LA SOLITUDE DES ÉTOILES de MARTINE ROUHART

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rouhart-solitude-des-etoiles.gifRetour aux sources

 

Martine Rouhart, de son phrasé poétique, nous conte l’histoire de Camille, assistante vétérinaire, qui n’a que pour amis les animaux dont elle s’occupe, et ceux du zoo que son logement côtoie…

   Sans amis Camille ? Oui, par choix. Aucune intrusion dans sa vie, jamais plus, surtout depuis le départ de son mari, prématuré, mort subitement. Elle erre comme une âme en peine, dans cette petite vie tranquille, n’en attend rien de particulier, et se terre dans un profond désarroi. Sa mère, seul véritable lien, lui semble trop vivante, trop extravagante, et ne n’entend pas sa détresse, absorbée par sa propre soif de vivre.

   Un jour, malmenée lors d’une intervention au travail, et à bout de ses incertitudes, Camille débraye et décide de s’éloigner, pour un temps, de cette sombre vie.

   C’est dans une petite maison perdue aux fins fonds des Ardennes qu’elle part se ressourcer, se retrouver face à elle-même, prendre du temps pour elle et compter les heures qui passent.

 

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Martine Rouhart

   « La solitude des étoiles » nous emmène en voyage, un voyage intimiste et profond. Une exploration de l’âme et du coeur, une recherche existentialiste dont Camille éprouve le besoin, un regard assez dur sur ce qu’elle est, un questionnement sur ce qu’elle aimerait être et la surprise de ce qu’elle sera, sortie de cette retraite. Pour ce faire, la nature et tout ce qu’elle apporte d’apaisant, décrite en touches de couleur, vivante, majestueuse, dominatrice, changeante, qui semble envelopper cette femme toute entière et la prendre dans ses bras.

   Petit à petit Camille va changer, avoir d’autres préoccupations, connaître un gros bouleversement et se sentir renaître. 

   Les éléments la supportent, le ciel se révèle et la protège, les étoiles lui sont salutaires. Une rencontre fortuite l’aidera dans son cheminement de pensée, cet être étrange saura l’atteindre en se livrant, par petites touches, rendra petit à petit Camille vivante à nouveau. Comme une psychanalyse, en sorte, on vit en parallèle deux histoires compliquées d’êtres blessés par la vie, qui cherchent des bulles d’air pour respirer encore, qui attendent inconsciemment des lendemains qui chantent, des repères, dans cette profonde solitude qui les mine et les engloutit.

   Un livre touchant, l’écriture est belle, poétique, le thème est universel, chacun peut se retrouver dans ces phrases, dans cette quête de mieux-être.
   Un livre qui fait du bien… 

Le livre sur le site du Murmure des Soirs

 

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RATUREDEUXTROIS de PIERRE BRUNO (Le Bleu du Ciel)

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Lecture ardue que celle de « Raturedeuxtrois » de Pierre Bruno. Pour ce faire, il faut une grande disponibilité, une fameuse capacité d’écoute, une géante ouverture d’esprit et un lâcher prise certain.

On se laisse prendre par cet univers particulier, tous les textes ou poèmes présentés semblent extrêmement travaillés. Pierre Bruno joue avec les mots, le graphisme, les sens, la perception du lecteur, l’emmène sur des chemins boueux, des montagnes vertigineuses, accompagné d’autres auteurs, Baudelaire, Char, Desnos, Michaux, Pessoa, pour ne citer qu’eux.

DIAMAT

Le corset de Mallarmé est sévère
Le corps cède. Mallarmé hait ses vers. 

Ensuite il s’en prend à la Fable de La Fontaine, « Le corbeau et le 6a00d8345238fe69e201b7c91ff060970b-600wiRenard », revisitée avec délices de multiples façons, toujours avec le souci de bousculer votre lecture, occasionnant parfois une mine boudeuse, ou un sourire, ou une énième relecture, tant le jeu est enivrant. Un chassé-croisé de fables s’installe, le corbeau, le renard, et La Fontaine toujours en filigrane, la lecture se poursuit avec la même avidité.

La dernière partie du livre évoque Goethe, c’est celle qui m’a moins plu. Moins de fantaisie dans cette fin d’ouvrage, une recherche sur le poème « Harzreise im winter » de l’auteur, bien que des jeux de graphisme et de mots terminent cette étude.

Un livre surprenant donc, qui captive et intrigue, sans nul doute, et demande beaucoup d’implication de la part du lecteur.

