L’ACIER DES LÉGENDES de NICOLE HARDOUIN

Je suis la ténébreuse aux énigmes de vos épines, de vos feuilles d’acanthe et de vos impatiences

nous sommes au-delà du rêve, mais rêve-t-on ?

il est minuit à midi, il n’y a plus de temps, juste l’écorce d’un soupir d’âme, la pâture du vent

cette étrange nuit n’est qu’un gémir où s’étirent les illusions du plaisir, arc de chair tendu, le banal s’obscurcit, quelque part s’enlumine l’essentiel
partageons des étoiles, corps étirés, feuilles à feuilles agrippées, dialogue de la peau et du silence, des murmures et de la salive, à contre-courant  sur la mousse des ténèbres

nos envies prennent couleur de tubéreuses et d’asphodèles, faisons tournoyer les lucioles dans les boucles de l’aube, ma langue-basilic cueille vos branches à la reliure de nos cicatrices

tremblons dans des conjugaisons réinventées de la mythologie du peut-être, dans l’écume de tes pléiades, souffle en maraude sur un chemin où il n’y pas de chemin

silence au bec corail, voguent nos alphabets.

rêvons-nous ?

les jalousies descendent sur les bornes du songe, libération d’inquiétants mystères, braise oubliée dans la chevelure de la cendre, feu vêtu de bure noire, serpent aux paupières d’opale, jardin sans pommier

 à contre-nuit, à contre-cœur, retour au chaos dans l’acier des légendes.

Le site de Nicole HARDOUIN

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