PENTAGONE, HEXAGONE & TOUR DE FRANCE

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Fred & Jamy, le plus fameux duo de (vulgarisateurs) scientifiques après les Frères Bogdanoff, s’est reconstitué afin de procéder à des mesures inédites.

Ainsi, mesurant au millimètre près (ils n’ont pas poussé la précision jusqu’à mesurer au au ma/icron près), ils ont découvert, avec l’approbation du président Trump (pas si vilain bougre que cela) que le Pentagone de Washington, siège du quartier général de la Défense, n’était pas un pentagone parfait mais un hexagone, fort irrégulier, certes, mais bien un hexagone.

Déjà, les adeptes de la théorie du complot ont avancé des théories qu’il n’est pas dans les compétences de ce maigre article d’examiner ni de développer… Fred & Jamy ont ensuite procédé à des métrages des côtés de l’Hexagone français et, se basant sur la théorie des figures fractales, ils seront bientôt en mesure de délivrer leurs résultats. Mais déjà on ne peut s’empêcher de supputer (l’époque est ainsi faite)…

Et si l’Hexagone se révélait un heptagone, voire un octogone, un hexadécagone… et, de fil en aiguille eudoxien (à défaut, archimédien), un cercle, aussi peu parfait que l’on veut (sinon les arpenteurs du globe s’en seraient quand même aperçus depuis longtemps) ?

Que deviendrait la France et les Français, eux les Champions du Monde du ballon rond, s’il s’avérait qu’ils vivaient bien au sein d’un cercle (cerceau d’enfant, girouette, roue de vélo) faisant, comme chaque été, le tour de la France, figés dans une circularité qui les dépasse et les renferme sur eux-mêmes (tel le Bernard-l’ermite dans sa coquille, tel Dante dans un des cercles de l’Enfer) ?

Il n’appartient pas à ce maigre article d’examiner plus avant cette hypothèse ni d’en faire l’analyse, seulement de la formuler en des termes compréhensibles du plus grand nombre (sans cependant pousser celui-ci jusqu’à l’infini).

La France entière, et le monde qui tourne autour, sont suspendus durant cet été aux calculs de Fred & Jamy.

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Les 50 RÉCLAMATIONS des 1000 UNIVERSITAIRES BELGES

On se souvient qu’il y a un mois, le 8 juin 2018, tout un peuple s’était ému en découvrant l’existence d’une pensée centrifuge au sein du monde universitaire et qui, de plus, pouvait produire, à mille exemplaires, une pensée unique, riche et nécessaire certes mais au fond assez sommaire. Elle prit la forme d’une réclamation qui parlait au cœur et en laissait présager d’autres. Après cette fusée, on était, en effet, en droit d’attendre un feu d’artifices de considérations tous azimuts dans les semaines suivantes. Un député belge et ex-ministre, dans La Libre Belgique du 4 juin, avait d’ailleurs poussé la profession à s’exprimer davantage. Prise de position qui avait par ailleurs fait réagir dans le même journal quelques jours plus tard un écrivain belge par une lettre ouverte.

On le sait peu (Coupe du Monde oblige?) mais Les 1000 Universitaires Belges ont réagi, de façon réservée, soit, et suivant leur habitude de travailler en vase clos, et si nous n’avions pas été attentifs à recueillir les fruits de leurs réflexions, il est fort à parier qu’elles seraient restées lettres mortes. Des réclamations, pour le coup, extraverties, que je vous invite à découvrir ici.

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Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le port du casque à pointe obligatoire en cas de dépassement de la vitesse de fascisation autorisée.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la fin du doigt au fondement lors de l’examen de détection des fuites de gaz pouvant provoquer l’inflammation des selles sèches.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’accès aux bancs publics gratuits pour les SDF (Sans Divan Fixe) de plus de cinquante ans d’analyse.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le recouvrement de tous les sens par des peaux douces, luisantes et parfumées, susurrantes à souhait et bonnes à mâcher.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la fin de tout signe distinctif d’intelligence humaine sur les réseaux sociaux (même si l’affaire est en bonne voie).

