SPÉCIAL VÉRONIQUE BERGEN par Jean-Pierre LEGRAND & Philippe REMY-WILKIN

Au fil des pages  de Jean-Pierre LEGRAND et Les Lectures d’Edi-Phil (numéro 27) de Philippe REMY-WILKIN fusionnent en ce mois d’avril 2020

 pour présenter

VÉRONIQUE BERGEN

feuilleton en 3 épisodes

 

(I)

Un roman :

Kaspar Hauser, Espace Nord, Bruxelles, 2019, 197 pages.

 

Véronique BERGEN !

Interview sur le pouce: Véronique Bergen - YouTube 

Phil :

L’une des plus belles plumes/touches de clavier de Belgique francophone : inventive, intense, sensible, engagée, analytique.

Je l’ai découverte à travers ses articles, sur le site du Carnet, nombreux mais tous habités, lumineux. Ils faisaient œuvre. In fine, j’ai été y voir de plus près côté création, il en est advenu un feuilleton en trois épisodes sur son Kaspar Hauser, disséminé dans ma mini-revue (numéros 10, 12 et 14 des Lectures d’Edi-Phil).

Jean-Pierre Legrand, mon collègue des Belles Phrases, m’a fait l’honneur/plaisir de me lire et, mis en appétit, il a été approfondir la rencontre, dépassant rapidement ma connaissance de l’autrice, embrayant sur une deuxième lecture, un deuxième article (dans sa rubrique Au fil des pages). Nous avons fini par croiser nos admirations et décidé de nous retrouver en radio pour évoquer en duo les 5 dernières créations de notre autrice. Mais, vu la période de confinement imposée par la pandémie du coronavirus, l’émission a été reportée. A suivre, donc, dans Les Rencontres Littéraires de Radio Air-Libre, 87,7 FM, un lundi, entre 18h et 20h, au micro de Guy STUCKENS.

En attendant, ce feuilleton écrit apporte une variante à nos échanges.

KASPAR HAUSER (ESPACE NORD) (French Edition): 9782875684110 ...

 

Phil :

CHRONIQUES de PHILIPPE REMY-WILKIN – LES BELLES PHRASES

Le présent roman n’est pas tout à fait un roman. A défaut de pouvoir le définir clairement et définitivement, il m’éclate au visage ou au cerveau plutôt (ou au cœur ?) que son écriture, sa langue sont d’une intensité, d’une richesse telles que la plupart des recueils de poésies supportent mal la comparaison. Un roman ? Mais. Tout ici est poésie. Poésie incandescente.

 

Jean-Pierre :

Le TOP 5 de JEAN-PIERRE LEGRAND

La quatrième de couverture nous dit que Véronique Bergen est romancière, philosophe et poète. Publié une première fois en 2006 et réédité cette année, Kaspar Hauser ne fait pas mentir cette présentation : alliant un naturel rare au souci constant de la forme, le roman convoque, dans un même élan, souffle romanesque, visée philosophique et redécouverte du langage. Le style, éblouissant mais sans jamais rien de sur-écrit, donne envie, presque à chaque page, de lever les yeux un court instant, de songer, en le savourant, à ce qui vient d’être lu.

Phil :

Véronique Bergen a le chic pour élire des personnalités chargées (Hélène Cixous, Marilyn Monroe…), y adosser la matière de ses ouvrages. Elle nous livre ici non pas un roman historique ou un récit policier mais un cri, déchirant, digne de Munch, celui de Kaspar, jailli du néant où l’on a voulu le confiner de son vivant ou après sa mort. Un cri. Qui tient du romantisme mais d’une littérature engagée aussi, Kaspar métaphorisant tous les dépossédés.

