PRENDRE MOT de PHILIPPE LEUCKX (Dancot-Pinchart) / Une lecture de Gaëtan FAUCER

Chaque page est une ode au poème, à la rue, aux gens et à la vie.

Dans ce recueil de poésie, l’auteur nous embarque dans son univers bien à lui.

Une agréable sérénité s’installe au fil d’une lecture douce et apaisante.

On a l’impression que le silence parle.

Poèmes à lire dans le désordre ou dans l’ordre des pages… qu’importe, la furtive musique du silence est constante.

Philippe Leuckx est le premier auteur à être publié aux éditions Dancot-Pinchart. Longue vie à la poésie, hommage aux mots et bonne chance à cette nouvelle maison ! 

Les mots clés du recueil : Ville / Gens/ Poème

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LE CUISINIER SE POILE d’ETIENNE PICHAULT, illustré par PIERRE KROLL (Cactus Inébranlable) / Une lecture de Gaëtan FAUCER

L’amateur de bonne chère que je suis n’a pas résisté à l’envie de mâcher ses mots… Je veux parler de ceux de Pichault Etienne et de ses délicieux aphorismes.

L’auteur publié pour la première fois aux Editions du Cactus Inébranlable.

Il propose un florilège de mots/mets tout droit, tout chaud, sorti des fourneaux ! Accompagnez le tout d’un pichet…euh… d’un Pichault de rouge ou de blanc, c’est selon ; et laissez-vous aller à la douceur des belles phrases. Un régal ! Comme tout bon mets, mangez-le bien…et surtout, dégustez-le ! Et finissez votre assiette…

Voici un aperçu de la carte :

En entrée :  « J’ai horreur des hors-d’œuvres avariés.

En plat consistant : « Le poisson appâté a fini en pâté de poisson. »

En dessert : « Victor hésite entre un misérable et une gozette. »

La suite est à découvrir dans le recueil. Sans oublier, les illustrations de Pierre Kroll.

L’ouvrage sur le site du Cactus Inébranlable

Articles d’Etienne Pichault pour le magazine C4

DES MAUX DE MIDI de GAËTAN FAUCER (Lamiroy)/Une lecture d’Éric ALLARD

D’entrée de jeu, arrêtons-nous un instant sur le titre, Des maux de midi, du nouveau recueil d’aphorismes de Gaëtan Faucer qui, loin d’être anodin, signale que les mots naissent des maux dans le même temps où ils y portent remède.

Quand je lis un bon livre, j’en perds mes maux, lit-on sous sa plume.

D’autres aphorismes pointent l’écriture comme un mensonge programmé ou comme un mensonge sincère mais raisonné ou « vrai », selon le mot d’Aragon. On peut aussi penser qu’en fin observateur des noms, Gaëtan s’est interrogé sur la façon dont sonne son patronyme qui doit être partie prenante de sa vocation littéraire.

Le titre fait aussi signe vers ce qui tente (le fameux démon) l’homme entamant la seconde partie de sa vie quand il demeure sensible à l’amour, des femmes, en l’occurrence, comme de la littérature. Il laisse de même entendre que l’écrivain (re)joue sa vie à tout moment de son existence. Un goût du risque et du je qui anime l’écriture de Gaëtan.

La lecture du recueil laisse aussi observer qu’en plus d’être, justement, un jongleur et un joueur de mots qui ne laisse aux vocables aucun répit, les traquant sous toutes leurs acceptions pour leur découvrir des sens cachés, Faucer s’inscrit dans la lignée des moralistes français (La Rochefoucauld, Chamfort, La Bruyère…) qui dispensent par la bande des observations sur la nature humaine et le sens de la vie.

Le moraliste opère par le fait du discontinu, du fragment, de l’apophtegme donc, laissant au lecteur le soin de se faire son jugement. Il ne délivre pas des vérités toutes faites mais des propositions à valider, ou non, par son lecteur.

On trouve dans cette veine faucerienne des saillies contre les cons et la connerie de même qu’à l’endroit de la médiocrité quand elle s’affiche comme on peut lire d’autres aphorismes encourageant la persévérance et l’audace qui ne peuvent amener l’homme qu’à s’améliorer dans le but d’être moins envieux et plus en accord avec eux-mêmes. 

C’est sur cette ligne, entre égotisme de bon aloi et impersonnalité, que s’inscrivent les citations à paraître que sont les aphorismes, selon la belle formule de Gaëtan.  

Que ce soit par le fait des bons mots, de la trouvaille langagière qui fait sens ou de la délivrance d’ordonnances existentielles qui font du bien à la tête et au coeur, Gaëtan Faucer ne vise qu’au bonheur de son lecteur sans omettre l’inquiétude existentielle et les doutes propres à tout travail artistique qui se respecte.