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’arrêt immédiat de toute indignation politique au-dessous de 3000 signes car des études friables ont montré qu’au-delà de 280 l’indignation s’épuise en vains points de suspension…

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament pour les caresses la levée du contrôle aux frontières entre la ligne du bas du dos et la courbe des fesses lors de l’accouplement entre partenaires politiquement compatibles.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la crémation d’un poème par jour sur les réseaux sociaux afin de se prémunir pour l’été des feux de poésie catastrophiques pour le biotope littéraire.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’arrêt des jeux de hasard sur les aires d’autoroutes du sport vidéomobile en circuits fermés.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le port des pleurs au balcon des coeurs en cas de larme à l’oeil et de veine méchamment ouverte.

 

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Lzes 1000 UNIVERSZITAIRES BELGZES réclamzent l’obligatzion dzu Z dzans touzs lzes substantzifs, estimzant quze lza vzie sanzs Z nze vzaut pasz lza peinze d’êtrze zécrite.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le vote blanc pour les peaux rouges des abonné(e)s aux bancs solaires et le pot d’échappement libre pour toux.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le rot gratuit en fin de banquet du PS et le voilage intégral de Laurette Onkelinx et Karine Lalieux pour calmer les ardeurs des militants de plus de soixante ans.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament 1000 VIERGES de toute lecture de Michel ONFRAY et de Tariq RAMADAN.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’extinction des feux télévisés après la diffusion de l’intégrale des 8 saisons de Touche pas à mon poste, pas avant.

Les 1000 (supposés) UNIVERSITAIRES BELGES réclament le droit de visite des parents allusifs à leur progéniture fictive à la condition qu’ils absorbent une dose improbable de comprimés une heure avant la nébuleuse rencontre.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’Ecole de la dernière chance avant le saut dans le vide de l’Ignorance.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le port obligatoire de la trompe et de la queue pour distinguer sans risque d’erreur l’internaute intellectuel de l’usager commun des réseaux sociaux.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le retrait immédiat de l’huile de palme de tous les moteurs de pédalos et celui à court terme de toutes les pailles en plastique des cocktails à base de mojito.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la plastification des gestes dans la cérémonie du thé et l’encordage des lutteurs lors des épreuves de sumo pour le plus grand plaisir des spectateurs de la lenteur.
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Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’ajustement de tous les points presse people sur une ligne journalistique dure mais populaire.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le droit de fuite hors de Belgique pour un tour du monde en 80 barques (à raison de 12,5 universitaires belges par barque – certains devront, eh oui, se couper en deux).

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la poésie pour tous et le vers solitaire pour chacun.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le foot pour tous et la pétanque pour les autres.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la libération inconditionnelle de tous les journalistes sportifs détenus en Russie.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la redéfinition des fameux sept JOURS BLANCS en jours rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. (Ils n’ont encore rien réclamé à propos des nuits blanches debout.)

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’abolition de l’ébullition de l’eau bénite sur le front de mer des cabines d’église.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament pour le 14 octobre prochain un corps électoral de rêve versant l’écume d’une sensibilité politique aiguë et internationalement méconnue dans les urnes accueillantes du bureau de vote le plus propre.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’arrêt du port de la raie dans tous les ports de l’Île de Ré pauvres en porc de Bigorre et en racines de raifort (et puis quoi encoRE!).

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’imposition des nains sur les tables basses lors des banquets géants pour élever le service à la hauteur des convives aux dents longues et dures.
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Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le doublement de leur effectif pour assurer le maintien de la pensée nationale dans le peloton de queue européen

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le contrôle de l’urine royale avant toute grande cérémonie officielle et la vente libre des petites culottes de la reine Mathilde au profit des plateformes d’hébergement citoyennes.