Kaspar Hauser est un personnage historique ! Une énigme. Dans la note de ces disparitions et réapparitions polémiques : tel enfant d’Edward, Anastasia, Jeanne d’Arc… En l’occurrence, en 1812, le fils (et héritier) du grand-duc Charles de Bade et de Stéphanie de Beauharnais décède peu après sa naissance.  De manière impromptue. Et opportune pour certaines ambitions. A moins que…

En mai 1828, un jeune homme apparaît sur une place de Nuremberg, l’air hagard, des allures d’enfant sauvage élevé hors du monde. Il se nommerait Kaspar Hauser et aurait été longtemps séquestré. Par qui ? Pourquoi ? Comment ?

Se distille bientôt une théorie sulfureuse : il serait le petit prince prétendument décédé, objet d’une substitution, d’un rapt. Quoi qu’il en soit, l’épopée de celui qui sera surnommé « l’orphelin de l’Europe », sera courte. Il meurt assassiné. Mystérieusement. Et restent divers témoignages, qui encouragent à reconstruire un puzzle. Des pièces qui ont interpellé maints historiens et artistes.

Jean-Pierre :

Comme certains opéras, le roman s’ouvre sur un court prologue qui nous dit en une page l’essentiel de ce que nous devons savoir :

« En septembre 1812, quelques mois après sa naissance, le fils du grand-duc Charles de Bade et de Stéphanie de Beauharnais est enlevé dans un lieu secret. (…) 1828, un jeune homme à la démarche malhabile débarque sur une place de Nuremberg en répétant « je voudrais devenir cavalier comme mon père l’a été ».

Météore surgi de nulle part, d’un monde hors autrui et hors langage, le jeune homme du nom de Kaspar Hauser se retrouve d’un coup projeté sur la scène des hommes et des mots. C’est la course de ce météore et sa tentative, au sortir de la nuit de sa geôle, d’entrer dans le monde des hommes que scrute ce beau roman. Pour y parvenir il donne la parole aux différents personnages qui ont (dé)jalonné son existence. C’est un roman polyphonique, les différentes voix s’éclairent mutuellement. Le procédé n’est pas rare mais moins fréquente est sa totale réussite.  Chaque voix possède ici sa singularité propre et on n’a pas cette impression, si fréquente, qu’un même personnage s’exprime sous différents patronymes.

 Phil :

Passons quelques voix en revue.

Qui était Kaspar Hauser,ce jeune garçon presque muet, surgi à ...

Kaspar Hauser (1812-1833)

 

La voix de Kaspar :

Phil :

« Avant l’après, lorsque le vent soufflait, je lui hurlais « où sont tes phrases, tes phrases de vent qui me sifflent dans l’oreille, tes phrases de rage qui essaient de me jeter au sol ? ». Je criais, il ne répondait pas. Maintenant que j’ai couru dans beaucoup de familles de phrases, je sais que le vent n’est pas l’ami des phrases, pas plus que la boue, l’eau ou le feu : quand je leur prête les miennes, ils les laissent dans leur écuelle et n’y touchent pas. J’aurais pourtant voulu être la phrase préférée du vent, celle qu’il emporte avec lui sur son cheval blanc. La plupart des gens utilisent des phrases qui tombent comme de la neige, c’est pourquoi ils ne comprennent rien à la liberté du vent. »

Jean-Pierre :

Dès avant sa naissance, le monde de Kaspar tourne sur un axe que le doigt du destin a dangereusement incliné : à l’un des pôles, sa mère, Stéphanie de Beauharnais ; à l’autre, la comtesse de H, marâtre de Charles de Bade, obsédée par l’anéantissement de celui-ci et de sa lignée. C’est elle qui, peu après sa naissance, fait enlever et séquestrer le petit Kaspar, cet îlot de lumière sur lequel l’ombre semble se ruer. Son geôlier nous le décrit dans la nuit de son cachot :

« C’est qu’il voyait dans le noir ce gamin, c’est qu’il nageait dans le noir comme un poisson dans l’eau. La nuit ou le jour, ses yeux pouvaient pas faire la différence. Il se balançait d’avant en arrière, rampait au sol comme une chenille ».

