COMME LE FLEUVE AU PAYSAGE de Jean-Baptiste PEDINI et Vincent MOTARD-AVARGUES (L’Aigrette) / La lecture de Philippe LEUCKX

Ecrire dans le courant du fleuve, à deux mains, ce que le coeur sent, brouille, ce « ça » qui remue sans cesse, ces images d’eau. Voilà le projet intime de deux voix liées, que j’aime bien, celles de Pedini et de Motard-Avargues, voix amies, qui s’entrelacent sans qu’on sache qui appartient à l’une, à l’autre.

Comme le fleuve au paysage

« Comme le fleuve au paysage » (éd. de l’Aigrette) est une réussite de collaboration amicale, fraternelle : « ce chant de peu/ que le fleuve délivre/ au bout du jour » (p.39).

C’est tissé de regards, de « mots/ mélodies sans peur », de « longues heures/ ombrageuses », de « souvenirs ».

Deux amis se tiennent au bord des mots, du fleuve, de l’entente et enregistrent des « battements éternels de l’éphémère ».

« Prendre garde

au souffle des mots tus » semble un conseil de lecture qu’adressent les deux compères.

D’un lyrisme tempéré, les poèmes nous parlent des « odeurs de l’enfance », des « petits éclats dedans ».

On sent l’intime prégnance, la conviction et le besoin de se dire, sans apprêts.

Un beau livre de partage.

Jean-Baptiste PEDINI et Vincent MOTARD-AVARGUES, Comme le fleuve au paysage, Ed.de l’Aigrette, 2020, 60p., 13€.

Le recueil sur le site de l’éditeur

Le site de Jean-Baptiste PEDINI

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