Premier jour des SOLDESLes 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament une ristourne de 100 % sur toutes les idées émises sur le territoire belge, autrement dit la gratuité sans laquelle la pensée serait trop chère pour les cerveaux démunis.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le dénouement de tous les noeuds anticonstitutionnels et leur remplacement par des ronds-points sensuels transformables sur commande des présumés utilisateurs en Eros centers de fortune.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la distribution gratuite de tartes al’djote et de bières d’abbaye à tous les parents d’enfants restés au rez-de-chaussée de l’ascenseur social quand ce n’est pas au trente-sixième dessous.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’abolition de l’escalade au-dessus de trois ânes et demi et la ponctualité de tous les trains de mesures qui ne respectent pas l’heure de plainte des cheminots.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’octroi d’orques supplémentaires au ministère de la Santé pour pallier le manque de baleines bien portantes en milieu marin hospitalier.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le bord du lac obligatoire pour tous les militaires nu-tête affectés d’un début de calvitie et sensibles aux bienfaits de l’eau sur le corps d’armée.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’achat massif d’échos de voix venus de Vénus pour contrebalancer le défaut de choeurs libres en provenance de Mars.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la fin de l’obsolescence programmée pour les livres d’usage courant dont la durée de vie (et de recension dans les revues et journaux) est actuellement estimée à 6 mois 18 jours et 15 heures (pas une minute de plus).
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Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’ouverture du monde carcéral à la vie associative & littéraire étant entendu que tout détenu se vit en écrivain friand de socialité et que tout écrivain se rêve en animateur d’atelier d’écriture en prison.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament le droit à la tension élémentaire de 220 volts, y compris en cas de pénurie d’orages.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la scolarité obligatoire entre 1 et 2 mois, âge auquel l’étudiant est le plus à même de téter la savoir à la source de la connaissance, d’après la dernière étude de l’Association des Enfants en Bas Âge des Psychopédagogues Belges.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la capitalisation des pailles plastique ayant été sucées avec succès pour que les sols arides de la Nouvelle pensée se capillarisent sous l’effet des formes recyclables de l’intelligence artificielle et du Web 3.0.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la lancer de pavés dans la maréchaussée de l’étang donné qu’il y a du flic au lac, les contredanses vont tomber salées et faire des ronds de pilon de poulet rôti dans l’aube.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES de l’ULB réclament la suspension provisoire du libre arbitre pris en sandwich entre le jambon de l’ignorance et la raison du fromage de ferme sur le terrain de la consommation rapide du prêt-à-penser-n’importe-quoi entre deux salades.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament un colloque de locataires et de techniciens de surface sur le thème de la propreté privée dans le but de rendre toujours plus seyant le bien d’autrui en s’avilissant le moins possible.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’ouverture des mortes avec un pied-de-biche et en plein jour pour libérer les esprits du Grand cerf et faire circuler les gaz nauséabonds qui enveloppent l’Universel d’un gaz assez nauséabond.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament la liberté de se couper en morceaux avec un couteau à tarte de soumise si on se trouve dans l’incapacité de régner sur autrui sans partage ni tabou.

Les 1000 UNIVERSITAIRES BELGES réclament l’endormissement des rêves sur les tables de nuit et le réveil brutal de la libido sur le sable chaud des grèves humides dans les chambres à boucher la vue sur l’extrême nudité des femmes nubiles.

 

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Pour ne pas rester dans la parodie ou la caricature, signalons cette charte des académiques engagés par laquelle « les signataires, académiques de toutes les universités belges, s’engagent à sortir de leur réserve et à prendre position dans les débats qui animent notre société, dans le respect bien entendu de la liberté de pensée individuelle » et à laquelle un site est consacré.

MON PARTI

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Tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique.

Charles Péguy, Notre jeunesse (1910)

 

   Le parti m’a fait. Il a introduit sa longue tige idéologique dans le ventre de ma mère porteuse pour déposer sa semence et, dans la foulée des élections suivantes, je suis né. Tel que mon parti m’a fait. Tel, pour ainsi rire, que vous me voyez sur les listes électorales, mes traits en gros plan, au comble de la félicité, et mon corps qu’on devine, membres absents mais néanmoins constitutifs de mon être social. Tout entier dévoué au parti, à son président, à ses statuts, à son programme, à son Électeur. C’est avec quelques doigts d’une main d’un de ces membres que j’ai signé mon adhésion au parti, que je vote et revote sans fin pour mon parti, que je me révolte avec mon parti.