Cette oscillation autistique se retrouve dans le discours que Véronique Bergen prête à Kaspar, où prolifèrent anaphores et répétitions :

« Dans mon trou, le temps ne trichait pas (…), dans mon trou mon non-soleil me traitait mieux que le soleil (…), dans mon trou rien ne se passait. »

Le plus captivant chez Kaspar est sa chute brutale dans le langage. Sa voix, qui rythme le récit, et le témoignage du docteur Feuerbach, qui l’examine, nourrissent une réflexion sur l’origine du langage et l’arrachement à l’immédiateté du monde qu’implique le surgissement du mot flanqué de son pouvoir de représentation. Dès ses premiers entretiens avec Kaspar, Feuerbach est frappé par son animisme radical et par le fait qu’il identifie les éléments de la réalité davantage par le biais de la couleur que par celui des formes. La première fois qu’il a vu de la neige, Kaspar l’a associée à la couleur blanche, et a ensuite appelé « neige » tout ce qui était blanc – les oies, les robes de mariée, le lait et les chevaux.  Tout ceci nous rappelle le Rousseau de L’Origine des langues :

« (…) le langage figuré fut le premier à naître, le sens propre fut trouvé le dernier. (…) D’abord on ne parla qu’en poésie ; on ne s’avisa de raisonner que longtemps après ».

Le langage de Kaspar se diffracte encore davantage en images sous l’élan qui le pousse vers Eléonore sa jeune voisine, l’irruption du langage et de la poésie manifestent le franchissement d’un seuil affectif. Kaspar est une métaphore du poète. Même chose pour le sens moral : Feuerbach identifie chez son patient « la nature a priori d’une conscience morale transcendant toutes les variables empiriques ». Artificiellement proche d’un état de nature, Kaspar entend cette voix devenue pour nous lointaine et délaissée, remplacée par une « loi positive » faite de règles et de conventions générées par l’institution sociale. En faisant s’exprimer Kaspar dans cette langue première, puis en décrivant son apprentissage à marche forcée du langage institutionnalisé et formel des hommes sociabilisés, Véronique Bergen souligne avec maestria l’effet d’arrachement et d’appauvrissement que cela entraîne. Comme Starobinski l’a mis en évidence dans ses commentaires sur Rousseau, nous voyons les qualités instrumentales l’emporter sur les valeurs expressives du langage :

« La parole ne renvoie plus à la vérité du sujet ; bien au contraire, elle entraîne celui-ci hors de lui-même pour le vouer à l’impersonnalité du concept ».

C’est exactement ce qui se produit chez Kaspar. Laissons-le témoigner :

« Je pleure le mot qui ne me rend pas la chose (…). Je pleure parce qu’on a pris mes non-mots d’avant et, lorsque j’essaie de les retrouver dans mes larmes, je sais que les phrases des hommes décapitent mon ancien royaume. J’ai perdu ce que j’avais en partage avec la nuit, j’ai perdu l’unité qui ne se divise pas, la saison qui les englobe toutes ».

Si proche de l’origine, Kaspar ne peut que se perdre sur les chemins où on le jette :

« Tous les trajets se perdent dans les sables. »

 

La voix de la comtesse de H :

Phil :

« J’ai toujours su que le ciel n’était peuplé que des êtres projetés par notre esprit. Alors qu’il n’avait que la consistance de nos chimères, le Très-Haut avait réussi au fil d’un étonnant tour de passe-passe à devenir le Créateur des hommes qui l’avaient inventé. Cette aptitude à l’auto-illusion, cet effroyable renversement de pouvoir m’apprirent que les hommes sont enclins à se démettre de leur autorité afin de se soumettre au maître qu’ils ont intronisé. (…) je les voyais pauvres pantins affolés par la charge de leur existence, cherchant désespérément des balises, des mots d’ordre, ne détestant rien tant que s’engager (…) ils aboyaient pour qu’advînt un maître, ils se tordaient dans leur misère pour qu’une main de fer vînt les saisir au collet. Tremblant devant les multiples possibles qui se présentaient à eux, ils désiraient qu’on traçât à leur place une seule voie, droite et sévère. »

