LE DON DES MORTS de DANIÈLE SALLENAVE, par Philippe LEUCKX

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Philippe LEUCKX

Oui, il y a un « Don des morts », certes, offrande des livres d’auteurs disparus, parfois morts au combat (Alain-Fournier), mais plus largement don de nos morts, au-delà des guerres, des cimetières et des célébrations, morts qui ont légué telle couleur des yeux (je pense au beau poème de Supervielle consacré aux yeux de sa mère défunte), tel paysage mental, telle culture, tel gène précieux !

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Le livre de Sallenave, par ailleurs essayiste remarquable de « L’églantine et le muguet, « Castor de guerre », « Rome », « Nous, on n’aime pas lire »), par ailleurs admirable nouvelliste (Un printemps froid), par ailleurs remarquable romancière (Les portes de Gubbio, La vie fantôme, Adieu, D’amour, Viol, Les trois minutes du diable…), est sans doute, avec « Qu’est-ce que la littérature? » de Sartre et « Le degré zéro de l’écriture » de Barthes l’un des essais les plus féconds sur ce qu’est l’apport de la littérature à l’existence humaine.

Danièle Sallenave nous convainc qu’il est impossible de vivre complètement sans les livres. « Sans le recours » ou « le secours » des livres. Les livres sont les dons « que nous font les morts pour nous aider à vivre » (p.39)

Ce qu’elle a découvert très tôt : « une vie mutilée », « dépossédée » ; une vie « sans les livres » (p.42)

Avec le livre, « on s’évade alors du monde non pour le quitter, mais pour le rejoindre » (p.54)

« Pour que le monde soit, il me fallait, dit-elle, qu’il fût décrit » (p.61)

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Danièle SALLENAVE

Un monde où le livre se découvre : dans le calme, pour, et là Sallenave réactive une pensée bachelardienne, que « nous lisions » : « Nous ne lisons plus, nous rêvons; mais c’est peut-être la même chose » (p.64)

D’autant que, dans un monde difficile, le livre est un recours pour l’homme : combien de gens laissés « aux bords de la culture » car « les temps que nous vivons, ce monde où nous vivons est terrible pour les sans-culture : il ne leur laisse aucune chance » : constat terrible, terriblement vrai. (p.72)

Révolutionnaire au meilleur sens du terme, Sallenave croit à  » l’émancipation  » grâce à la culture, grâce au livre.

Le vitalisme de Sallenave luit fait écrire assez naturellement que « la littérature est une expérience de la vie, capable de transformer celui qui l’a fait » (p.91).

SALLENAVE, LE DON DES MORTS, Gallimard, 1991, 192p.

Le livre sur le site des Éditions Gallimard

Les livres de Danièle SALLENAVE sur le site de Gallimard

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DEUX NOUVEAUTÉS DES CARNETS DU DESSERT DE LUNE, par Philippe Leuckx

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Philippe LEUCKX

DANS L’ODEUR DES LIVRES ET LE PARFUM DU PAPIER D’ARMÉNIE, des Entretiens avec JEAN-PIERRE CANON, libraire de « La Borgne Agasse » 

Serge Meurant, poète, et Frédérique Bianchi se sont entretenus avec ce libraire-bouquiniste vraiment pas comme les autres, à l’expérience quasi mythique. N’a-t-il pas correspondu avec Henry Poulaille, préfacé Neel Doff, conservé dans ses caves nombre de correspondances d’écrivains, reçu poètes et romanciers à son enseigne, Pirotte, Dhôtel… ?

Le petit volume de 48 pages, au-delà des photos (e.a.d’André Dhôtel), est édité dans une très belle typographie (American Typewriter) qui donne à la lecture ce surcroît d’intérêt et d’esthétique.

On plonge dans ces entretiens comme on fouille dans les caisses de livres à la quête du volume rare, ou précieux, ou introuvable ailleurs.

L’Agasse, du wallon, est une pie et, l’auteur ne le précise pas, aussi un morceau de terrain agricole mal hersé (laisser des agasses).

La boutique, chère à Perec, la boutique d’envol des mots, la boutique pourvoyeuse de merveilles (de Twain à Pirotte, en passant par la littérature prolétarienne – fer de lance de la bouquinerie, qui en est à sa quatrième adresse bruxelloise) recèle des trésors.

Le livret le rappelle, avec une dose de fraîcheur, d’histoire littéraire et de convivialité. Car notre libraire est un hôte évident.

Feuilleter les premières pages du livre

Bouquinerie La Borgne Agasse

***

LA QUINCAILLE DES JOURS de FRANCESCO PITTAU paraît dans une belle collection presque carrée, Pleine Lune, postfacée par l’écrivain Gil Jouanard.

99 poèmes sont proposés à la lecture, textes brefs, très simples, jouant des sens (le tactile et le visuel réservant nombre de vers).