   Je mourrai quand mon parti le voudra car je ne dois mon existence politique, et tout mon être à sa cause dédié, qu’à mon parti. Je vais où mon parti le décide, je viens quand mon parti me désire et me veut. Je crie, je jouis, je n’ai jamais d’aussi bons orgasmes qu’au sein même de mon parti. Tout le monde les voit sur les photos où on me distingue au milieu des militants de mon parti, je ne cache pas mon plaisir car c’est un plaisir public, né du public, fait pour le public. Je suis un être sociable, fait pour autrui et au service d’autrui. Je n’ai pas de moi qui m’appartienne, le meilleur de moi-même appartient au parti. J’ai choisi d’appartenir à mon parti, tel un cabot à son maître, tel un soumis à sa maîtresse, telle une murène à la pourriture. C’est un libre choix de contraintes: quand mon parti gagne, je gagne. Je veux la réussite de mon parti. Je veux le bonheur du parti. Je ne veux pas quitter ce monde avant d’avoir vu le bonheur de mon parti ruisseler sur le monde et le socle des militants heureux et la horde des électeurs ravis. Je partirai le jour que mon parti voudra me voir partir. Je mourrai à moi-même et même si le parti me rejette je mourrai en sachant que c’est la volonté du parti et l’autre partie de moi-même, la partie dévolue au parti, s’éteindra dans un soupir de contentement dirigé vers le seul front serein du parti.

   Le parti m’a fait. Il est libre de mes faits et gestes. De mon sexe et de ma peau. De mon visage pour les photographies (même mes selfies lui sont dédiés car je suis le visage de mon parti) et de mon cerveau pour ses idées. Je m’assois dans les sièges que mon parti a prévus pour moi, je me couche dans les lits des dirigeants qu’elle a choisis pour mon repos et mon plaisir personnel. Je suis au service de mon parti, corps & âme, pieds & poings liés. Je dois mon existence au parti. Je représente le parti, je suis le parti, je vais où le parti me dit d’aller, de faire, et je dis ce que le parti me dit de dire, de taire. Je m’exprime dans les mots mêmes du parti. Je respecte mon parti plus que quiconque, je prie pour mon parti, je pleure pour lui dans la défaite des larmes de sang.

   Les soirs de spleen électoral, je lèche la carte de mon parti, je la promène sur ma peau, je l’arrête là où je veux car c’est la carte de mon parti, elle est aussi faite pour les caresses, les baisers, les marques d’affection, les bavures et les mouillures. Les cartes de parti sont faites pour l’amour, le grand amour, celui qui est aussi fait de débordements et de salissures.

   Le parti m’a fait. Il a introduit sa longue tige idéologique dans le ventre de ma mère porteuse pour déposer sa semence et, dans la foulée des élections suivantes, je suis devenu l’heureux élu. 

 

