SUITE A SON TEXTE POLÉMIQUE SUR GRETA THUNBERG, MICHEL ONFRAY DÉCIDE D’ARRÊTER LA PHILOSOPHIE

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Après la polémique suscitée par sa diatribe contre Greta Thunberg, Michel Onfray décide d’arrêter la philosophie.

 » La masse de réactions indignées m’a ouvert les yeux, a-t-il dit, je ne m’étais pas rendu assez compte de la teneur imbécile de mes propos. »

Le visage grave, affligé, marqué par l’incessant questionnement intérieur et plusieurs nuits d’insomnie, le fondateur de l’Université populaire de Caen a ajouté :

 » La pertinence des réactions, parfois brutes, dans leur expression (mais le peuple est brut) m’a fait prendre conscience de l’importance de Greta Thunberg dans l’histoire de la climatologie. À partir d’aujourd’hui, je me mets au service de Greta et des idées qu’elle défend. Je ferai du vélo d’appartement pour aller d’un point A à un point A, j’écrirai des tribunes pour alerter l’opinion, marquer terriblement et durablement les esprits et plus jamais on ne me surprendra plus en train de réfléchir sur le sens de mes actions. J’agirai tel un automate écologique, sûr de son combat et de l’idéologie qui le sous-tend. « 

Il a aussi signalé aussi qu’il avait contacté la chanteuse Mylène Farmer, avec laquelle il entretient des relations amicales et professionnelles depuis longtemps, pour un duo à venir façon Dalida et Delon, en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.

Sur ces propos sages, qui ne manqueront pas d’être loués par une grosse majorité de population (la population est sage) et Aurélien Barrau, Michel Onfray est reparti en trottinette mécanique rejoindre son vélo d’appartement à gestes lents, très très lents, pour ne pas produire de perturbations climatiques ni de secousses sismiques.

Il nous a fait l’effet d’un moine bouddhiste dans une boutique de produits zen.

 

 

 

 

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Marcelin P., 88 ans, de Solre-sur-Sambre préfère mettre fin à ses jours plutôt que d’annoncer à son arrière-petite-fille qu’il a laissé couler l’eau du bain…

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Il est près 21 heures, ce 23 juin, quand, Henri P., un octogénaire, qui vit seul dans une maison sociale de Solre-sur-Sambre depuis le décès de son raton-laveur il y vingt-cinq ans, fait couler l’eau de son bain. Un appel téléphonique de son arrière-petite fille qui lui annonce sa réussite au CEB avec un résultat de 94% le distrait de ses préparatifs. Grettaline lui annonce qu’elle passera le visiter jeudi après-midi car les manifestations pour le climat ne reprendront qu’en septembre. Quand il revient dans sa salle de bain, il constate qu’il a oublié de fermer l’obturateur et que l’eau s’est écoulée en pure perte. Une perte qu’il évalue à 80 litres, pour le moins, d’eau potable. Marcelin P., plus décontenancé que lorsqu’il a perdu l’usage de la vue à l’âge de huit ans, n’imagine pas annoncer la nouvelle à sa petite fille et met fin à ses jours, par noyade. Par souci d’économie, il plonge la tête dans un seau d’eau et la tient immergée aussi longtemps qu’il faut. Elle pourra ensuite servir à arroser les plantes du hall d’entrée, pense-t-il, dans une ultime bulle. De toute façon, il n’a jamais supporté la canicule, nous a confié une voisine en guise de consolation.

Un nouveau drame de la décroissance ou du réchauffement climatique, on ne saura jamais.

 

 

LE DIVERTISSEMENT CULTUREL BIENTÔT AU PROGRAMME DE NOS CHAÎNES DE TÉLÉ !

Patrick Sébastien l’a annoncé lors de ses adieux au music-hall cathodique : l’heure est venue du divertissement culturel... après l’esprit Canal et l’infotainment façon Ardisson qui ont vu leur acmé dans les émissions d’Hanouna ou de Ruquier.

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Ainsi, la saison prochaine, un dimanche par mois, l’émission de Patrick Sébastien laissera la place au Plus Grand Cabaret du Monde des Écrivains animé par François Busnel qui recevra, pour débuter la saison, Michel Onfray venu nous présenter meilleurs tours de prestidigitation éditoriale, ses acrobaties philosophiques, ses clowneries hédonistes préférées. En fin d’émission, après être passé de table en table pour accueillir ses invités en compagnie de l’animateur de la soirée, il interprétera une reprise des Serviettes (forcément hygiéniques) avec Mylène Farmer. Il se murmure déjà qu’en cours d’émission Michel Houellebecq viendra pousser la chansonnette accompagné de Jean-Louis Aubert à la guitare rêche pour présenter son roman de la rentrée prochaine : Les Particules alimentaires, sur le culte de la culture bio.