Le livre sur le site de l’éditeur

 

ELISE ET LISE de PHILIPPE ANNOCQUE

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72dpi-elise-lise_couv.jpgQuestions à choix multiples

C‘est un peu dommage de lire enfin un ouvrage paru en début d’année, qui a déjà fait l’objet de multiples commentaires sur la toile et ailleurs, pour lequel les interprétations se multiplient, et qui plus est n’est pas facile au premier abord.

Mais c’est intéressant aussi de proposer une nouvelle approche, d’être moins dans l’analyse du texte, des références littéraires, des qualités d’écriture de l’auteur, de son amour des mots et de son jeu des mots.
Je prends le parti de parler simplement d' »Elise et Lise », et du sentiment qui ressort de ma lecture.

D’abord, Elise n’a pas de chance. Elle a une colocataire et amie qui est une véritable sangsue, de ces personnes qui vous font du charme, vous empapaoutent et finalement vous mangent tout entier. Car la Lise, c’est quelque chose. Elle débarque subitement dans la vie d’Elise, aime Elise, enfin, elle aime tout d’Elise, à un point tel qu’elle ne se gêne pas pour lui piquer ses fringues, pour s’immiscer dans sa famille, dans sa vie, pour… je n’en dis pas plus !

Et Elise, au début du moins, ne voit rien. Cette particularité m’a rappelé le « Pas Liev » de Philippe Annocque, Liev qui ne voyait rien, n’entendait rien, que j’avais envie de secouer parfois tant il était agaçant, pour le faire réagir, lui ouvrir les yeux. Avec Elise, c’est un peu la même chose. On a envie de lui dire de faire attention, de se méfier des sourires, des courbettes, de vérifier ses affaires, de ne pas être si insouciante et heureuse de vivre. ob_608ce3_philippe-annocque.jpg

Sûr que c’est encore une histoire qui tape sur les nerfs, une histoire simple pourtant, rien de spectaculaire, mais une étude profonde des êtres et de leurs côtés sombres. Avec un final qui laisse dubitatif, qui présente diverses options – l’une d’entre elles, d’ailleurs, me plaît particulièrement -, c’est un livre qui n’est en vérité pas terminé, qui offre au lecteur la possibilité de continuer l’histoire, ou de l’achever par tel ou tel moyen. 

Donc c’est une lecture assez dérangeante, comme vous pouvez le constater, qui ne laisse pas indifférent et qui apporte son lot d’interrogations… Avec des non-dits, du suspense, des suggestions, diverses interprétations, on veut savoir, on veut comprendre, et on peut tout imaginer. Se mettre à la place d’Elise, par exemple, ou de Lise, et voir un peu comment les choses pourraient évoluer… ou pas !

 

Le livre sur le site de Quidam éditeur

Philippe ANNOCQUE sur Quidam éditeur

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HUBLOTS, le blog de Philippe Annocque

 

LE PETIT GARÇON SUR LA PLAGE de PIERRE DEMARTY

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31Y2vtPVmyL._SX195_.jpgLes larmes d’un homme 

Un homme à la petite quarantaine, marié et père de deux garçons, se trouve seul en ce début d’été 2014. Sa femme et ses enfants viennent de partir en train pour leur destination de vacances, il doit attendre une semaine pour les rejoindre. De quoi rompre la routine de sa vie bien rangée, il se sent toutefois très seul et erre comme une âme en peine chez lui, ne trouvant plus les moyens d’avancer. La vie reprend son cours et un soir, ne sachant que faire, il entre au cinéma. Le film ? Il n’en a aucune idée. Il voit une affiche mystérieuse, style science-fiction, et le visage d’une actrice américaine sexy, sur une affiche. Il prend son billet, entre dans la salle, et attend la projection. L’histoire ? Une extraterrestre qui séduit des hommes et prend possession d’eux pour survivre. Ce film ne lui plaît pas plus que cela, il regarde sans voir, jusqu’à cette image, l’image d’un tout jeune garçon, encore bébé, qui ne sait pas marcher, assis au bord de la mer. Devant ses yeux, ses parents et son chien. Tour à tour, chacun d’eux va plonger, puis ne jamais revenir. Et le garçonnet, impuissant, se retrouve bientôt abandonné, pleure, puis hurle…

Cet enfant émeut notre homme, il sent sa gorge se nouer, les larmes couler sur ses joues, s’étonne de tant d’émotion face à cette scène pourtant irréelle, il se sent pour un temps dans le corps de cet enfant, et s’interroge sur ce bouleversement insolite.

3 septembre 2015. L’image d’un enfant étendu sur une plage, inerte, victime de la mer et de l’indifférence du monde, a fait le tour de la planète. Une sacrée claque pour chacun(e) d’entre nous, l’indignation a envahi les médias, la toile, les grands de ce monde ont réagi sur Twitter… et puis…

Et puis de nouveau notre homme, encore fragilisé par le film vu l’été de l’année précédente, va replonger dans une profonde tristesse. Le pourquoi, le comment, le poursuivent à nouveau. 