JOUR DE GRÈVE

en-greve.jpgARRÊTONS TOUT ! Le travail, le syndicalisme, le Sans Domicile Fixe, le réfugié fiscal, la politique et la connerie, la psychanalyse et le stand-up, la presse d’opinion et les compresses, l’expulsion de étranger et l’éclosion du nouveau-né, les frais de succession et les grands froids, l’économie locale et le marché mondial, la vente de larmes aux fabricants de collyres, l’agriculture intensive et la poussée des cheveux, la tombée du soir et la montée des eaux, les casseurs de burnes et les briseurs de rêve, les noceurs et les bosseurs, les faiseurs de trouble et les faiseuses d’ange, les tests à l’effort et les fautes de main, le massacre des baleines et le veganisme universel, les crimes d’honneur et les griffes sur les carreaux, la poésie rimée et les courants littéraires, le coussin péteur et le bugle d’interieur, le plein emploi et les aides à l’embauche, les boissons pétillantes et l’alcool de prune, la réforme des pensions et les mariages forcés, le temps dans les montres et le sang dans les veines, le rouge et le noir, le gris-gris du quotidien et les ventes d’ânes, le vent sur les plaines et l’argent sur les comptes, la liberté d’expression et la récolte du blé, la haine de l’autre et l’amour du prochain, le cycle de l’eau et la fonte des glaces, le port du voile et la chasse à courre, les concours de miss et le mystère de la foi, les seins siliconés et les contours des yeux, les bourses à l’écriture et la course aux prix, les écrivains en classe et les maîtres étalons, les cônes de cirque et les accidents de la circulation, les soifs de sphères et les faims de pure forme, le Sidaction et les maladies orphelines, la teinture sur ongles et les tatoueurs de sirènes, les parenthèses hantées et les tortures coutumières, le culte de la maternité et les grand-mères débranchées, les couches culottes et la malbouffe, les défilés de lingerie fine et les exercices spirituels, les émissions  de CO2 et les chefs étoilés, l’alun bashing et  l’haleine de book des livres-chanteurs, la guerre des nerfs et le cirque médiatique, le système marchand et les roulements à billes, les roues à aubes et le rouge au front, le passage des saisons et le repassage des petites culottes sales, l’écoute de soi et l’épilation à la cire, les peines de coeur et les maux de foie, le transformisme et la transpiration, le peeling et le peaking, le sucre et la reconstruction d’hymen, le crêpage de chignons et la culture du chicon, la pilule et les statines, le hoquet et les règles, le nez qui coule et la respiration artificielle, le mal de dent et les râles de plaisir, les fuites urinaires et la pluie sur les toiles, la toux et les sirops, le cuir et la bougie, l’ail et l’olive, le thym et le thon, la plume et le poil, le trique et le troc, le stupre et le fiel, la beuh et la weed, les faux-cils et le gros sel, la pipe dans les maisons de retraite et l’onanisme à l’école, les prêts à tempérament et les prix à la consommation, l’art nègre et les expositions de ceintures, les têtes couronnées et les cervelles vides, l’autoflagellation et les toasts à la gelée royale, les prises de bec entre rapaces diurnes et les yeux doux d’hiboux, la mise à l’index des taux de pénétration et l’ouverture entre les orteils, les grandes surfaces et les pertes de poids, les caissières topless et les vendeuses de sextoys, l’allant des Lolitas et les nombrils la boutonnière, la langue de boeuf et les joues de porc, les rabat-joies et les boute-en-train, les traits-tirets et les lignes à haute tension, la littérature jeunesse et le Viagra, la roulette russe et le char d’assaut, le chant choral et la chicorée, l’ondinisme et les peaux de banane, l’écriture automatique et le Diesel, le partage des taches à la naissance et la mise en commun des transports amoureux, le nettoyage des pierres tombales et le chauffage des caveaux, les Anthony Delon et les David Halliday, les Thomas Chedid et les Matthieu Dutronc, les Michel Cyrulnik et les Boris Onfray, les Deed Floyd et les Pink Purple, les Lady Madonna et les Radio Gaga, les Amélie Pancol et les Katherine Nothomb, les Angotlâtres et les Minimoix, les pro-Poutine et les anti-Trump, les opticiens optimistes et les aveugles antisceptiques, les billets d’humeur et les notes de lecture, les tickets to ride et la ride du lion, les mots fléchés et les romans à tiroirs, les nombres ronds et les cercles académiques, les cancers du côlon et les crises de goutte, les captures d’écran et les saisies sur salaire, l’analyse des rêves et la numérologie, les plans de secteur et les points de suspension, les phrases à rallonge et cette énumération… ARRÊTONS-NOUS avant la f 

 

#BALANCETONPOÈTE

thumbs_2147-topor.gifSi toi aussi, tu as été harcelé par un poète et que ta vie en a été bouleversée, si tu n’as plus ensuite vu le monde de la même façon puis que ton existence parmi les humains t’a paru insupportable, un véritable enfer d’incompréhension et de repli sur soi, BALANCE TON POÈTE !

