JE VERBALISE / AUTOPORTRAÎTRE EN R

Ballon Lettre R Bleu 41 cm Bleu - Chiffres et Lettres

Je rabaisse le coquet en rasant sa houppe

Je rabats ta jupe sur ma joie

Je rabote les pieds de cochon de la table d’ogres

Je rabote mon cou d’auteur pour passer la tête par le trou de la lecture

Je raccrocherai les plumes avant mon envol littéraire

Je rachète les droits de l’Homme à un marchand de mitraille

Je raconte des anecdotes en or à un voleur d’histoires

Je raconte toujours le même aphorisme

Je radie de l’ordre des écrivains un auteur n’ayant pas payé sa dernière cotisation

Je raffole des déjections câlines

Je rafistole un poème fracassé contre un mur de vers

Je rafle la muse et je gagne l’inspiration

Je rafle tous les Tocards à la cérémonie de l’art bourrin

Je rage dans ma bulle à l’idée de tout le savon gaspillé

Je ragrafe le soutien de ma muse pour qu’elle arrête de me tenter

Je raille la ponctualité du chemin de fer

Je rajeunis à vue de souvenir

Je ralentis mes rêves dans les mirages

Je ramène ma fraise dans un champ de pivoines

Je ralentis la pousse des rails en bloquant des gares

Je rallie un courant littéraire à la marge

Je ramasse une plume couverte de poils de lecteurs au Marché de la poésie

Je rame pour arriver au départ du radeau

Je rançonne une citrouille pour me payer un carrosse

Je ranime les étoiles de mes nuits quand je te revois en rêve

Je rapatrie mes avoir été dans l’état printemps

Je rappelle à l’or un alchimiste plombant

Je rapporte au fist tout ce qu’on m’a enculé

Je rapporte mes prises de vue à la source d’1 regard

Je rapproche deux tombes isolées pour une fosse commune

Je rattrape le sens perdu dans une forêt de signes

Je ratisse large un jardin zen

Je rase les nues

ALPHABET YEUX

Je réagis au stade de tour

Je réalise des autoportraits au vitriol

Je réalise que la vie n’est pas un film quand la lumière ne s’allume pas à la fin