L’été, la méridienne, l’observation de fourmis et de mouches, le lever, l’empan des choses banales et quotidiennes : voilà ce dont l’auteur fait son marché pour le meilleur (la poésie affleure : « le jour te va comme un gant ») ou pour le répétitif (que d’anaphores) ou la simple banalité (« Je me suis levé/ réveillé par le soleil/ la sieste est terminée » ou « c’est un peu toi/ c’est un peu moi/ c’est un peu nous » ou « Ton odeur / de lilas/ me suit/ où que j’aille »). L’auteur céderait-il à la parodie ?

En tout cas, ces petits textes, dont la simplicité flirte parfois avec la facilité, voire le cliché (« flamme dansante de la bougie » ou « couché dans l’herbe/ je regarde passer les nuages » ou « champs accablés par la chaleur ») selon moi tournent court assez souvent, ils manquent du mordant que l’auteur privilégie ailleurs, sauf quand un haïku plus dense montre sa cruauté : « J’ai tué la tristesse/ d’une balle en plein/ cœur » ou quand mimant Giono « La nuit est entrée dans la maison », ou à l’occasion d’une insertion un peu misanthropique, quoique (« J’aime les terrasses d’où je vous vois disparaître/ en me laissant/ un tout petit bout de votre vie »).

Le danger, en poésie, est parfois de ne point pouvoir éviter le banal constat.

Pittau nous doit une revanche.

Feuilleter les premières pages du recueil

FRANCESCO PITTAU aux Carnets du Dessert de Lune

Les nouveautés des CARNETS DU DESSERT DE LUNE

 

CHRONIQUES D’UNE ÉCHAPPÉE BELLE de LUC BABA, par PHILIPPE LEUKX

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Philippe LEUCKX

Récit d’une renaissance chez Maelström (qui a publié du même auteur « La timidité du monde » et les remarquables « Billes » de Kenny Ozier-Lafontaine (Paul Poule), « Aventures de Mordicus » de Paul Emond, « Poche de noir » de Gérard Mans, « Histoire de lune d’eau et de vent » de Sorah Sepehri et « La forêt-mémoire » de Chantal Deltenre).

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Luc Baba (1970) raconte la douleur, l’hôpital, le vertige, avec poésie, élégance, en petits chapitres clairs. Le cœur a lâché, la mort fut proche. Deux ans et un peu plus, le livre se referme. Il nous est donné pour suivre un parcours de vie et d’éblouissement. Sort-on de telle aventure, grandi ? guéri ? renouvelé de fond en comble ?

Sa chronique vaut par la lumière intense que les mots posent sur un monde abrupt (la maladie l’est toujours), ouvert (à l’aune du regard de Lili qui l’a adopté comme deuxième père), saisissable (puisque la langue s’apprend comme l’eau que le malade doit raisonnablement prendre, comme l’air à respirer), prégnant (les mots suffiront-ils à découdre la blessure?).

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Luc BABA

Parmi tous les livres en souffrance (et combien, et beaucoup trop pour mes yeux), ce témoignage au beau titre (on l’a « échappé belle », cri du coeur) s’insinue loin, fait place aux fleurs (ces deux orchidées baptisées par le poète d’un Prix de poésie décerné par l’A.E.B., le Delaby-Mourmaux, qu’il cite en p.25, reçu, au Sénat, pour un beau livre paru aux éditions M.E.O. – et j’en suis témoin direct, puisque je le présentai alors ), à la mer, au vent reconstructeur, à la musique (et combien, le poète romancier est chanteur, fan d’Arno, du Boss…).

Le livre remue parce qu’il est vécu d’un intérieur douloureux et partageable : qui n’a vécu, souffert, éprouvé l’hôpital, la maladie?

L’auteur sait doser souffrances et éclaircies, et l’éclairage sentimental ou amoureux, le sourire de Lili, la vie « devant soi » offrent au lecteur l’occasion de se repencher sur la gravité légère du monde, sa légèreté grave.

Luc BABA, Chroniques d’une échappée belle, Maelström Réevolution, 2018, 128p., 14,00€. Photo de couverture de l’auteur.

Le blog de LUC BABA

Le livre sur le site de l’éditeur

 

TROIS RECUEILS POÉTIQUES DÉCALÉS : L’HUMOUR À L’HONNEUR, un article de Philippe LEUCKX

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Philippe LEUCKX

Trois recueils poétiques décalés. L’humour à l’honneur.

Trois univers au rendez-vous : cinéma, poésie japonaise et petite linguistique poétique.

 

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1. Jean Marc Flahaut et Frédérick Houdaer, Cinéma inferno, Le pédalo ivre, juin 2018, 86p., 11€.

