LES BELLES PHRASES ont DIX ANS !

À la Une

Image associée

J’ai dix ans 
Je sais que c’est pas vrai 
Mais j’ai dix ans 
Laissez-moi rêver 
Que j’ai dix ans 
(…)
Ça parait bizarre mais 
Si tu m’crois pas hé 
Tar’ ta gueule à la récré

Résultat de recherche d'images pour "mot écrir gif animé encre"

Créé le 22 décembre 2008, le blog a diffusé quelque 4000 posts et enregistré quelque 700 000 visites.

MILLE MERCIS aux amis Denis BILLAMBOZ, Philippe LEUCKX, Nathalie DELHAYE, Lucia SANTORO, Philippe REMY-WILKIN, JULIEN-PAUL REMY, Jean-PIERRE LEGRAND, Paul GUIOT et Daniel CHARNEUX d’avoir rehaussé de leurs critiques (littéraires, cinématographiques ou théâtrales) et de leurs lumières ce blog. Sans oublier les sympathisants, auteurs invités et relayeurs tout au long de ces années…

LIEN vers la page Facebook des BELLES PHRASES 

Publicités

On dit que PHILIP ROTH EST MORT. C’est sûrement faux…

Résultat de recherche d'images pour "philip roth"

On dit que Philip Roth est mort. C’est sûrement faux. Il a dû envoyer dans la tombe un de ses doubles, Nathan Zuckerman ou David Kepesh, et il est bien tranquille dans sa belle maison du Connecticut ; il nage tous les jours. Mais non, Nathan Zuckerman et David Kepesh sont vivants pour toujours, dans les romans de Roth, et c’est la belle aventure commencée à Newark (New Jersey) le 19 mars 1933 qui vient de se terminer, mardi 22 mai, à New York.

Ce sont les premiers mots de la nécro de Josyane Savigneau dans Le Monde à l’occasion du décès de Philip Roth (quelques jours seulement après celui de Tom Wolfe), le romancier de Portnoy et son complexe, du Complot contre l’Amérique, d’Opération Shylock, de Ma vie d’homme et de nombreux autres romans remarquables et nécessaires.

Viktor Kirtov a recensé à cette occasion sur le site consacré à Philippe Sollers les hommages & témoignages médiatiques + un choix de cinq livres indispensable de cet auteur majeur: Philippe Roth, le géant de la littérature américaine, est mort.  

 

LES BELLES PHRASES SUR WORDPRESS

cropped-sl04fo08

Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux.  Jules Renard

Après 10 ans passés sur le réseau des Skynetblogs, près de 4000 posts et plus de 650 000 visites au compteur, LES BELLES PHRASES ont été amenées à trouver un nouvel hébergeur pour accueillir  de nouvelles chroniques et des textes neufs.
Huit chroniqueurs, le gestionnaire de ce blog compris, composent aujourd’hui l’équipe.
Après cinq années complètes en duo, Denis BILLAMBOZ et Philippe LEUCKX ont été rejoint à la mi-2016 par Nathalie DELHAYE et Lucia SANTORO avant la venue en 2017 de Philippe REMY-WILKIN et JULIEN-PAUL REMY et, tout dernièrement, pour étrenner la nouvelle mouture, de Jean-PIERRE LEGRAND.
Les chroniques du blog ont porté sur plus de 1000 ouvrages relevant de la grande comme de la petite édition, dans les genres du roman, de l’aphorisme, de l’essai et de la poésie.

L’AVENTURE CONTINUE de plus belle dans le monde des livres et de l’écriture, si riche et si varié !

Et aussi sur FacebookLES BELLES PHRASES possède désormais une page.

Éric ALLARD

 

HUIT ANS !

HUIT ANS, 3200 posts et 540 000 visites! 

800 livres recensés (par Denis Billamboz, Philippe Leuckx, Nathalie Delhaye, Lucia Santoro & Éric Allard)

POURVU QUE ÇA DURE… 

8-Ans.jpg

DANIEL CHARNEUX, INVITÉ D’HONNEUR DU 5ème SALON DU LIVRE DE CHARLEROI

dcharneux1.jpg

 

Daniel Charneux est l’invité du Cinquième Salon du livre de Charleroi.