Je rebande mon arc pour éjaculer un trait

Je reboise une forêt de lettres mortes d’arbres à poèmes

Je recadre la Joconde quand elle me regarde de travers

Je recharge mes literies pour faire provision de sommeil

Je réclame la fin du jour

Je recense comme il faut pour ne pas être critiqué

Je recentre le débat du débit sur le milieu du (su)jet

Je récite un Ave et dix mille Pater en pénitence pour un gros péché d’orgueil

Je récolte les eaux de la reine des neiges avant qu’elle enfante un petit glacé

Je reçois La Monnaie de ma pièce de théâtre

Je réconcilie les probes et les antibes 

Je reconnais un auteur de la petite édition à sa bibliographie fournie

Je reconstitue la scène de mime dans un silence de mort

Je reconstitue la scène de rimes avec des prévenus inculpés de poésie

Je reçois des marques de soutien-gorge pour mon beau décolleté

Je recours au poème quand la raison du roman m’abandonne

Je rédige des récits de vie à 19 €

Je réécoute les enregistrements d’un rot jusqu’à l’écœurement

Je refais le mur du son après une fuite de bruit

Je refile la grippe asiatique à un rescapé du coronavirus

Je refonde mon parti droit dans le mur

Je refoule mes tourments derrière le paravent du sourire

Je reflète le malaise de la chambre aux miroirs

Je refrène les couplets avant le refrain

Je refrène mes envies de toit quand j’ai eu vent d’une tempête

Je refroidis mes hardeurs

Je recadre mon autoportrait pour être dans la lumière

Je redouble de vigilance de toutes les couleurs

Je régale les vers avec mon poème tout pourri

Je règne sans tapage sur le royaume du silence

Je régresse au stade banal quand je retombe dans l’indifférence

Je relève le texte hors de l’auteur

Je reloge un auteur sans éditeur fixe dans sa caisse d’invendus

Je remercie l’abeille et la fleur pour le miel de tes lèvres

Je remorque une remarque laissée sur le côté

Je remplis de vent un verre tempête

Je rencontre les Huns et les Goths

Je rends mon sablier à la mer

Je renfloue les fesses de La Pietà avec un crucifix en or

Je renifle la morve d’un amour d’enrhumée

Je renonce à une carrière dans l’administration littéraire

Je renoue les liens défaits de la bondagée

Je rentre dans les désordres du sommeil avec un rêve mal famé

Je rentre dans ma coquille pour faire oublier ma faute d’orthographe

Je renverse un rêve sur une table de nuit

Je repique du nez dans un jardin de senteurs

Je re-père – et désole à nouveau – toute une génération d’antinatalistes

Je réponds présent aux appels du passé

Je reprends du saint poil de la bête à bon Dieu

Je reflète l’inintelligence des réseaux sociaux

Je relève de l’aphoristologie

Je rends le vers libre responsable de toutes les ivresses poétiques

Je repère un écrivain crevé sur la route écrasante des prix

Je réponds De rien quand on me dit merci

Je republie un pieux texte chez un éditeur culte

Je réside à la Maison des Écrivains comme lecteur libre

Je ressers le même ressort à chaque relâchement

Je reste fort humble sous le feu des projecteurs que j’ai allumé

Je résulte de l’union d’un unicellulaire et d’une Facebookienne

Je retape un vieil alexandrin pour le fourguer à un fabricant de sonnets

Je retente une recension pour le plaisir de critiquer

Je retourne tous les jours à l’école

Je retrouve l’or du temps dans un vieux sablier

Je retrouve un amour de jeunesse sous un presse-souvenirs

Je retrouve un amour de garnison devenu colonelle

Je réunis le gradin avec la reine

Je réunis les conditions pour devenir vieux

Je réussis à conduire un rêve jusqu’au matin

Je rêve d’un papillon de nuit sur la fleur de l’aube

Je réveille un mort de rire avec une brève de cimetière

Je ruse pour être dans les petits souliers du cireur de pompes

Gif animé de Lettres R et des images gratuites

Je retape et ça fait plus mal

Je repète et ça ressent 

Je retire et ça tient moins fort

Je retiens et on ne me lâche plus

Je revise et j’atteins ma cible

Je rejouis et c’est meilleur

Je retouche et ça refait du bien

Je remue et j’ai bien changé

Je renais et papa est là

ALPHABET YEUX

Je ricoche à la surface d’un 45-tours sans faire de nouvelle vague

Je ride la surface de l’aube

Je ride mon visage de lignes de fuite vers la mort

Je rigole dans le caniveau

Je rime et je rame dans une mare aux poètes

Je rince mes doigts de pied dans du sang de poète

Je ripaille dans le foin

Je ris de me voir si pelle dans le reflet du râteau

Je risque la coupe à zéro pour avoir vendu la mèche

Je rissole des pommes de ciel dans de l’huile solaire

Je ritualise mes ruts

Je rivalise de ruse pour passer pour un candide

Je rive un clou de rêve dans la table de nuit

Ri Science Podcast's stream on SoundCloud - Hear the world's sounds

Je rivalise de générosité avec un cube de Viva for life

Je rivalise d’excentricité avec un prolapsus du rectum

Je rivalise de mucosités avec un nez de cochon

Je rivalise d’hilarité avec un poète comique troupier Je rivalise d’animosité avec un écrivain refusé

ALPHABET YEUX

Je rondis pour être bien tourné

Je rosse une rose avec une couronne d’épines

Je roue de loups un cou de brebis

Je roule pour un marchand de pneus

ALPHABET YEUX

Je rode mon nouveau livre sur la route des salons

Je romance ma poésie pour être chanté

Je ronge mon refrain jusqu’au couplet

Je rôtis mes ronflements sur le feu du sommeil

Je roue de vélos un couloir de bus récalcitrant

Je rouspète, tant qu’à péter plus haut que mon cul

Je rode mon nouveau livre sur la route des salons

Je romance ma poésie pour être chanté

Je ronge mon refrain jusqu’au couplet

Je rôtis mes ronflements sur le feu du sommeil

Je roue de vélos un couloir de bus récalcitrant

ALPHABET YEUX

Je rue dans les brancards de l’égologie quand je suis blessé dans mon amour propre

Je ruine la carrière d’un poète en révélant ses liens avec l’aphoristologie

Je ruine la réputation d’un découvreur de rivières en révélant ses sources

Je ruine ma réputation d’aphoriste en commettant un haïku

Je ruisselle de bondants sentiments sous une douche d’urine

Je rumine un texte vache

Meueueueueueueu !!!!!!!!!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s