Dès le titre, le duo recourt à une référence d’emblée balayée par l’humour dévastateur, ce film de référence « Cinema paradiso » de Tornatore, pour nous plonger dans un univers de détournement absolu. On rit jaune noir dans « une ville livrée au chaos », celle du grand écran et des souvenirs infernaux qui le traversent.

Se moquer d’une liste de cinéma. Ou d’une blonde qui n’est pas vraiment blonde comme quand elle est brune, pas plus.

Le cinéma français; les westerns tournés dans la Sierra Nevada espagnole; le snobisme; les films aimés : tout passe à la moulinette des deux compères.

CREDO

« quand je serai grand

je ferai Tristan Corbière gérant de vidéoclub « (p.34)

L’enfer, pavé de bonnes ou de moins bonnes intentions, est un lieu où « je me perds dans un cinéma labyrinthique/ une sorte de multiplexe aux couloirs interminables » à la « Shining ».

Défilent des brutes, des blondes, des truands, de belles gueules, Bruce Lee, Harrison Ford, Jodie Foster, de quoi cibler large.

Le cinéma n’en finit pas de faire parler de lui. Les deux cinéphiles sauvages et acides l’ont bien compris.

Le recueil sur le site du PÉDALO IVRE

BRANLOIRE PÉRENNE, le blog de Frédérick HOUDAER

FROM YOUR FRIENDLY NEIGHBORHOOD, Le blog de Jean-Marc FLAHAUT

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Cover theorie et pratique du haiku rate 04 04 2018

2. Roger Lahu & Hozan Kebo, Théorie et pratique du haïku raté, Cactus Inébranlable éditions, 2018, 78p., 10€.

Ce genre bien à la mode, haïku, haïkaï, donne des ailes à deux contempteurs magistraux de ce style d’écriture qui voudrait ramasser, si possible, les atouts culturels loin de chez nous.

Chaque haïku proposé se voit criblé d’ironie () :

52

« les vrais rockers meurent à 27 ans

les vrais poètes sont maudits

les vrais haïkus m’emmerdent »

(mais j’aime bien les koans zen

brèves de comptoir

de vieux bhikkhus bourrés au saké)

(rien que ce mot « vieux bhikkhus »/ me fait marrer) (p.40)

95

« dans une foire « aux plantes rares »

j’ai goûté un pesto à l’ail des ours

meilleur que le mien ça m’a vexé » (p.63)

48

(quelle est la fragrance

d’un haïku raté :

florale boisée orientale hespéridée fougère chyprée cuir?)

(ici et maintenant ça sent l’oignon et le lardon)

Le recueil sur le site du CACTUS INÉBRANLABLE

+

Cover le coureur

3. Eric Dejaeger, Les coureurs avaient de ces bouilles !, Cactus Inébranlable éditions, 2017, coll. Les p’tits cactus # 43, 82p., 9€.

Une linguistique, vraiment, sommeille en ces vers, aphorismes, définitions, titres détournés, jeux de préfixes, d’un humour énorme, se nourrit, se développe, sert de style de frappe pour un auteur qui se renouvelle dans le burlesque entre poésie, popoésie (coll. qu’il dirige), métaphysique des tututes, lexique bouffon, proverbes « sahélien » et « coprophile », calembredaines, calembours-ge, aphoristhmes:

« j’aurais pu être un drôle de monarque : j’eus bu, roi » (p.21)

LE PREFIXE MONO

« Mononcle : frère célibataire du papa ou de la maman »

« Mononne : religieuse ermite »

« Monotaire : officier public personnel » (p.33)

DICTON de fumeur

Glaires du matin, petit dèj’ malin.

(100% bio, et directement du producteur au consommateur.) (p.54)

Les bouilleurs avaient de ces c… !

Avec ce Dejaeger, tout est permis, et n’oubliez pas : son conseil : Contrepétez deux fois.

Le recueil sur le site du CACTUS INÉBRANLABLE

COURT TOUJOURS, le blog d’Éric DEJAEGER 

UN IMMENSE EXPLORATEUR DE LA DOULEUR INTIME : PHILIPPE RAHMY-WOLFF, un article de Philippe Leuckx

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Philippe LEUCKX

Je découvris son premier et bouleversant témoignage littéraire pour ma chronique « Poésie panorama » du « Journal des poètes » en 2006. Le livre de Philippe venait de paraître chez Cheyne éditeur en 2005.

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Je le reprends, et la fulgurance reste celle qui me traversa : la douleur s’y écrit sans une once de pose et il m’est douleur d’en écrire puisque Philippe n’est plus là depuis un an. Le mal ne l’a guère empêché d’écrire, de vivre, de voyager, et il s’est mis au roman (Allegra), au récit (Monarques), à l’essai de voyage (Pardon pour l’Amérique). J’ai parlé des trois dans La Cause Littéraire.

