MON CORPS-NUIT ATTEND L’AUBE de Téric BOUCEBCI (Alcyone) / Une lecture de Philippe LEUCKX

Philippe Leuckx (auteur de D'Enfances) - Babelio
Philippe LEUCKX

« Seul le vent connaît le chemin » : monostiche à la Sansot (« Chemins aux vents ») donne la réelle orientation de ce recueil tourné vers un corps fragilisé (même par la lumière) et toutefois branché vers l’autre, qu’il soit humain ou paysage.

Il faut certes « jeter ses peurs », savoir offrir « une poignée de main », « écrire sur les souffles de ta peau ».

La question de l’écriture parsème le livre de « feuilles », de « plumes », de « traces » bleues : oui, « nous sommes des passants faits de mots »

Aussi faut-il prendre soin de « la lumière (qui) semble venir de cette lointaine pensée que j’ai oubliée ».

Le poète, né à Nice, qui « a grandi à Alger », sait, en peu de mots, circonscrire son univers, tissé de nuit, de « néons (qui) scintillent sur les façades », de « fenêtres vers le grand tout ». On le sait de longtemps la poésie intimiste se nourrit du cosmique, comme selon une nécessité d’y faire voyage.

« J’ai senti les vents respirer pour le monde » conjoint vraiment ce que le poète saisit de l’être « en vie » et du monde à dire, à signifier.

Téric Boucebci, Mon corps-nuit attend l’aube, éd. Alcyone, coll. Surya, 2020, 64p., 16€. Un beau dessin acrylique de Silvaine Arabo.

Le recueil sur le site d’ALCYONE, présentation de Téric BOUCEBCI, extraits & poèmes lus par Silvaine ARABO

Téric Boucebci (auteur de Le guide du thérapeute) - Babelio
Téric BOUCEBCI

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s