Quelques aphorismes tirés du recueil

Un aphorisme est le témoin d’une citation à paraître.

L’idéal, c’est quand l’avenir s’est sur passé.

Dans la vie, il faut fermer les yeux sur beaucoup de choses, surtout quand on se mouche.

Le pyromane amoureux : La flamme est l’avenir de l’homme.

Je lègue mon corps à la sieste.

Il est bon d’avoir constance en soi.

A force de se planter, on s’enracine.

La femme, ce condensé de détails sensuels.

Est-ce que la nage papillon est un sport éphémère ?

On reconnaît l’artiste inconnu à son désir de notoriété.

On partage tellement d’un faux.

Et plein d’autres…

L’ouvrage sur les site des Editions Lamiroy

La page sur Facebook de Gaëtan Faucer

MADAME BEULEMANS d’ÉRIC LAMIROY / Une lecture de Gaëtan FAUCER

Madame Beulemans

Madame Beulemans d’Eric LAMIROY (d’après l’oeuvre de Wicheler et Fonson)

« Quand le théâtre nous manque, il suffit de l’inviter dans son grenier. »
Libre incipit que j’affectionne pour vous parler de ce livre.
Il y a un siècle (février 2019…peu avant le Co…id !), Eric Lamiroy avait amusé la galerie avec : « Once upon a time in…Paris » !
Justement, le terme « galerie » n’est pas utilisé en vain. Il s’agit ici d’un clin d’oeil
au Mariage de Mlle Beulemans...et comme tout le monde sait (ou presque!), le théâtre des Galeries a une belle histoire avec cette pièce.

Une scène surréaliste va se passer sous nos yeux… des anachronismes amusants et touchants. Le tout entre deux femmes et deux époques différentes.

Bref, Eric rend un triple hommage à sa manière, à travers ce texte mythique : au monde du théâtre, aux comédiens et à la situation pénible des artistes. Un régal pour les amoureux des planches !

Les dessins sont du génial Hugues Hausman

L’ouvrage sur le site de l’éditeur

LA MAISON DES ANIMAUX d’Eric ALLARD (Lamiroy)/ La lecture de Gaëtan FAUCER

La maison des Animaux #162


Quand on aime la vie, on aime le monde entier et on le respecte !

Eric a l’art de nous emmener, nous lecteurs, dans une histoire mêlant intérêt du prochain et amour de la nature.

Pour mêler le tout comme un véritable chef d’orchestre, il mène sa baguette brillamment ! – pour nous narrer un conte dans le conte !

Au programme, personnages truculents et attachants.

Un bestiaire des temps nouveaux, une ode à la vie.

La Maison des Animaux sur le site des Editions Lamiroy

Des maux de midi, la nouvelle parution de Gaëtan FAUCER sur le site de Lamiroy

QUELQUES APHORISMES ANIMALIERS / GAËTAN FAUCER

Pin on Artist: Magritte, René

Pourquoi le ciel est-il si haut ? Pour que les oiseaux puissent voler loin des hommes.

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Le chat, la perfection sur quatre pattes.

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Un serpent est un ver de terre qui a eu de l’ambition.

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Le hibou a mis sa hulotte à l’envers !

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J’observe la chasse avec des daims.

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Le kangourou est un bond sauteur.

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Si on vous lance des quolibets, faites en des colombes.

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Forte affluence au musée du Marsupilami, impossible de faire la queue !

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Toute sa vie, la vache paie ses traites !

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Si le chat noir porte malheur, il y a le chablis !

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Je ne compare jamais quelqu’un à une bête, c’est faire injure au règne animal.

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D’après Ulysse, Circé était la reine des cochonnes !

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J’aime les étoiles d’araignées.

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Quand il y a la queue à la boucherie, on met les bouchers doubles.

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Dans un poulailler, il n’y a qu’un seul mâle, c’est le coq un !

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Au quotidien, les abeilles créent une œuvre dard !

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De nos jours, la situation des éléphants ne fait barrir !

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Le chien, cet animal poli vaillant.

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Gaëtan FAUCER

ONCE UPON A TIME IN… PARIS d’ÉRIC LAMIROY / Une lecture de GAËTAN FAUCER

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Gaëtan FAUCER

Once upon a time in Paris / Il était une fois à Paris

 

Quand Eric Lamiroy décide de jouer les auteurs, c’est drôle,
surtout quand il s’amuse.

Ici, dans « Once upon a time in…Paris », le « Pari » est réussi. L’histoire raconte
un problème commun entre Quentin Tarantino et Luc Besson. Les deux géants
se rendent très vite compte qu’ils sont en train de réaliser le même film ! Comment
est-ce possible? Qui a trahi qui? Car en effet, les similitudes sont trop évidentes, il ne peut
en aucun cas s’agir d’une coïncidence. Une taupe au sein de l’équipe ? Pour trancher, rien de plus évident que de faire appel à un duo de choc, les enquêteurs Bonnie et Clyde.