Son premier opus, déchirante déclaration du mal qui le saigne, est une prose éclatée en petits segments d’aveux sans ambages :

« Le corps est un fourreau pour la seule agonie, fendu quand se cambre le long pli de la révélation du cœur, la douleur sortie de sa gangue. Assez de pleurs. » (p.26)

« Venez-moi en aide, j’ai mal. » (p.33)

« Le bord du chemin est un tesson » (p.34)

Par la fin faut-il prendre les choses, puisqu’elles en ont une, inéluctable, foncière

« La douleur accomplit sa mue, elle termine par le Verbe », p.56.

Au corps/cœur brisé par cette maladie de verre, le poète répond d’une salve de mots, puisque ce sont les seules armes qui lui restent pour vivre, pour assurer, par la fin, le mouvement de sa sublime poésie incarnée dans des mots qui ne leurrent pas, vrais jusqu’à la brisure qu’il ressentit jour après jour.

Mouvement par la fin. un portrait de la douleur, Cheyne, Grands fonds, 2005, 64p., 13,50€. Postface de Jacques Dupin

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Philippe RAHMY

Le livre sur le site de Cheyne Editeur

PHILIPPE RAHMY chez Cheyne Editeur

 

 

FRAGMENTS (5) de GÉRARD PARIS, une lecture de Philippe LEUCKX

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Philippe LEUCKX

fragments-5

Chaque poème est constitué de vers elliptiques, chacun ayant une portée d’aphorisme ou de réflexion cumulative, puisque le poème (et il y en a 31) se nourrit de chaque vers. Le lecteur ainsi peut à l’envi se gorger des mots, récrire les variations que chacun des poèmes propose à sa cogitation :

11

Visions internes : des tissus bariolés, fragmentés,

striés…

La lampe, le langage : interstices entre les mots, le

silence, la lumière…

(…)

Les métaphores, les consonances, les appariements de sens et d’images, les appositions forment l’essence d’une écriture qui aime jouer des allitérations, des énumérations et des signifiants :

26

Matité et mutité : couleurs et changements…

Le signe et le silence : mutisme, blancheur et

envol…

« polir le poème avec un couteau de lumière » (p.38) est une lumineuse trouvaille, qui nous enjoint à nous replonger dans ce bref recueil, qui va plus loin que le simple énoncé, dans une zone métaphysique de l’être qui se cherche. Arpenteur métaphysique, témoin des crépuscules.

Gérard PARIS, Fragments (5), Bleu d’encre, 2018, 44p., 10€. Illustrations de Laurence Izard.

Le recueil sur le site d’Espace Livres & Création

Le site des Editions BLEU D’ENCRE

SEULS LES ÉCHOS DE NOS PAS de FRANÇOISE PIRART, une lecture de Philippe LEUCKX

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Philippe LEUCKX

D’une disparition Françoise Pirart retient « Seuls les échos de nos pas ». Un roman que publie Luce Wilquin, le 18e livre de son auteur. (208 p., 19€)

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Sur le mode de l’enquête intime, plus que policière, deux proches recherchent Coline, volatilisée depuis sept longs mois.

Le frère de la disparue et la grande amie de Coline, Anaïs, mènent ces recherches en pistant les moindres indices, en fouillant jusqu’au cœur des relations qu’elle pouvait entretenir avec des personnages que le lecteur découvre peu à peu : un peintre, un Russe, un ami bruxellois, la « femme de Gilles », Sophie, et l’étrange s’installe.

De cette intrigue assez échevelée – on passe des bois profonds où réside Gilles à la région aragonaise, on évoque un ancien ami espagnol du père d’Anaïs…, on est sensible à la quête éperdue pour sauver de quelqu’un la moindre trace.

D’une écriture claire, très soignée, ménageant astucieusement les données susceptibles de guider le lecteur, la romancière belge brosse un aujourd’hui perturbé et perturbant où tout le monde peut désirer un jour couper les ponts, disparaître…

J’ai pensé en lisant ce livre de Pirart à l’Espagne d’Antonioni et à son reporter souhaitant se fondre dans une autre vie.

Des fausses pistes sont agréablement levées sur le chemin de lecture, nous ne les dévoilerons pas, comme dans tout bon roman « policier ».

La fin lyrique signe une réflexion sur la place de l’autre, le vide d’une maison sans trace personnelle.

La tenue de ce roman, road-movie proche dans l’esprit du beau premier film de la jeune et talentueuse Amélie Van Elmbt (La tête la première, 2011), est à souligner et sa charpente souple pour conquérir le lecteur et lui assigner un juste suspense.

P.L

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Françoise PIRART

Le roman sur le site des Editions LUCE WILQUIN

FRANÇOISE PIRART chez Luce Wilquin