Si à toi aussi, on t’a murmuré de la poésie à l’oreille dans les transports en commun, si tu as dû te farcir la lecture de milliers de textes sur écran ou sur les murs d’un réseau asocial voire des rames de plaquettes papier complètes ou l’œuvre exhaustive d’un écrivain culte, BALANCE TON POÈTE !

Si toi qui avalais des romans feel good, des polars captivemmerdants, de la conscience fiction, l’œuvre himalayesque de Matthieu Ricard, de la littérature jaunisse, des romans gore de gare, des statuts sur l’inhumanité croissante, le fascisme galopant, la dictature locale et que soudain la poésie t’a aveuglé, hébété, fracturé, déporté, transformé de l’intérieur, BALANCE TON POÈTE !

Si tu végétais dans le veganisme, la nécrose du cancrelat, la culpabilisation de la cigale, l’antispécisme du Caron, la haine de la haine, la religion du selfie, la tyrannie du like, l’amor por el toro bravo, la culture inclusive, la poésie t’a (a)gue(r)ri pour le malheur de toutes les tendances au ressentiment et ouvert à l’univers infini des sensations, BALANCE TON POÈTE AU BOUT D’UNE CORDE ET REGARDE-LE DANSER DANS LE CIEL LA DANSE  LIBRE DE LA PLUIE ET DU VENT !

 

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Le dessin est de Topor

POETWEETS, APHORISMES & AUTRES ROSSIGNOLADES

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Je suis un fou du rangement.

Quand j’ai trié tous mes rêves

par catégories de songes

je m’attaque à mon passé

souvenir après souvenir.

 

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Rejeté par la brume & le brouillard

j’ai donné ma lande

au chat de bruyère

avant de disparaître

dans le sillage d’une grue.

 

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J’ai jeté à la mer

le vieil homme

avant de lui lancer

un souvenir d’enfance

en guise de bouée.

 

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La métaphore de la porte sitôt close, l’image sort de son cadre.  

 

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Je te veux

autant que tu me détestes

mais l’espace

qui me sépare de toi

a raison de ma paresse.

  

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Les yeux fermés, pro-visionner.

 

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Prends mes pieds sur ta pomme !

Prends mes doigts sur ta poire !

Prends mes lèvres sur ta figue !

&

emporte-les dans les arbres fruitiers !

 

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L’étoile du verger est un astre fruitier. 

 

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J’ai couvert de feuilles

ton corps nu.

J’ai écrit mon désir.

J’ai écrit mon regret.

Puis j’ai soufflé très fort

pour me rappeler ta beauté.

 

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Sur chacune de tes taches de son

je pose

un baiser sonore

  

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J’ai marqué tes seins d’une croix.

Chaque nuit les soldats de Dieu

de mes mains

viennent implorer leur pardon.

 

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 Je n’ai pas de chambre avec les écrivaines, pas plus que de place dans leurs livres.

 

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Va sans crainte

dans la maison des ténèbres

décrocher au plafond de lumière

l’invisible terreur !

Va voir puis éteins !

 

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Les fleurs nyctalopes voient elles les bouquets de fantômes ?

 

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Lèvres de ta rivière

Lèvres du ciel nuages

Lèvres autour de ta voix

Lèvres de ton mont secret

Lèvres de la nuit, bordures du rêve

 

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Lèvres doux pétales

Lèvres près du coeur

Lèvres des yeux paupières

Lèvres de la rivière qui lèche

Lèvres de la voix langue

Pour quel baiser

 

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L’oiseau du baiser finit toujours par s’envoler de son nid de lèvres.

 

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Ma hache à ta hanche

t’arrache un bouquet de viande

que je hume tel un damné.

Ainsi débute l’histoire de la violence,

mon amour.

 

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Quoi dire après avoir lu sur tes lèvres le mot silence ?