Les références sont agréables, l’histoire est plaisante et l’intrique est originale. Bref, comme dit l’adage:  » Qui s’amuse, amuse la galerie.  » Ici, tout est dans l’absurde et le délire. Chaque page est un régal…et, cerise sur le gâteau, on y croise des vedettes en tous genres. Le livre se lit comme un roman policier, mais tout en gardant
le sourire aux lèvres.

Les amateurs de pastiches et de parodies vont se régaler, mais croyez-moi, les autres aussi !

Le tout agrémenté par les dessins du génial Hugues Hausman.

Le livre sur le site de l’éditeur

UNE FEMME D’EXTÉRIEUR de CAROLINE TAPERNOUX / Une lecture de Gaëtan FAUCER

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Gaëtan FAUCER

 

Un récit qui se lit comme une lettre adressée à une seule personne, cette personne
s’appelle Marthe. Sacré personnage !

Résultat de recherche d'images pour "une femme d'extérieur tapernoux"Tantôt attachante, tantôt horripilante, voire « attachiante »… Mais qu’importe, une personnalité incroyable est décrite sous la plume magique de Caroline Tapernoux.
L’auteure nous dresse ici un tel tableau, que l’on se croirait dans la toile d’un
fauviste ! Les couleurs sont belles et criardes à la fois. Quel portrait !

L’histoire de Marthe pourrait être celle d’une autre femme, on en a vu chez Balzac ou
dans d’autres grands romans. La femme qui veut à tout prix monter…mais qui ne s’intègre pas ou jamais.

Dans une « Femme d’extérieur » on y passe un bon moment. Caroline nous dévoile une lettre intime, le lecteur, lui, y découvre un récit poignant…

L’image contient peut-être : Caroline Tapernoux, sourit, debout, ciel et plein air

Le livre sur le site de l’éditeur

LE VIN, C’EST DIVIN de GAËTAN FAUCER (Lamiroy)

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L’ivresse des sensations

Un jeune homme étalé sur le sol d’une cave est désentravé de la corde qui le retient là depuis deux jours. Un homme – qui fera bientôt office de sommelier – lui fait monter les 39 marches (clin d’œil à Hitchcock) qui le séparent du rez-de-chaussée et de la pièce où il va être convié à un étrange repas familial préparé par la belle Maya…

Cette nouvelle de Gaëtan Faucer, parue dans la belle collection des Opuscules des Editions Lamiroy (qui fête ce week-end sa première année d’existence), installe vite un climat malicieusement trouble, elle ménagera jusqu’au bout le chaud et le froid, le Bordeaux et l’effroi, le rouge (du vin mais pas que) et le noir magnétique d’une nuit de clair de lune.

Tous les ingrédients sont présents pour que soit servi un mets de mots rares, savoureusement choisis pour donner l’eau à la bouche comme la peur au ventre et faire goûter au lecteur à un cocktail d’émotions, plus diabolique que divin, cela dit, qui va vous rendre ivre de ce livre, à n’en pas douter.

Éric Allard

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Gaêtan FAUCER

L’auteur et le livre sur le site des Éditions Lamiroy

Tous les Opuscules de chez Lamiroy

Gaëtan Faucer sur Buzz radio pour parler de ce titre et des Opuscules

Gaëtan FAUCER sur Les Belles Phrases

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LE SOURIRE DE RODIN de GAËTAN FAUCER

leuckx-photo.jpgpar Philippe LEUCKX

 

 

 

 

 

image.html?app=NE&idImage=278627&maxlargeur=374&maxhauteur=400&couverture=1&type=thumbnaildetail&typeDoc=4La pièce nouvelle de Faucer joue de la machination et du code dual pour semer le doute dans la lecture.

Les deux personnages féminins Pauline et Gina arpentent une maison médicale et taillent chaque jour quelque bavette apparemment bienfaitrice. Mais tout se corse très vite dans cet univers mâtiné de sous-entendus, d’incertains sentiments…

L’oeuvre de Rodin, l’univers d’un film à tourner, la profondeur psychologique et une atmosphère glauque fournissent les atouts de cette dramatique en quatre scènes. 

Le lecteur est assuré d’être mené par le bout du nez et il va de surprise en surprise.AVT_Gaetan-Faucer_1900.jpeg

Le dramaturge, né en 1975, auteur d’une bonne quinzaine de pièces publiées, devrait dès l’instant se mettre en quête d’un nouveau trio pour porter à la scène ce texte maléfique : deux comédiennes, un metteur en scène. Il ne devrait pas beaucoup attendre.

 

Gaëtan Faucer, Le Sourire de Rodin, Ed. Spinelle, 2017, 62p., 12€.

Le livre sur le site de l’éditeur

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