 

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Pierre Demarty

Pierre Demarty, dans ce livre, entre dans le coeur et l’âme de cet homme. Un homme qui ne pleure jamais, qui vit sa vie tranquillement, sans heurt et sans grandes émotions. Heureux d’avoir fondé une famille, il protège les siens affectueusement, mais sans démonstration. La naissance de ses deux fils l’ont comblé de bonheur, mais c’est dans l’ordre des choses. Alors, quand il se trouve face à ces deux images, il est chamboulé par des sentiments presque inconnus, honteux de voir jaillir les larmes et le trouble. Peu bavard, son silence soudain n’étonne personne. 

Lui seul sait, sent, même si à peine, cet été-là, combien ce silence en lui s’est infléchi. Ce n’est plus le même, plus exactement comme avant. Rien ne le trahit pourtant. Ce n’est presque rien, une imperceptible déclinaison. Comme une goutte d’encre diluée dans de l’eau claire, y ajoutant un rien de couleur, d’ombre, un rien d’âcreté que nul à moins d’y goûter ne saurait déceler.

Très touchante, cette histoire est particulière par son approche. Le titre, plutôt évocateur, nous trompe sur le contenu du livre. On ne s’attend pas à ce dénouement, à ce voyage au plus profond d’un être que rien n’avait amené à se livrer autant. Prenant, émouvant, étrange, ce lâcher-prise en dit long sur les convenances, l’ordre établi et le refoulement des émotions chez la gent masculine. 

Tout ceci est servi par une écriture empreinte de poésie, de pureté et d’émotion. Les descriptions sont autant de petits plus apportés aux lecteurs, afin qu’ils puissent visualiser les scènes sans trop d’interprétation personnelle.

 

     Le livre sur le site des Éditions Verdier 

BREFS APERÇUS SUR L’ÉTERNEL FÉMININ de DENIS GROZDANOVITCH

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51RH49hKhZL._SX302_BO1,204,203,200_.jpgDécryptage complaisant

Au vu du titre, « Brefs aperçus sur l’éternel féminin », je me suis longuement interrogée sur ce que contenait ce livre, craignant le regard de l’auteur sur la gente féminine. Dès les premières pages, je me suis amusée. 

Denis Grozdanovitch retrace le fil de sa vie, et les rencontres et/ou conquêtes qui ont jalonné son existence. Les filles qu’il évoque sont toutes différentes, et présentent tant de particularités qu’il y avait lieu, effectivement, de s’interroger plus avant et d’en compiler cet ouvrage. Des premiers émois, plutôt sensuels qu’amoureux, à la tentative de conquête affirmée, des histoires naissantes aux « vents » inavouables, l’auteur décrit physiquement et psychologiquement ces différentes femmes, de façon très respectueuse. Ce sont souvent des Déesses, des canons de beauté, l’une artiste recluse, l’autre cover-girl, ou encore aristocrate italienne en mal de modernité, elles brillent aussi parfois d’intelligence, de subtilité, ou jouent de séduction. 

Les histoires, ou plutôt anecdotes, sont pleines de détails, certaines scènes offrent une grande perception visuelle. L’émotion, l’intensité, la poésie trouvent également leur place au fil des pages, sur fond d’humilité, car l’auteur se renvoie ses échecs ou son manque d’audace en pleine face. Une pointe d’humour parfois, une grande lucidité toujours, ce livre montre la Femme sous toutes les facettes ce qu’elle peut présenter, fatale, mystérieuse, instinctive, calculatrice, désarmante, provocatrice, directive, envoûteuse, sorcière etc… Et notre pauvre auteur, submergé de tant de complexité, essaie de décrypter les codes et de ne pas trop pâtir de ces expériences. 

Il évoque par ailleurs longuement l’enfance, la petite fille, en étudiant « Alice au pays des merveilles » et les dispositions de Lewis Carroll à son écriture, ainsi que celles d’autres auteurs ayant mis en avant la petite fille dans leurs oeuvres. 

Un petit passage pour méditer… 

Le fin mot est ici lâché : le poète souffre d’avoir dû devenir une grande personne, « une personne qui a raison, une personne perpétuelle ». Or le poète n’est-il pas celui qui, précisément, a su préserver l’âme de l’enfant dans le corps de l’adulte ? Et celui qui conserve cette intense nostalgie du vert paradis, n’est-il pas fatal que, lorsqu’il rencontre une petite fille « effervescente », il cherche maladroitement à lui signifier qu’au plus intime et au plus secret de cette grande carcasse qui est devenue la sienne, se dissimule encore un petit garçon tout à fait disposé à subir ses impertinences et à partager ses lubies ?

