau pour me rendre à la conférence de Greta sur le climat

J’affronte les éléments de langage dans un débat singulier

J’affronte un nombre monstre dans un combat numérique

 

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J’agis dans l’ombre de l’alphabet

J’agite le drapeau rouge pour affoler les communistes

J’agite les lettres de l’anagramme

J’agglomère les agneaux mystiques en troupeaux agnostiques

J’aggrave mon K, comme disait Franz

J’agrandis la famille des antinatalistes

J’agrémente les heures lentes de temps pressé

J’aide une montre à retrouver l’heure

J’aide un monde à retrouver le silence

J’aiguille une épingle dans une botte de foin

J’allèche une langue avec un verbe cru

J’allège la langue avec des paroles en l’air

J’allège le taux d’albumine dans le blanc de l’oeil

J’aligne deux mille vers et une idée dans mon nouveau recueil

J’allonge la liste des métiers risibles : détecteur de gaz hilarant

J’alphabétise l’aphoriste primaire

J’allonge la sauce pour faire durer le repas

J’allume un feu de pois dans une étuvée de carottes

J’allume le moteur des mots pour démarrer ma phrase

J’altère les poids et mesures de masse populaire

J’améliore mon quotidien avec une promesse de lendemain

J’amasse du poids pour créer ma balance

J’amenuise de plus en plus mes chances de m’élever

J’ameute la foule des anonymes pour garder l’incognito

J’ameute les huiles locales de la sortie de ma nouvelle salade

J’amoche un fétichiste du pied à coups de talon

J’amoncelle puis je trie dans le tas

J’amortis ma chute dans le temps avec le sable du sablier

J’amuse la galerie de ceintures avec ma gaine de folie

J’amuse la galerie de la Reine en faisant rire le prince de Galles

J’amnistie les fouteurs de femmes invisibles

J’amortis sur le long cerne mes yeux fatigués

 

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J’analyse en rêve le sang de mon psychanalyste

J’anime un atelier d’écriture de dédicaces

J’annote à défaut de faire oeuvre inutile

J’antibiographie

J’anticipe le jour du Jugement de valeur en m’annihilant

J’anticonstitutionnellemens longuement

J’antidate la publication de mes livres posthumes

J’apaise l’angoisse des moulins en leur donnant du grain à moudre

J’aperçois l’ombre de l’apiculteur sur l’aile de l’abeille

J’apitoie le choeur des saules pleureurs en allumant mes feux de forêt de détresse

J’appâte un pêcheur d’anecdotes avec mes histoires d’eau

J’applaudis à rompre la communication les numéros de téléphone de mes contacts

J’applique des auvents sur des perrons douloureux

J’applique la politique de la crème brûlée

J’apporte l’addition des frais de port

J’apprivoise la rose de Madame Husson

J’apprends à aimer ce que je vais perdre

J’approche de la sénilité à pas de plus en plus lents

J’approfondis mes creux intérieurs

J’arbitre un match de foutre entre deux éjaculateurs précoces

J’arrache une vilaine croche à une belle ronde

J’arrange une orange bleue avec 1 citron vert

J’arrange les cheveux en bataille sur le front des opérations capillaires

J’arrache un vent à une bouche de métro

J’arrache l’oeil du texte pour lire sans être vu

J’arrête de voir n’importe quoi

J’arrête une balle de golf perdue dans la tête d’un tennisman pour occupation illicite d’espace vide

J’arrête l’arête avec l’os de seiche

J’arme les armoires à glace d’arcs à reflets

J’arrive à bout de patience à force d’arroser les roses

J’arrose les allées et venues des livres de jardinage

J’articule mâle pour me donner un genre

J’aspire à devenir poussière d’étoile dans l’oeil d’une galaxie

J’assaille de questions à choix multiples un répondeur téléphonique

J’assaille de questions-pièges le siège des solutions trompeuses

J’assagis mon démon de midi à la nuit venue

J’assassine les seiches pour leur sépia

J’assassine un son avec un silencieux

J’assigne à résidence d’écriture un auteur mal inspiré

J’assimile le sable au sel marin

J’assortis une machine à écrire avec un paradigme sur une table de conjugaison

J’assouplis tous vos jambages

J’assume vaguement mes états d’âme

J’assume mon double je

J’asticote l’astragale

J’astique un bonze pas très reluisant

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J’atomise le noyau d’hélium avant qu’il s’élève en ballon

J’attaque le teint fantôme du clown blanc

J’atténue les effets du dérèglement priapique en réduisant le nombre de mes érections

J’attire le regard des pommes en faisant des yeux de cidre doux

J’attendris les poulpes

J’attribue le Nobelge de littérature à un noteur de bas de page étranger

J’audioguide les non-voyants vers les salles obscures

J’augmente à l’∞ l’ombre de mon nombre (en ajoutant 1)

J’augmente le salaire de mes nègres pour qu’ils n’appellent pas au boycott de mes livres

J’automate dans le miroir

J’autonnise après m’être gorgé de soleil

J’autorise mes affidés à écrire le sans-maître pages libres

J’avale des couleurs pour camoufler mon caméléon intérieur

J’avale des sabres de verre et le sperme de fakir

J’avance casqué, un stylet-plume entre les dents

J’avance sapé comme une pince dans un palais de pieuvres

J’avalise les propos de mon contradicteur pour qu’il abonde dans mon sens

J’avance cagoulé au milieu des cache-nez

J’avertis l’avare de panne de l’avarie à venir

J’avoue l’averse avant la pluie

J’avive une vieille couleur en y versant une teinte

J’avise mal

J’axe mon système de démence sur mon grain de folie

J’azure mal quand j’ai des bleus au coeur

 

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