Sur notre chaîne belge de service publique francophone préférée, ce sera la revisitation de l’émission de variétés mythique des années 70, Chansons à la carte, sous la nouvelle appellation Écrivains à la carteet c’est bien sûr Thierry Bellefroid qu’on a  choisi pour entrer dans le costume à paillettes d’André Torrent, avec cette fois les fans de littérature assis en cercle par terre face à leurs idoles. Au comptoir, pour les potins sur le monde littéraire, on trouvera Michel Dufranne et Gorian Delpâture dans les rôles tenus jadis par Edouard Caillau et Sim : une belle tranche de rire en perspective.

Pour la première émission, après maintes discussions en interne, l’invité d’honneur sera Vincent Engel Barbara Abel Caroline Lamarche Jacques De Decker Pierre Coran Benoît Peeters Antoine Wauters Adeline Dieudonné Carl-Emmanuel Schmitt, le plus belge d’entre tous, qui entonnera La Lettre à Elise de son cher Beethoven, sur un texte délicat de Damso, avec un chœur des Académicien(ne)s belges dont Amélie Nothomb en chair et en chapeau.

Tout le monde artistique se réjouit vivement de cette accession de la culture littéraire à des heures de grande écoute sur le service public.

 

QUE VOIT DENIS DUCARME SUR LES PLATEAUX TÉLÉ EN DEHORS DE SES PRISES DE PAROLE ?

Régulièrement, lors de ses interviews, en dehors de ses prises de parole, Denis Ducarme fixe un point lointain, légèrement surélevé, au-delà du cercle composé par l’animateur du débat et les autres participants. Signe de détachement zen, de dédain de la chose politique quand elle est gangrenée par l’opinion publique, fuite hors du champ du débat, paranoïa légère… ?

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Après des mois d’analyse d’enregistrements de débats et rencontres auxquels participait Denis Ducarme en tant qu’intervenant, des experts viennent d’apporter la réponse. Ils ont conclu que l’actuel Ministre fédéral des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l’Agriculture et de l’Intégration sociale, fixe un territoire du ciel qui coïnciderait (dans l’espace mental du sujet) avec le lieu des idées libérales et du non-travail (hormis le travail parlementaire) dans lequel se mêlent étroitement les figures d’Adam Smith, le visage de son père Daniel, la Thudinie sublimée de son enfance, les faces de Jean Gol et Louis Michel… À ce stade des recherches, les experts n’ont pas encore pu déterminer la part de chacun dans ce portrait composite qui, apparemment, doit avoir quelque chose de rassurant, de protecteur, d’immarcescible.

Parfois, il semble que la figure de Richard Miller vienne s’interposer et Denis a un froncement de sourcils ; il écarte cette interférence du regard et se recentre sur le sujet débattu en attendant de reprendre la parole pour traduire et injecter dans le débat en cours ce qu’il a perçu dans les dessins de l’entité protectrice.

Il est très dangereux, précisent les experts, d’interrompre une personne atteinte de ce syndrome pendant ces échappées hors du réel, d’où parfois une colère sourde de la part du  membre du bureau du MR comme s’il puisait sa force argumentaire à la source de la pureté eidétique et transsubstantielle.

 

Dans les jours qui viennent, les conclusions des travaux de nos experts viendront éclairer d’autres questions cruciales et restées obscures de la campagne électorale en cours en Fédération Wallonie-Bruxelles.

  • Qui sont les (mauvais) comédiens jouant dans les pubs électorales du MR ? Qui a avantage à ce qu’elles soient si mal interprétées ?
  • Pourquoi les hommes et femmes politiques ne reconnaissent comme leurs pairs (et maires) que les politiciens de leur propre parti ? Pourquoi sont-ils formatés à s’unir avec des hommes et femmes de leur parti, sans distinction de genre ?
  • Pourquoi Paul Magnette trouve-t-il déshonorant d’être (seulement) bourgmestre de Charleroi ? Pourquoi, une fois rétabli dans sa fonction, fait-il tout pour s’en défaire ?
  • Qu’est-ce qui pousse des politiciens comme Théo Francken à venir se faire prendre en selfie avec des gens du peuple sur des lieux aussi dangereux que les marchés matinaux ?