Le livre sur le site de site de Points Seuil

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COULEURS FEMMES : 60 FEMMES POÈTES D’AUJOURD’HUI

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couleurs-femmes-300x495.jpgRegards de femmes

Couleurs femmes est un instantané photographique de la poésie féminine du moment. 

En 2010, à l’occasion du Printemps des Poètes, ce recueil est sorti, en l’honneur des femmes, thème de l’année. 

Non pas comme une bannière revendicatrice, mais pour rassembler des poètes femmes francophones de tous horizons, (poétesse étant un mot laid) et découvrir leurs mots, leurs idées, leurs émotions. 

On y trouve pour tous les goûts, de la poésie sage à celle qui dérange, de celle qui murmure à celle qui hurle, des bonheurs, des douleurs, des blessures encore ouvertes, des souvenirs enfouis, des instants fabuleux, des regards…

 

« Si nous devons tomber
Que ce soit d’une même chute
Etincelants
Et brefs comme l’oiseau
L’arbre
La foudre « 

(Anne Perrier)

 

Elle vit, la poésie des femmes de notre temps, à l’instar de celle des hommes, toute aussi mouvementée, variée et évocatrice. 
Textes inédits ou extraits d’ouvrages, Couleurs femmes dresse un portrait digne et authentique de celles qui jouent avec les mots aujourd’hui et méritent leur place dans le paysage littéraire…
Parti pris ? Non, avis de lectrice simplement, touchée par cette poésie diverse qui s’entremêle et offre un joli assemblage, avis conforté par la préface de Marie-Claire Bancquart.

A découvrir, pour les amateurs de poésie.

 

Le livre sur le site du Castor Astral

POÈMES de

Maram Al-Masri • Gabrielle Althen • Ghislaine Amon
Édith Azam • Marie-Claire Bancquart
Silvia Baron Supervielle • Linda Maria Baros
Jeanine Baude • Claude Ber
Béatrice Bonhomme-Villani • Tanella Boni
Martine Broda • Nicole Brossard • Guénane Cade
Francesca Yvonne Caroutch • Patricia Castex Menier Andrée Chedid • Danielle Collobert
Fabienne Courtade • Marcelle Delpastre
Virginie de Lutis • Denise Desautels
Hélène Dorion • Ariane Dreyfus
Chantal Dupuy-Dunier • Marie Étienne • Sylvie Fabre G
Albane Gellé • Guersande
Vénus Khoury-Ghata • Anise Koltz • Catherine Lalonde
Josée Lapeyrère • Camille Loivier • Sophie Loizeau Claire Malroux • Joyce Mansour • Maximine
Sandra Moussempès • Colette Nys-Mazure
Florence Pazzottu • Anne Perrier • Isabelle Pinçon Véronique Pittolo • Valérie Rouzeau • Amina Saïd Annie Salager • Nohad Salameh • Hélène Sanguinetti
Esther Tellermann • Françoise Thieck • Angèle Vannier Christiane Veschambre • Laurence Vielle •
Yolande Villemaire • Liliane Wouters • Josée Yvon

 

LA PART DES NUAGES de THOMAS VINAU

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À fleur de peau
J’avais découvert Thomas Vinau avec Ici, ça va, et poursuivi par Nos cheveux blanchiront avec nos yeux. J’ai voulu continuer avec son troisième roman, La part des nuages, avant d’entamer les oeuvres poétiques, à proprement parler, de cet auteur.

Joseph est un papa divorcé, et vit avec son petit garçon, Noë. Il travaille dans une bibliothèque, sans plus de passion, et se consacre entièrement à son petit bonhomme. La vie est belle et simple, jusqu’au jour où Noë part pour les vacances chez sa mère…

 
Cette fois, Joseph supporte mal l’absence de son fils, et sombre dans des pensées profondes et un état second, lesquels font resurgir de vieux démons.
 
Thomas Vinau est un poète, cela se sent aussi dans ses romans. Il a le don d’ajouter le petit rien qui rendra la phrase plus belle, le sentiment plus fort, la douleur plus vive. Les tourments de Joseph sont relatés avec beaucoup d’émotion, le lecteur est appelé à les partager. La séparation du père et du fils devient hautement dramatique. Ce n’est plus l’enfant qui a besoin de son père, c’est tout à fait l’inverse, Joseph manque d’oxygène, cherche à maintenir la tête hors de l’eau, attendant comme il peut le retour de Noë, plus rien ne compte que lui.
 
Un livre à fleur de peau, certainement celui que je préfère jusqu’à présent, de cet auteur.
 

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