 

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Rallumer le désir

au feu des grandes amours.

Brûler vif

puis vivre de ses cendres

sans éteindre la mèche du souvenir.

 

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MES EXPOSITIONS

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À l’exposition des pêcheurs de perles, il y a une huître béante.

À l’exposition des moqueurs de merles, j’entends un oiseau farceur.

À l’exposition des enseignants entrepreneurs, il y a une inspectrice entreprenante.

À l’exposition des Artistes Anonymes, il y a un tableau ivre.

À l’exposition des migrants carnivores, il y a une feuille de chou contestataire.

À l’exposition des grenouilles de bénitier, il y a un imam impur.

À l’exposition des belles langues, il y a beaucoup de lèvres gercées.

À l’exposition des cartes postales de manège, il y a le facteur Cheval.

À l’exposition des Femmes onanistes prévoyantes, il y a une nonne munie d’un cierge.

À l’exposition des Palais du peuple, il y a une langue rouge bien pendue.

 

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À l’exposition des langues de vipère, une couleuvre pipelette me tient la jambe.

À l’exposition des rats de bibliothèque, j’ai droit au chat pitre.

À l’exposition des portes de prison propres, il y a un raton laveur.

À l’exposition des raies culières, il y a un plug en forme de salière.

À l’exposition des mini-parcs et nains de jardins, il y a une allée portative.

À l’exposition des mots d’enfants, il y a toujours un éditeur de littérature jeunesse.

À l’exposition des seins en forme de poire Mouille Bouche, il y a une paire de rognons à pleurer.

À l’exposition de l’Internationale des amis des nazis, il y a un buste national de Théo Francken.

À l’exposition des femmes de chef d’état français, il y a une Brigitte Barjot.

À l’exposition des états de santé de Donald Trump, il y a la grippe nord-coréenne.

 

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À l’exposition des ventres mous, il manque une panse de baleine.

À l’exposition des SDF, il n’y pas de toit.

À l’exposition des hommes et femmes politiques de l’année, il y a des cartes de parti par terre et un chantier des idées désaffecté.

À l’exposition des Petits-Salés, il y a un Obèse en sucre d’orge. 

À l’exposition des sages prédictions, j’ai un mauvais présage.

À l’exposition des ouragans baptisés, il y a un tourbillon de prénoms.

À l’exposition des vieilles charrues, je viens en carrosse d’or.

À l’exposition des arrières trains à l’arrêt, il y a un cul-de-jatte express.

À l’exposition des voyants dans le marc de café turc, il y a un lecteur de tarot abstème.

À l’exposition des blancs de poulet, il y a un os de flic black.

 

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À l’exposition des aphorismes anarchistes, il y a un seul mot d’ordre.

À l’exposition des marchands de tapis persans, il y a un revendeur de vieilles carpettes.

À l’exposition des crayons personnalisés, il y a une mine antipersonnel.

À l’exposition des reines de beauté en fourrure, il y a une princesse à poil sous sa burqa.

À l’exposition des momies de mamies, il y a une statue de l’enfance.

À l’exposition des bambini qui pissent, il y a une nonna qui pète.

À l’exposition des travaux de bourreau lourds, il y a une hache plantée dans une tête de mort.

À l’exposition des sextoys de religieuses, il y a un crucifix sous préservatif.

À l’exposition des certificats médicaux de complaisance, il y a un médecin placé sous monitoring.

À l’exposition des embarras d’érection, il y a pourtant un con plaisant.

 

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À l’exposition des salles d’attente de médecin, il y a un salon de l’ambulance. 

À l’exposition des fruits rouges, il y a des fraises toutes faites.

À l’exposition des fonds de noix, il y une amande honorable.

À l’exposition de points de discussion, il y a un plan de table.

À l’exposition des points Godwin, je perds toute ligne de conduite.

À l’exposition des boîtes aux lettres de motivation, il y a une caisse pleine de cartes de chômage.

À l’exposition des cols de Cygne, je bois avec un bec verseur.

