PROMESSE DU JOUR de Francis GONNET (Alcyone) / La lecture de Philippe LEUCKX

Lumière et silence (les deux sections du livre) fondent la poésie de Francis Gonnet, par ailleurs peintre à la légèreté de touche, qui n’est pas sans rappeler Dufy.

L’élément tactile (« toucher le soir ») est aussi prégnant.

Creuser la nuit pour atteindre l’aube, comme l’arbre pour toucher l’aubier, tel est le voeu de ce poète versé dans la nature qu’il épèle avec grâce, dans de brefs poèmes, circonscrits par une sorte de pudeur lyrique :

« je bois les premières lueurs du jour »

ou

« Il faut que je frotte le bois de ma mémoire »

Il y est question de souffle, de « peau », de regards « où coule la lumière ».

N’empêche, parfois il faut « racler jusqu’à la dernière goutte de soleil », et l’errance souvent présente aborde le coeur.

Les poèmes lus sont comme le « pollen » des approches, de fines traces volatiles qui « tracent sur les murs la plainte du vent ».

Au bout, il y a l’assurance du jour, la promesse d’une parole qui grave légèrement sa trace.

Francis GONNET, Promesse du jour, Alcyone, 2021, 112p., 22 euros.

Le recueil sur le site de LaLibrairie.com

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