EL CURANDERO de Paul VANDERSTAPPEN (M.E.O.)/ Une lecture de Philippe LEUCKX

La malédiction des mots

A dix ans de distance, deux voyages au Chili, à Valparaiso. Pour une quête de soi?

Pablo, en souffrance du passé- sa mère, son amie Gloria, perdue à cause de la maladie, une Chilienne qu’il n’a pu oublier, connue lors de son premier voyage -, consulte un psychanalyste, Karl. Il veut élucider cette part de lui-même qui résiste.

Il veut écrire mais son écriture ne réussit pas à vaincre ses démons.

Ce deuxième séjour permettra-t-il d’y voir plus clair?

Les retrouvailles de Luisa – qui lui servait un cortado dans un café d’une des avenues de la ville-, la rencontre de Gabriel (un ange, qui sait?) au sein de la maison de Pablo Neruda favorisent une prise en compte de soi, plus dense, plus sérieuse pour l’avenir.

Pablo est enfin à même de se voir tel qu’il devrait.

Un roman d’initiation à soi, empreint d’exotisme et de voyage.

L’analyse psychologique, les motifs de rencontre et d’amitié donnent à cette fiction son pesant d’émotion.

Le « guérisseur » du titre renvoie à cette nouvelle maîtrise de sa vie par le héros.

Paul Vanderstappen, El Curandero, M.E.O., 2021, 156p., 16 euros.

Le roman sur le site de M.E.O.

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