À RELIRE : Comment a été conçu le RAOULHEDEBOUW première génération et pourquoi, des années plus tard, la conception assistée par ordiMiller du GEORGESLOUISBOUCHEZ a échoué ?

 

MICHEL HOUELLEBECQ REMET SA LÉGION D’HONNEUR À UNE ASSOCIATION D’AIDE AUX ÉCRIVAINS

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Michel Houellebecq, qui vient de remporter le Prix d’Etat autrichien de littérature européenne, doté de 25.000 euros, pour son dernier roman paru chez Flammarion, Sérotonine, et qui  été fait chevalier de Légion d’honneur en avril dernier a décidé de remettre à titre symbolique son insigne à une association d’aide aux écrivains du Béarn.

« Il m’arrive lors de mes rares déplacements en province avec Lysis [son épouse NDLR] de percevoir la grande souffrance du monde de l’édition. Les éditeurs et les auteurs souffrent, c’est criant, d’une absence de reconnaissance… de la critique, du public, des comités des prix littéraires de la capitale. Alors ils se réunissent en associations, s’échangent leurs livres, se (re)présentent, festivalisent, s’acclament, se félicitent, s’attribuent des récompenses pour masquer leur déprime, leurs doutes, leurs vaines attentes… Je suis sensible depuis toujours à toutes les formes détresse humaine, d’où qu’elle vienne… »

 » Peu importe ce qu’ils feront de l’insigne, dit encore le lauréat du prix Goncourt 2010 avec l’innocence qui le caractérise, ils peuvent l’exposer, se le repasser, lui cracher dessus lors de rituels sataniques, le brûler… C’est une donation symbolique, le don d’un écrivain reconnu de ses pairs mais aussi haï qu’envié, tellement méprisé, vous ne pouvez pas savoir, à une masse d’écrivains sans prix, et donc sans existence sur le marché littéraire, pour leur signifier que je ne vaux pas mieux qu’eux, que la réussite est le fait du hasard, que le sort de l’être humain, qu’il écrive ou non, qu’il publie ou non, qu’il connaisse ou non le succès, est le même : l’extinction, la disparition de sa chair aussi bien que du papier, de la matière comme de la forme de ses livres… »

Une belle leçon d’humanité à moins qu’il ne s’agisse d’une forme subtile de cynisme ; on ne sait jamais très bien avec Michel…

 

Lire aussi: RENTRÉE LITTÉRAIRE: AQUALAND, le nouveau roman de Michel HOUELLEBECQ

APRES LE VOTE DU PACTE D’EXCELLENCE, GRETA THUNBERG PRÉVOIT UN AVENIR SCOLAIRE SOMBRE

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Après le vote pendant la nuit de jeudi à vendredi dernier par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles du décret modifiant la formation commune dispensée à partir de la rentrée de 2020 à tous les élèves de Wallonie et de Bruxelles, Greta Thunberg qui sait, voit et prévoit tout a déclaré : Avant l’allongement de la formation commune, le paysage éducatif de la Fédération Wallonie-Bruxelles était sans tache ni aspérité, d’un vert uniforme et serein, fleurant la jacinthe et le muguet, il y soufflait en permanence le vent de la science infuse, de la créativité pure, un rare esprit de finesse et beaucoup d’esprit d’entreprise…

À l’horizon 2028, la Suédoise se montre fort pessimiste, elle voit pour l’étudiant.e  bruxellois et wallon de troisième secondaire un monde noir, peuplé de trolls semant la zizanie sur les réseaux sociaux et de vampires suçant le sang des enfants scolarisés, un tronc commun rongé de l’intérieur et des tas de branches mortes, des feuilles de température brûlantes, des programmes dévastés, des compétences explosées et une intelligence au ras des mégots de cigarette des derniers inspecteurs de l’enseignement fumant encore…

Un message fort de la jeune lanceuse d’alerte qui, une fois de plus, devrait interpeller le monde politique à trois semaines des élections.

D’autre part, des proches du cimetière où servent de compost les restes d’Ivan Illich ont déclaré qu’ils avaient une fois de plus été secoués de tremblement de rire après ce nouvel épisode pédagogique régional.

RETOUR SUR LA FABRICATION DU RAOUL HEDEBOUW : Les RÉVÉLATIONS de MICHEL EINSTEIN !

