JE VERBALISE / AUTOPORTRAÎTRE (en G)

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Je gâche l’avenir de la galaxie en laissant les étoiles allumées

Je gagne à être corrompu

Je gagne à petit feu la confiance de la flamme

Je gaine et guinde mes aphorismes dans le corset de l’alphabet

Je gaine mon trou de balle pour ne plus me faire tirer

Je gante mes seins de mitaines pour qu’on ne voie que les bouts

 

 

Je galère durant la traversée des apparences

Je galope derrière la trotteuse pour rattraper le pur-sang perdu

Je galvanise mon lectorat par l’étendue de ma bibliographie

Je garantis la gomina de mes décolorations

Je garantis l’impunité cabalistique aux balles masquées

Je garantis l’obsolescence programmée de mes opuscules : ils disparaîtront des mémoires trois mois exactement après leur date de publication

Je garde à vue un voyant récidiviste

Je garde les lundis la galerie contre le retour des peintres du dimanche

Je gare mes manuscrits pour laisser passer la circulation littéraire

Je gare une couille de train au Quai des burnes

Je garnis d’une guirlande de rimes clinquantes un sonnet de Noël

Je gaspille mes farces à des facéties littéraires

Je gave d’oignons les glandes lacrymales d’une oie blanche

Je gave une loi pour en tirer des amendements sans fin

 

 

Je géolocalise des lieux communs sur une carte de clichés

Je gèle mes avoirs dans mon être de glace

Je gèle sur glace

Je gémis quand j’introduis une plainte

Je gêne la geisha en lui récitant des haïkus érotiques

Je gêne l’avancée d’un bolide littéraire en bloquant son livre sur la route des prix

Je généralise l’usage du point G à la gent masculine

Je (dé)genre des personnages romanesques : Emmaüs Bovary, Anatole Karénine, Jean Eyre…

Je gerbe quelques vers après m’être gavé de poésie

Je gerbe sur la tombe du Mollah inconnu

 

 

Je gigote au son d’un gigue comme une girouette

Je glane des pommes de terre en chemise sur un champ débraillé

Je glisse un oeil dans l’interstice d’un regard

Je glousse à la vue d’un dindon de la farce

Je gobe au trou de balle de la golfeuse des mouches tee

Je gobe une bouche au coin d’une mouche de métro

Je gonfle le gotha du Stabilo avec mes histoires à la gomme

Je goupille un cocktail explosif à base de jus de grenade

Je goûte de la peinture à l’eau au vernissage d’une expo de gouaches

 

 

Je grave mon ombre sur la tombe du soleil

Je gracie par acte notarié mon exécuteur testamentaire

Je gradue l’échelle narcissique moi par moi

Je graisse la patte de l’oie pour avoir son foie

Je graisse la patte d’une unijambiste pour lui faire un unnilingus

Je gratifie d’un baiser sur la joie une nonne repue

Je gratte à la porte du ciel pour faire peur aux oiseaux

Je grelotte sur la banquise en attendant Thunberg

Je grève la côte de barrages pour protester contre l’augmentation des marées

 

Je gâche mes chancres (c’est mon côté destroy)

Je galvaude mes latences (c’est mon côté manifeste)

Je garde mes taches (c’est mon côté cradingue)

Je givre mes huîtres (c’est mon côté glaçant)

Je grignote un vieux gri-gri (c’est mon côté jodorowskyen)

Je griffe l’air avec les dents (c’est mon côté soufflant)

Je griffonne mon ombre (c’est mon côté obscur)

Je grime mes reflets (c’est mon côté autiste)

Je grise l’air ambiant (c’est mon côté éthylique)

 

Je grille de la viande de poème pour faire une phrase vegan

Je grille une dernière cigarette sur la peau du bourreau

Je grime le visage du couchant

Je grime un aphorisme en vers pour qu’il aille se faire voir dans un poème

Je grimpe sur les épaules d’un géant des lettres locales pour déplorer le paysage littéraire

Je grince des lentes quand je me peigne

Je grippe le système immunitaire avec un virus

Je grisolle et l’alouette me comprend

Je grisonne et le grisou des ans enflamme mon texte

Je grivelle par le bar

 

 

Je grogne contre les grooms qui lèchent les groseilles des grues de l’hôtel

Je grommelle entre deux tétées

Je gronde avant d’éclater en mille gros seaux

Je gronde un méchant orage

Je groupe mes crachats pour le prix d’un mollard

Je grossis à vue d’oeil du poids d’une paupière

Je grossis mal

Je guéris du coronavirus avec de la tequilaspirine

Je guide un pyromane refoulé vers la flamme de ses rêves

Je guinche avec des poètes pochtrons au bar à vers des Maisons de la poésie

 

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À SUIVRE…

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