Le Mal incarné. Une variation libre sur le thème des Liaisons dangereuses ? Une cousine de la marquise de Merteuil ? Exhumée et interprétée à partir d’une réalité historique. Si la voix de Kaspar reçoit trois chapitres pour s’exprimer, sa tortionnaire en accapare quatre. Pour imposer une personnalité d’un noir d’encre, bien différente, somme toute, de la référence Merteuil : leurs actes les rapprochent ou les confondent, mais leurs soubassements sont contrastés. Notre comtesse n’est pas revenue de tout mais comme ontologiquement dévolue au Mal.

Mépris de Dieu, des hommes… Mais, au-delà du récit, dénonciation aussi, désabusée, des lacunes humaines qui mènent aux despotismes et aux abus de pouvoir de toute nature ? On songe à l’actualité politique, aux dérives populistes, autocratiques (Poutine, Erdogan, Trump, Bolsonaro). Avec cette effarante/terrifiante interrogation en filigrane : une majorité d’humains ne préfèrent-ils pas hypothéquer les idéaux de liberté, égalité, fraternité sur l’autel d’une douce médiocrité, d’un confort de rails ? Remember Eichmann, Arendt et la banalité du mal, l’expérience de Milgram…

Mépris ? Il semble ici postérieur à un autre sentiment, très curieusement, la haine, qui jaillirait ex nihilo dès les premiers vagissements de la comtesse. Comme si l’observation de ses proies était un deuxième temps, une conséquence, et le mépris un troisième, une conséquence de la conséquence :

« (…) la haine, la haine en son bouillonnement de lave, la haine en tous ses états, la haine aux portes du crime, la haine le doigt sur la détente, la haine à poings fermés, dans le sommeil et la veille, la haine à ciel ouvert, de A à Z, en caractères gothiques rutilants, reconduite d’instant en instant, la haine comme unique raz-de-marée (…) la haine comme astre qui sème l’empire des ténèbres, la haine comme pulsation de l’horloge qui fait de moi le temps du grand nettoyage. 

On songe à Merteuil ou au marquis de Sade pour les exactions de notre comtesse, qui s’étendent à ses relations sexuelles (elle se joue de ses amants/marionnettes et leur préfère une version miniature d’elle-même, fausse rivale mais passion… indéchiffrable). Mais, là aussi, nuance de poids : madame de H ne cultive pas le sado-masochisme mais le pur sadisme :

« N’éprouvant de sombres délices à me projeter dans tous les rôles à la fois, je ne suis que le sabre qui s’abat, la morsure qui empoisonne, non le cou qui les reçoit. Je ne suis pas le feu qui se lèche lui-même. »

Ce qui est sûr, aussi, c’est son abandon au péché d’ubris, elle se considère bien supérieure aux membres de son panthéon, Gilles de Rais ou Bathory, Caligula ou Néron :

« La ligne du mal est la seule à tenir tête à la ligne du temps. (…) Une guerre n’est pas une parenthèse entre deux phrases. Elle est la phrase qui enterre toutes les autres. (…) elle est l’alpha et l’oméga de ce qui advient. (…) J’ai le goût des plans inflexibles qui, pourtant, ne lésinent pas sur les risques. J’ai toujours apprécié le surcroît d’amour-propre que me procurent des affaires complexes, malaisées qui m’obligent à me surpasser. (…) Je ne suis que ce que je fais. (…) Je suis la décision qui ne se met jamais en veilleuse, je suis l’autorité en acte (…). »

S’étant érigée en une figure surhumaine, la comtesse surprend en se retranchant derrière des intérêts supérieurs lorsqu’il est question de ses interventions (et crimes) politiques. Elle viserait le bien de son Etat, le Bade, à long terme, en éliminant de mauvais gouvernants. Et serait sensible à une réhabilitation à venir (dans des siècles). Indice de son humanité niée et d’une construction dont elle n’est pas dupe jusqu’au bout ?

