HORS-SÉRIE : LA FABRIQUE DES MÉTIERS, COMMENT ÇA MARCHE?

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Suite à de nombreux mails reçus à propos de l’organisation de La Fabrique des métiers, voici un texte qui répondra à toutes les questions posées.

La Fabrique des Métiers, c’est quoi?

La Fabrique des métiers est un organisme privé de réinsertion professionnelle. C’est aussi un opérateur de formation par l’imagination qui fonctionne avec des formateurs issus du privé (on ne trouve plus de formateurs possédant un titre pédagogique) et forcément sous-payés quand ils ne sont pas bénévoles.
La FDM bénéficie de l’agrément du ministère de l’Economie. Tous les métiers proposés sont validés par Pierre-Yves Dermagne en personne qui, avec l’amabilité qui le caractérise et son omniscience, prend sur son précieux temps pour ajouter ou retirer une virgule ou, plus rarement, proposer en place d’un deux-points un point-virgule dans les vade mecum de présentation des nouveaux métiers.

Faute de temps pour trouver un chargé de la communication à la hauteur (c’est-à-dire très petit) du léchage de cul des politicien(ne)s et haut(e)s responsables du secteur, La FDM ne dispose que d’un subside mensuel de 18,50 €.

Le président d’honneur n’est autre que Denis Ducarme, cet ancien ministre des Classes moyennes et des Indépendants, qui a réussi à se faire un prénom après avoir vécu d’une misère quand il était encore aux études et qui possède les sourcils fournis et l’air de sérieux qui font les hommes de pouvoir (on sait les dommages causés par un sourire bienveillant et des fins sourcils dans l’avancée d’une carrière professionnelle ou artistique où même les clowns affichent une mine patibulaire). Tous arguments qui ont convaincu les plus sceptiques du CA de La FDM de lui accorder ce titre honorifique.

 Au quotidien, comment ça se passe?

Le secrétariat ouvre à onze heures, le temps que tout le monde se remette des excès de la veille. Le préposé à la lecture des mails et autres sms ou tweets recense les nouveaux métiers proposés par des internautes durant leur nuit blanche. Sur le temps de midi, l’équipe créative de La Fabrique décide des métiers qui auront droit à une formation. Sur le coup de treize heures, l’appel aux candidats est lancé sur les plateformes de gestion de l’emploi pour que, à quatorze heures tapantes, les formations expresses débutent, avec des formateurs à tout faire, doués d’une rare souplesse, comme il s’en rencontre par ailleurs dans le système éducatif étatisé. Les formations se prolongent parfois très tard dans l’après-midi, jusque parfois dix-sept heures, mais c’est pour le bien de la relance de l’économie locale. Le plus souvent, les diplômes sont remis à seize heures et les diplômés peuvent ainsi commencer à chercher du boulot sur les plateformes de recrutement voire débuter leur travail de nuit.

Parfois, des discussions homériques déchirent l’équipe, des tensions menacent de la rompre mais, cela dit, pas plus qu’au sein d’un groupe de Gilles, une association de quartier ou un quelconque comité : communal, d’entreprise ou de lecture.

Enfin, l’esprit de corps reprend toujours le dessus quand il s’agit, comme au sein de nos partis traditionnels, de s’afficher unis à l’extérieur. 

A tour de rôle, un membre de l’équipe fait office de rédacteur, d’où la disparité de styles et de talents dans les textes de présentation des innovations.

Le nouveau métier bénéficie d’un boucheà-oreille plus ou moins favorable qui aboutit dans l’ouïe plus ou moins fine d’un employeur entreprenant tel que le socialisme libéral wallon en produit depuis des décennies.

Enfin, La FDM ne possède pas de hiérarchie interne ; elle fonctionne comme un seul homme, ainsi qu’une coopérative socialiste idéalisée.

Quel avenir pour La Fabrique des Métiers ?

D’abord, les travaux de réfection du boulevard dans lequel La Fabrique des Métiers œuvre depuis sa création en août 2019 – avec un premier métier très remarqué – ont commencé (des trous béants interdisent déjà les accès) ; les autorisations ont été accordées, les subsides octroyés et la finalisation des travaux est prévue pour février 2031.

L’offre de nouveaux métiers conçus par La Fabrique Des Métiers continue de demeurer bien supérieure à la demande. Mais l’équipe a l’esprit tellement charitable (pour preuve, elle verse 1 € symbolique lors de chaque anniversaire de ses membres à l’association caritative qu’ils ont choisi de faire bénéficier pour l’occasion) qu’elle continuera, malgré les pressions diverses des organismes officiels, à faire don de sa créativité au monde interlope du net. 

A relire : LA FABRIQUE DES METIERS applaudie en Wallonie et dans le monde entier

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