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Le 1er Mai 1996, l’équipe de recherche et de techniciens du Centre d’étude et de nouvelles technologies du PTB situé à Anvers dans un ancien bunker de l’armée allemande, inaugure le premier porte-parole officiel du Parti. Peter Mertens félicite les chercheurs et techniciens responsables d’un exploit sans précédent dans l’histoire du communisme belge.


Michel Einstein
, un des concepteurs de la machine, parle avec émotion de ce jour :

« Après des mois de labeur, on était parvenu à composer le parfait militant de vingt-ans et ce pour pallier le militant de base dans lequel de nombreux travailleurs et chômeurs, parfois rebutés par l’aspect austère des anciens militants communistes, qui ne donnaient pas envie de leur ressembler, employant un jargon peu compréhensible, formaté et daté.

En ce 1er Mai doublement festif, le R.H. (comme relations humaines) était né : jovial, l’œil pétillant, buveur de bière et dispensateur de bons mots, chaussé de lunettes approximatives, sans signe sexuel apparent, la réplique cinglante mais sans malveillance à l’égard de son interlocuteur. Mais avec un défaut de fabrication, un accent qui s’apparentait à l’accent liégeois et qui allait être son meilleur atout. De commun accord, alors qu’il était destiné pour la Flandre profonde, on a décidé de l’implanter à Liège avec un CV ad hoc…

Peter Mertens était aux anges. Il n’avait jamais été aussi heureux depuis l’invasion de l’Afghanistan par les forces soviétiques, dix-sept ans plus tôt. Faut dire que tout l’argent des militants y était passé et que certains avaient dû se saigner aux quatre veines. »

Michel Einstein écrase une larme de joie à la pensée de cette époque heureuse pour la science politique.

« Dès le début, poursuit-il, on a choisi de l’appeler d’un prénom sympa, limite plouc, Raoul, qui le soleil levant sur l’Île de la révolte anti-impérialiste, couplé à un nom de consonance flamande, dont on pensait qu’il mettrait la puce à l’oreille de l’opposition (hedebouw = construction contemporaine) mais non, les commentateurs sont sourds et aveugles, pris dans leur interprétation basique du monde… Parfait bilingue voire quadrilingue (anglais et wallon compris), et forcément infatigable, il allait être sur tous les fronts, on l’avait même affublé d’un passé d’étudiant en biologie, pour s’allier les brebis égarées du troupeau écolo, avec une peau résistant aux lames les plus affûtées avec le sourire, pour servir la cause tant au nord qu’au sud du pays.

Mais depuis, il a été impossible de réitérer un tel exploit scientifique, une telle perfection technologique. On avait certes atteint des sommets !  »  

Ecoutons encore Michel Einstein.

 » A la suite de cela, les subsides du Parti ont baissé, il a fallu s’occuper du sort des militants au bord de la misère et on a fini par fermer le centre d’études et de recherche, et je suis retourner travailler en usine, comme manutentionnaire.

Dans les années 2010, on l’a réouvert sous la pression des dirigeants historiques qui voulaient redorer leur blason au sein du parti mais sans plus faire appel à moi. C’est mon collègue Stéphane Hawking, une personne extraordinaire à plus d’un titre auquel on a fait appel. Mais il ne sait rien faire de ses mains et tout seul, sans aide extérieure, ce n’est pas facile même pour un pur esprit de son niveau. Résultat, on n’a jamais pu fabriquer un modèle aussi parfait que le Hedebouw premier. Voilà ce qu’il advient des cerveaux du Parti comme moi ; on les rééduque par le travail, conclut Michel Einstein en écrasant une larme de haine.

Avant qu’on prenne congé de lui, Michel Einstein nous glisse un flyer de sa candidature aux élections prochaines et nous prie d’en parler. Il est dernier suppléant sur la liste du MR au Parlement et a bon espoir de décrocher un job en politique. Il espère qu’on le citera dans cet article, voilà qui est fait.

Il nous a aussi confié avoir oeuvré au sein de la cellule scientifique du MR à la confection du GeorgesLouis Bouchez première génération mais, de son avis d’expert, il n’est pas aussi parfait que le Hedebouw:  il prête trop le flanc à la critique, il est trop cassant, pas assez ductile, lançant des anathèmes à tout bout de champ. Un échec de la technologie politique moderne ! Des Hedebouw, on n’en refera pas de sitôt, a-t-il lancé, l’œil trouble, un peu rouge…