 

La voix de la mère (de Kaspar), autre victime de l’abominable comtesse de H.

Phil :

« En arrivant au château de…, j’eus l’impression d’être un navire à qui on avait interdit l’accès à la mer. Ayant évalué qu’il était impossible de le couler, l’adversaire avait choisi de l’ensabler. (…) Tandis que je vacille, j’aménage déjà mes éboulements intérieurs. Je m’épargne peu d’émotions extrêmes et violentes mais, très vite, je danse sur leur crête. (…) je sentais les eaux monter comme des murailles d’écume noire, les oiseaux de proie tournoyer en une danse macabre (…) Souvent, mon âme hurle, se refusant d’avoir été, fût-ce le plus indirectement possible, de la façon la plus ténue, complice du crime qui se préparait. ».

Jean-Pierre :

L’entrée de la jeune Stéphanie dans la famille de Bade est placée sous le signe de l’ombre :

« Mes noces qu’enfant j’imaginais solaires, consacrèrent explicitement mon union avec une lune pâle et morose – Charles – tandis qu’implicitement elles me liaient à une lune noire de ressentiment et de scélératesse – la comtesse de H ».

À son arrivée sur les terres de la comtesse, la jeune épousée est saisie d’une étrange vision :

« Je vis l’ensemble du décor – ciel, jardin, sculptures, forêts environnantes – virer à l’anthracite à l’instant même où Charles posa le pied sur cette terre, comme si une souillure s’épandait jusqu’à contaminer tout le paysage ».

La relation entre la comtesse de H et celle qui, d’emblée, sera sa victime dépasse de très loin la banale dialectique du Bien et du Mal, de la pureté et de la corruption. Taraudée par un désir d’absolu, fille de l’homme et fille de Dieu, cadenassant ses désirs de peur de « chavirer dans une seule dimension », Stéphanie se réfugie dans un mysticisme enfantin qui la convainc qu’elle doit faire vivre en elle « l’Alliance que le Créateur avait passé avec nous ses élus » :

« Moi Stéphanie de Beauharnais, j’étais née d’un passage de Dieu dans l’axe de la terre. Je savais d’un savoir immémorial, qu’un Beauharnais que ne visitait plus le souffle de Dieu chutait hors de sa condition d’exception léguée à la naissance ».

 

La voix du narrateur (moderne, 2003) :

Phil :

« (…) je détenais le journal intime de Stéphanie de Beauharnais, la mère putative de celui que toute l’Europe avait nommé Kaspar Hauser. » (…) fondre dans un récit ce document en l’alliant aux voix de divers protagonistes à qui je rendrais la vie. ».

Véronique Bergen s’aligne sur une tradition séculaire (d’Ossian à Clara Gazul, etc.), celle de la supercherie littéraire et du document découvert miraculeusement, pour offrir une mise en abyme de son projet.

Jean-Pierre :

 On retrouve aussi, dans les propos prêtés au narrateur et transposés dans la narration, un écho du Traité des couleurs de Goethe selon lequel les différentes teintes dont se pare le monde naissent de la médiation de la lumière et de l’ombre :

« Sachez simplement que l’éclairage mutuel que s’apportent les voix vise à pénétrer ce que Goethe conçoit comme le creuset de toutes les couleurs, ce que je perçois comme l’ombilic de l’existence : le rouge incandescent qui rend possible tout ce qui est. Kaspar est ce qui, en nous, sommeille tant que nous faisons corps avec le monde. Kaspar est celui qui s’est tenu dans l’œil de ce cyclone pourpre. »

Le livre sur le site d’Espace Nord

Jean-Pierre LEGRAND et Philippe REMY-WILKIN.

 

LIEN VERS L’ÉPISODE 2 

 

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