JE VERBALISE / AUTOPORTRAÎTRE en S

Ballon en forme de lettre bleu mylar pas cher - Achat / Vente

Je sabote la phrase qui me servira d’épitaphe

Je sacralise l’accord du participe passé employé avec avoir

Je sacrifie ma préface pour donner sa chance à un postfacier

Je sais mal faire le bien

Je saisis la baleine au bond

Je sais qui je fuis

Je salis l’heure qu’il est au lieu de nettoyer le temps qu’il fait

Je salope la politique de ma province

Je salue l’inaction du monde végétal

Je saoule mon entourage avec la tournée minérale

Je saque un romancier mort-vivant du cercle des poètes disparus

Je satanise un parti d’extrême centre

Je satellise une aura de pierre autour d’un signe d’eau

Je saute à la corde avant de me pendre

Je saute du corps à l’âme

Je sauve le vent d’un feu de fumée

Je sauve un front littéraire du ridicule avec un chapeau boule du plus bel effet poétique

Gif animé de Lettres S

Je scande Alise au festival du fruit rouge

Je scande ton nom dans l’air que tu m’inspires

Je scelle mon destin et je pars à l’aventure

Je scelle ma salière au sol

Je scénarise mes poèmes pour les adapter en microfilms

Self-pOrtrAit in S

I sanctify the rule of the past participle with “avoir”

I satanify a far-centre party

I smudge and smear the politics in my province

I salute the idleness of plants

I snatch the whale by the flukestraps

I seal my fate and I go on an adventure

Gif animé de Lettres S

Je scie la hanche avec laquelle j’ai joué Petite Fleur

Je scie la hanche sur laquelle je massacre du basson

Je scie la hanche sur laquelle je pose mon bassin

Je scotche mes proches avec mes histoires de banane

Je scotche des stocks de bananes

Je scribouille et publionne

Je sculpte un miroir à mon image

Je scrute à l’horizon des phrases l’apparition d’un bon mot

Je scrute le fond du miroir pour voir arriver mon reflet

Je scrute le mur du son en quête d’une ouverture sur le silence

Je scrute un signal des confins de l’espoir

Gif animé de Lettres S

Je sèche sur un problème de baignoire

Je seconde les heures jusqu’aux temps morts

Je secoue le compotier pour réveiller une nature morte

Je secoue les arts premiers pour faire tomber les masques

Je sécurise les abords du réseau social contre une invasion de trolls

Je séduis une foule mouillée avec un parapluie en forme d’oeuf

Je séduis une meule de foin avec un épi dépassant de mon chapeau de paille

Je segmente sans sectionner

Je sème un grain de folie dans un jardin zen

Je sens fort l’écrivain satisfait lorsque j’ai sué sang et eau pour boucler mon aphorisme journalier

Je sensibilise une dent à l’arrachage des pommes d’Adam

Je sens mon coeur battre dans mes orteils quand je chausse tes escarpins 

Je sépare le bon de vin de l’ivresse

Je séquestre un pétale de pervenche dans un parterre de roses

Je séquestre un pomme d’amour dans le coeur du verger

Je serre mes points de fuite pour m’empêcher de m’évader

Je sers le vice avec un thé lascif

Je sens ton être par tous les sens

Je serine sans sermonner

Je sers la soupe aux cornichons

Je sers une sérénade au marchand de sable

Gif animé de Lettres S

Je siffle la fin de la création

Je siffle là-haut sur la montagne le chant du pic épeiche

Je siffle un parterre de nobles comme un Pinçon-Charlot

Je signale mes silences à grand bruit

Je sillonne les grands espaces littéraires en lisant large

Je simplifie une faction littéraire en éliminant tous les fauteurs communs

Je simule l’orgasme pour le plaisir de tromper

Je simule une crise de joie pour éloigner mes peurs

Je situe la littérature au centre de mes préoccupations les plus ténébreuses

Je situe mal la note de tête dans le bouquet musical

Gif animé de Lettres S

Je solarise la lunette de mon wc pour éclaircir mes fèces

Je solde mes vieux T-shirts du Che à col Mao

Je solfie L’Internationale dans ma salle de pain

Je soliloque avec mon verre solidaire

Je sollicite les votes des croûtons et des fougasses du PS belge

Je sombre dans l’anonymat entre chaque publication mensuelle

Je songe à quitter le pays des rêves

Je sonne à la porte du silence

Je souffle le haut & le bas de tes robes pour m’inspirer de tes dessous

Je souhaite que mes cercles de je tournent toujours autour de mon nombril

Je soulève un lièvre pour démasquer une taupe

Je soulève un souffle d’air pur au-dessus d’un pic de pollution

Je souligne mes traits d’humour d’un sourire

Je soumets une sous-tasse à un service dégradant

Je soupçonne un sous-fifre d’en vouloir à mon super-tambour

Je soupèse un Soulages dans la force du noir

Je soupire après avoir sauté un repos

Je soupire et éteins un feu de bonsaï

Je sourcille comme mon émoji préféré

Je souris à la blague d’un sous-pitre

Je soustrais un lanceur d’alerte à une agence de renseignement

Je sous-entends que tu n’as pas écouté, non pas que tu es sourd

Je sous-entends que vous ne m’écoutez pas

Je soutiens contre l’avis d’un grand échalas que mon tuteur est solide

Je soutiens l’Association des écrivains de mon quartier en  achetant leur calendrier annuel

Je soutiens que la pluie ne tombe pas des nues

Je soutire les aveux de ma muse : elle sous-emploie du personnel d’écriture

Je sous-titre chacun de mes mimes

Je spolie de leurs droits d’hauteur quelques géants de carnaval

Gif animé de Lettres S

Je stationne comme un con avec mon com devant un statut bardé de❤️

Je stationne devant le marchand de glaces avec des boules de feu

Je stimule la pointe de l’iceberg pour lui procurer des frissons

Je stocke des centaines d’aphorismes dans un abécédaire

Je strie des strates de déchets contre des colonnes de mouches de Buren

Je stupéfie un cercle de centristes avec mes positions excentrique

Gif animé de Lettres S

Je subis les tortures du vent sans balancer

Je subjugue mon urinoir

Je supplie qu’on me prie d’accorder un entretien

Je supporte la désobligeance des tacleurs à la con 

Je supporte la pâleur

Je suppose le contraire de mes croyances pour rassurer mes doutes

Je surévalue l’importance du pain dans la vie de tous les fours

Je surjoue mon ancrage à gauche pour faire oublier ma misanthropie

Je surgèle un roman près d’être périmé pour le lire plus tard

Je surmonte les épreuves mentales en montant sur mon plus grand cerveau

Je surprends les gros mangeurs de poisson avec mon appétit d’oiseau

Je suscite l’indifférence des plus insignifiants

Je suis à la lettre un chemin de vers jusqu’à la rime finale

Je suis favorable au mariage des abécédaires

Je suis les mots à la lettre

Je sursaute à chaque mot de cet aphorisme d’épouvante

Je surveille la germination des grains de beauté

Je suspends le vol du temps en bloquant tout l’espace

Je suspecte la gardienne de nuit d’avoir filé avec mon rêve

Je suspecte une étoile du Centaure de m’approcher

Je sympathise avec les lanceurs de pois et les ramasseurs de billes

Je synchronise pour une ritournelle une forme verbale avec une ligne mélodique

Lettrine S | Lettrine, Enluminure, Enluminure moyen age

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