COURBURE DE L’ÉTÉ de CALOU SEMIN (Ed. Henry) / La lecture de PHILIPPE LEUCKX


Des poèmes brefs qui offrent des blasons sur l’été, avec ses éclats, ses « lavandes », « entre écho et lumière ».

Il faut peu de mots pour célébrer le réel observé :

« Tout près :

l’ombre élégante de l’ortie » (p.12)

Toutefois, il n’est point de poème d’ode sans cette gravité fichée au coeur : « je suis l’heure affolée et silencieusement trouble ».

Se courber, c’est infléchir les regards et les poses, c’est prendre « recul de l’inflorescence » du monde.

Les saisons se déroulent et défilent les moments lourds, où la poète consigne « toute sa nudité » quand « l’hiver est grand pourvoyeur d’éphémère ».

Mais le printemps est là pour éveiller les sens.

« Il faut

couper cette eau précoce

à la paupière » (p.37)

Calou Semin, Courbure de l’été, éd. Henry, 2022, 48p., 10 euros.

Le site des Editions Henry

Calou SEMIN (sur le site des Ed. du Petit Pois)


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