Daniel Charneux, c’est d’un point de vue littéraire sept romans, deux recueils de haïkus, un recueil de nouvelles, un essai-variations et des contributions diverses sous forme de nouvelles, de poèmes, de conférences…

C’est aussi avant tout une sensibilité, un univers romanesque et une écriture singulière sanctionnée notamment par un Prix Plisnier (pour Norma roman) et une accession en finale du Prix Rossel (pour Nuage et eau, prochainement réédité dans la collection Espace Nord).

Daniel Charneux écrit des biographies de personnages fictifs ou ayant existé, que ce soit François Lombard, le promeneur de Liège de Comme un roman fleuve, Jean-Pierre Jouve,  l’arpenteur assassin de la Creuse d’Une semaine de vacance, Jean-Baptiste Taillandier, le psychologue revenu de tout de Trop lourd pour moi, Jean Aimar, le créateur du site gensheureux.be de Recyclages, Maman Jeanne du roman éponyme, Thomas More, le créateur de l’Utopie de son essai-variations, le moine haïkiste Ryokan de Nuage et eau ou la Marilyn Monroe de Norma roman (prix Plisnier).

Ce faisant, à l’instar de Flaubert avec Emma Bovary, tous ses personnages réels ou fictifs, pris dans le prisme et le temps de l’écriture, deviennent lui, disent presque malgré lui des choses de son être profond. Chacun de ses personnages entreprend peu ou prou une quête de soi à travers les masques, les identités de substitution qu’ils se sont construits au fil de leur existence, les images qu’ils ont pu donner d’eux-mêmes, les mauvais clichés, pourrait-on dire.

Ainsi, la Marilyn de Charneux, qu’il imagine ayant vécu jusqu’à aujourd’hui, se cherche au-delà des photos qu’on a prises d’elle, elle recherche derrière la surface des images son être propre, son âme, cette entité propre à fabriquer un corps plus vaste, imaginaire, et non plus soumis au diktat de la ressemblance. En coupant le trop visible par le scalpel du verbe, Norma laisse place à ce qui n’a pas prise à l’œil, à ce qui s’y dérobe et reste en retrait, en deçà du regard, de la machine à illusion, et que seul le filet du langage peut saisir. 

Au cours de cette quête existentielle, les personnages interrogent leur passé, accumulent les je me souviens, ils se remémorent leur passé afin de retrouver, avec le temps perdu, leur moi véritable même s’ils sont conscients qu’ils n’atteindront jamais l’être ultime de leur identité qui n’est que chimère.

Les personnages de Charneux ont le goût du bonheur, une avidité courageuse à être heureux qui les fait échapper aux tentations faciles du nihilisme. Si parfois ils renoncent ou se laissent mourir, commettent l’irréparable, c’est par désespoir de l’avoir perdu, non parce qu’ils traîneraient un dégoût de vivre depuis la naissance…

Daniel Charneux, en écrivant des romans du je (est un autre), livre des romans-monde qui interrogent, décortiquent les mythologies de l’époque dans laquelle ils sont tenus d’évoluer.

Chez Charneux, le monde est rempli de signes qui relient les faits entre eux ; ce n’est pas un monde vide, mais c’est le seul monde sensible et donc intelligible possible, au-delà duquel il n’y a rien, et c’est peut-être pour cela qu’il constitue, ce monde, la seule opportunité de paradis pour l’homme. 

Lire Daniel Charneux, c’est donc se reconnecter à cette fibre essentielle, nourrie de tous les sens – que la société, les pouvoirs ont intérêt à tenir à l’écart – de l’homme, souvent accablé par le doute, le repli sur soi et la violence, pour retrouver l’aptitude à la joie, à l’imagination libre, à créer des relations heureuses, riches à la fois d’une histoire revisitée et réceptive aux offres du futur. Pour le plus grand bonheur du monde et de ses occupants.

Éric Allard

Lien vers la page Facebook du Cinquième Salon du Livre de Charleroi

Le site de Daniel Charneux