2022 – PREMIÈRES LECTURES : LES …PUSCULES DE LAMIROY / La chronique de Denis BILLAMBOZ

Les éditions Lamiroy multiplient les collections petits formats portant toutes des intitulés dérivés d’opuscule, petit ouvrage. Ainsi sont apparus : « Opuscule », des petites nouvelles distribuées chaque semaine, « Apéropuscule », des ébauches de romans qui peuvent connaître l’édition si leur ébauche reçoit un accueil suffisant du public. », « Adopuscule », des textes courts à destination du lectorat jeunesse et les « Crépuscules » qui concernent les mini polars. Dans cette chronique je vous propose de découvrir deus apéropuscules de Carine-Laure Desguin et d’Evelyne Wilwerth et un adospuscule de Carine-Laure Desguin aussi.

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Villa fatale

Evelyne Wilwerth

Lamiroy

Évelyne Wilwerth : Villa Fatale (12)

Les Editions Lamiroy proposent un nouveau concept éditorial qui consiste à écrire le début d’un roman et de le soumettre au jugement des lecteurs après impression. Ceux qui recevront le meilleur accueil auront une chance d’être édités.

« Les Apéropuscules présentent le début d’un roman, en format imprimé, qui sera peut-être édité si cette présentation rencontre un certain succès ». Evelyne Wilwerth, pour le douzième opus de cette nouvelle collection, propose le début d’un roman intitulé : Villa fatale. Ce roman raconte l’histoire d’une richissime italienne née dans une très pauvre famille des Pouilles, elle s’est monstrueusement enrichie dans la mode. Elle règne en maître dans son domaine, elle investit tous les marchés lucratifs de l’Europe à l’Amérique, en visant une véritable hégémonie mondiale dans son domaine.

Elle a fait construire, en Belgique, une très luxueuse villa, défendue comme un château fort médiéval mais ses défenses sont vaines contre les agissements d’un malfaisant, ou d’une malfaisante, qui cherche à ternir et même à ruiner l’image qu’elle a pris tant de soin à façonner. Elle change son personnel, fait poser des caméras de surveillance, renforce les enceintes de son domaine mais rien n’y fait, les actes de malveillance deviennent de plus en plus odieux. Elle doit elle-même se muer en détective pour mener l’enquête et identifier l’intrus qui cherche à l’anéantir.

Si cette intrique titille votre curiosité, vous pouvez vous procurer cette ébauche de roman sur le site des Editions Lamiroy et ainsi contribuer à sa notoriété et éventuellement à son édition. Cette histoire pourrait évoquer, dans un développement éventuel, une saga tragique plongée dans le luxe comme celle qui a marqué à jamais la famille Versace.

Villa Fatale sur le site des Editions Lamiroy

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Ceux-là de boue et de merde

Carine-Laure Desguin

Lamiroy

Carine-Laure Desguin : Ceux-là de boue et de merde (15)

Dans la collection Apéropuscule créée par les éditions Lamiroy pour servir de pépinière aux romanciers en recherche d’éditeur, Carine-Laure Desguin a planté l’ébauche d’un futur roman, le quinzième de cette collection, afin qu’il s’y développe et qu’il rencontre un éditeur qui voudra bien le publier. Pour cela, il faudra que les lecteurs potentiels soutiennent ce projet éditorial en marquant leur intérêt sur le site de Lamiroy.

Avec ce titre un peu scatologique mais très accrocheur, Carine-Laure nous laisse entrevoir un roman bien noir qui se déroulerait dans un milieu bien crade mais à la lecture de son ébauche, il est bien difficile de le certifier. Elle raconte seulement qu’une privée, Ingrid Capelli, faisant une enquête sur la disparition de Lucas Depoorter, employé dans une maison de retraite, rencontre Dirck Vermeerssh qui reconnait avoir été, mais ne plus être, l’amant de cet homme, avec lequel il a rompu depuis un certain temps tout en conservant avec lui des relations amicales. Lors de leur dernière rencontre, il lui aurait laissé entendre qu’il se passait des choses pas très nettes, même carrément louches, dans cet établissement sans toutefois lui en dire plus.

La thèse du suicide ou de l’assassinat semble bien peu probable tant elle ne correspond pas, dans ces deux acceptions, au comportement et au profil de Lucas. Dirck ne peut entendre ni l’une, ni l’autre de ces versions mais l’enquêtrice révèle un point bien gênant pour lui, : seul son nom et ses coordonnées figurent dans le répertoire de Lucas. Il est donc le seul point de départ pour n’importe quelle enquête, il doit donc s’attendre à recevoir les policiers qui voudront certainement eux aussi l’entendre.

Une disparition très mystérieuse d’un homme qui semble très isolé qui a fait allusion à des pratiques fort douteuses qui laisseraient soupçonner une vaste entreprise de corruption dans un milieu ou l’homophobie pourrait être de règle. Voilà ce Carine-Laure a semé dans la pépinière de Lamiroy! Si vous voulez connaitre la suite, il faudra soutenir ce texte afin qu’il soit édité et que je puisse vous en dire plus à son sujet.

L’Apéropucule sur le site des Edtions Lamiroy

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Misha, le poisson rouge et l’harmonica

Carine-Laure Desguin

Lamiroy

Misha, le poisson rouge et l’harmonica A#07

Les Adopuscules sont comme les petits frères des Apéropuscules que j’ai présentés en écrivant le commentaire de celui écrit par Evelyne Wilwerth. Les Editions Lamiroy proposent un nouveau concept éditorial qui consiste à écrire le début d’un roman et de le soumettre au jugement des lecteurs après impression. Les Apéropuscules qui recevront le meilleur accueil auront une chance d’être édités. L’autre « collection (les Adopuscules) est ouverte à tout auteur – débutant ou confirmé -, le texte doit obligatoirement cibler un public de 10 à 18 ans … ». Outre le public ciblé, les textes proposés sont limités dans leur longueur et doivent se présenter sous la forme d’une nouvelle. Carine-Laure a proposé l’opus #07, l’histoire de Misha avec son poisson rouge et son harmonica.

Misha, une petite fille, se promène sur les berges de la Vesdre, une petite rivière sous-affluent de la Meuse entre la frontière belgo-allemande et Liège, elle trouve un petit poisson rouge inanimé mais elle refuse de croire qu’il est mort, alors elle sort son harmonica et joue de plus en plus fort croyant fermement que le petit poisson va montrer des signes de vie mais en pure perte de temps, alors elle le balance loin, loin, de l’autre côté de la rivière et poursuit son exploration. Elle dessine, ce qu’elle voit et puis joue sur son harmonica les dessins dont elle a orné son petit carnet. Le carnet raconte tout à l’harmonica…

Elle parcourt de longs espaces, jusqu’au Caucase, en forme de voyage initiatique que l’auteure raconte dans un conte qui, comme tous les contes, comporte des nains, des chevaliers, même une Alice qui pourrait être celle du Pays aux merveilles…. Mais ce conte destiné aux enfants contient aussi des allusions à des faits qui ne concernent pas qu’eux, comme des allusions à la shoah. L’auteure raconte des événements terrifiants ayant existé ou d’autres évoquant les pouvoirs actuels qui concernent plus directement les parents.

Pour les enfants, un conte initiatique revisité et pour les parents qui liront par-dessus l’épaule de leur progéniture, un conte nostalgique ou une histoire bien actuelle en forme de pamphlet écologico-politique.

L’Adopuscule sur le site des Editions Lamiroy

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