LE BEAU BLEU ÉBLOUI DE LA NUIT

01dc6c9e8924a32308f822e928bacd5d.jpgLe beau bleu ébloui de la nuit, un poème d’Eric Allard de 1991, est à lire sur l’excellent blog de Stéphane Chabrières, Beauty will save the world

Et aussi sur Paperblog

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ÉRIC ALLARD, Entre hier et demain, sur L’ARDENT PAYS

ob_245aa2_sector125216.jpgAndré CAMPOS RODRIGUEZ me fait l’honneur et le plaisir de m’accueillir avec cinq textes inédits dans son ARDENT PAYS.

 

Pour découvrir le blog et les autres invités (Zéno Bianu, Yves Bonnefoy, Rio Di Maria, Sandra Lillo, Jean-Marie Liénard, Didier-Louis Noregral…):

L’ARDENT PAYS

 

Cycloperies (hommage à Marcel Mariën)

On ne quitte pas Ulysse et la Grèce tout de suite avec les Cycloperies d’Éric Dejaeger

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L’introuvable (1937) de Marcel Mariën

01. Un cyclope bien élevé ne se fourre jamais le doigt dans l’oeil en public

02. Ce cyclope de bas Q.I. est amoureux d’un oeil-de-boeuf

03. Chez l’oculiste, le cyclope paie demi-tarif. C’est chez le marchand de lunettes qu’il douille un max.

04. La cyclope dépense peu en mascara, ricil et fard à la paupière.

05. Le cyclope est avantagé au tir à l’arc: il ne doit pas fermer un oeil.

Voir la liste complète qui comporte 45 entrées sur le blog d’Éric: Court, toujours!

http://courttoujours.hautetfort.com/archive/2012/07/18/cycloperies.html

Blog sur lequel on trouve aussi les textes courts en prose ou en vers de l’auteur de La Saga Maigros (C.I. éditions), ses irréflexions en forme d’apophtegmes, ses « listes potachères » de même qu’une recension des principale revues de littérature et de poésie francophones sans oublier ses lectures.

Lire l’article de Pierre Maury sur La saga Maigros dans Le Soir des 20, 21 et 22 juillet 2012 (en regard de Dr House aux Francos de Spa!):

http://cactusinebranlableeditions.e-monsite.com/medias/files/la-saga-maigros-1.pdf

 

 

 

 

FIÈVRES de Denys-Louis COLAUX

Sur des photographies de Philippe BROUSSEAU, de superbes textes en prose de Denys-Louis COLAUX

Sanction Immédiate – Les Impassibilités de la Passeuse – La Belle dormante – Coco Baronne – La Belle Ailée

L’apparition bleue – La Belle Hélène – La Considérable Gifle – La Porteuse d’Yeux – La Sylphide – La Hurleuse – La Nouvelle Squaw – La Vapeur de la Passion – L’En Allée – Le Cri Rouge

LA DORMANTE 

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Là-bas, une femme qui dort n’est jamais une femme qui dort. C’est une femme qui écoute le granit, la pierre, la cathédrale encore dispersée. C’est une femme qui recueille le gémissement du temps, qui en capte les flux pulsés par un cœur qu’elle est la seule à percevoir. Là-bas, une femme qui dort est une femme qui s’étend dans le bain tiède de sa beauté et, sans se séparer d’elle, la répand comme une rumeur. Là-bas, une femme qui dort est une femme qui se méfie du lait qu’il faut brasser dans le café de la nuit. Là-bas, une femme qui dort est une femme qui, pour noyer les indices, verse du porto dans la nuit. Là-bas, une femme qui dort est une femme qui dort là-haut, qui écrase son bout filtre au cendrier des soleils mouillés. Là-bas, une femme qui dort capture au lasso de sa langue le baiser rouge de la fraise. C’est une femme, là-bas, quand elle dort, qui lessive les suaires de ses fantômes favoris et écaille le tain au miroir bleu de ses phantasmes. Là-bas, une femme qui dort tient une lampe allumée, une lanterne qu’elle balance et qui hèle les épaves des caravelles. Là-bas, une femme qui dort est une femme qui lit à l’écran clair de ses paupières. Là-bas, une femme qui dort est une femme qui dompte l’animal noir de son sommeil. C’est, là-bas, une femme nichée dans la sciure de sa forêt, dans l’ouate de son ciel, dans les étincelles de son jour suspendu. C’est, là-bas, une méfiante eau qui dort dans le trouble de sa navigation. Une femme qui blanchit la feuille noire de son rêve, tend la main vers le commutateur du réel, traverse un dimanche de nef et de solitude. Là-bas, une femme qui dort n’est jamais une femme qui dort.

Mais aussi NEUF CORPS CELESTES, LIVRET ROCOCO et ALBUM BAROQUE: des poèmes ou chansons sur des photographies de Philippe Brousseau

A lire et à voir ici:

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/