À l’exposition des bureaux de vote, j’ai des trouble de l’élection. 

À l’exposition des centres de beauté simiesques, il y a un singe savon.

À l’exposition des pompes funèbres, il y a un siphon à cadavres.

 

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À l’exposition des organes de presse, il y a un tord-boyaux et un tir aux canards.

À l’exposition des Maisons de la poésie, il y a toujours un futur académicien.

À l’exposition des maisons de passe, il y a une mère passerelle.

À l’exposition des sacristains confinés, il y un enfant de chœur la bouche pleine.

À l’exposition des ateliers d’écriture dans le vent, il y a une feuille volante.

À l’exposition des tables des matières, il y a un tabouret sommaire.

À l’exposition des atomes crochus, il y a un électron libre.

À l’exposition des selles d’écuyères, je vois un ver solitaire en forme de fer à cheval.

À l’exposition des Saint Christophe, j’ai retrouvé la foi du charbonnier !

À l’exposition des fils de merde, j’ai rencontré une fille de joie.

 

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À l’exposition des chiens de prairie, il y a un arbre à chats.

À l’exposition des mille et une nuits blanches, je compte un jour noir sans fin.

À l’exposition des toiles de Picasso, il y a un bidet de Duchamp.

À l’exposition des ready-mades de Duchamp, il y a le grand rire de Picasso.

À l’exposition des haute contre, il y a une basse continue.

À l’exposition des marches triomphales, il y a un air de pipeau.

À l’exposition de mes bourrelets, j’ai les traits tirés.

À l’exposition des cartes à pointe, il y a un valet de pique.

À l’exposition des gâteaux de désert, il y a des dunes de crème fraîche.

À l’exposition des marches de manœuvre, il y une piste de course.  

 

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À l’exposition des calculs bordés de nouilles, j’ai des limites de pâtes à ne pas dépasser.

À l’exposition des courses de manchots bipolaires, je pratique la marche nordique.

À l’exposition des seins de glace, je bande comme un phoque.   

À l’exposition des points de vente, il y a un plan comptable.

À l’exposition des crachats de Gilles, il y a quelques confettis englués.

À l’exposition des Catherinettes, il y a des vits âgés.

À l’exposition des araignées au plafond, il y un moustique écrasé.

À l’exposition des masques de guerre, il y a le carnaval diplomatique.

À l’exposition des fêtes des pères, j’ai dragué une mère célibataire.

 

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À l’exposition des brouettes espagnoles, j’ai testé la position du maçon missionnaire.

À l’exposition des noms d’oiseaux, il y a un pied-de-nez de grue.

À l’exposition des lames de fond, il y a un fer de lance.

À l’exposition des minutes de silence, il y a l’espace d’un instant.

À l’exposition des entrejambes de rêve, il y a l’origine du monde

À l’exposition des cœurs sur la main, il y a beaucoup de sang.

À l’exposition des talons d’Achille, il y a les sabots d’Hélène.

À l’exposition des capitaines d’industrie, il manque un général de campagne.

À l’exposition des avocats du diable, il y a le jugement de Dieu.

À l’exposition des éminences grises, il y a de gros bonnets.

 

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À l’exposition des têtes de nœuds, il y a l’enfileur des anneaux.

À l’exposition des poires d’angoisse, il y a la pomme de discorde.

À l’exposition des produits contre la pluie, je multiplie les impers.

À l’exposition des déjeuners de soleil, le démon de midi montrera-t-il le bout de sa queue ?

À l’exposition des paroles d’évangile, il y a un Nom de dieu.

À l’exposition des cornes de brame, il y a un cerf-volant.

À l’exposition des carreaux cassés, j’ai le cœur brisé.

À l’exposition des larmes de crocodile, je reçois un faux bouquet de pleurs

À l’exposition des grands ducs, il y a Le Petit Prince.

À l’exposition des soleils de plomb, j’ai une étincelle de génie.

 

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À l’exposition de mes expositions, j’ai fait étalage de mes chimères.   

 

E.A.