TROISIÈME SALON du LIVRE de CHARLEROI

Avec le soutien du Bourgeon (www.bourgeon.be), la Bibliothèque Marguerite Yourcenar sous la houlette de Serge Budahazi vous invite à son troisième salon des auteurs et éditeurs, L’Alchimie du livre.

Cette année, présence de Colette Nys-Mazure, d’Arnaud de la Croix et, en invité d’honneur, Jean-François Füeg !

Nouveauté : présence de plusieurs illustrateurs dont Laurent Dubois et d’un graveur, Marc Hubert ! Dans les deux salles du château, une cinquantaine d’auteurs et d’éditeurs…

Où ? Bibliothèque Marguerite Yourcenar, place Albert 1er, 38, à 6030 Marchienne-au-Pont
Facilité de parking
Quand ? Le dimanche 30 novembre entre 11 heures et 18 heures

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Avec Pascal Feyaerts, Carine-Laure Desguin, Carine Geerts, Pierre-Paul Nelis, Eric Allard, Salvatore Gucciardo, Alain Magerotte, Georges Roland, Claude Danze, Daniel Gaye, Micheline Boland, Louis Delville, Anne Lamot, Jean Destrée, Alain Bustin, Sandra Dulier, Rolande Michel, Nathalie Wargnies, Sandra Di Silvio, Pierre-Armand Cajot, Les Editions Azimuts Les Editions Le Coudrier, Les Editions Memogrames, Les Editions Mehari

 

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Quelques photos… signées Pierre Paul Nélis, Nathalie Wargnies, Carine-Laure Desguin.

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À l’année prochaine! 

DOUZE POÈMES AU PAIN ET À L’EAU

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Sommes-nous la sécheresse
Sommes-nous la romance

 Jean Fauque & Alain Bashung

 

Au pain et à l’eau

 

Tu m’a mis

Au pain et à l’eau

 

J’avais trop de toi

Dans mes manières

Mes façons de penser

 

En me regardant

Tu me voyais

Tel que j’aurais vomi

 

Si j’avais mangé trop

De tes seins de ta peau

 

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Dans mon sirop

 

Tes doigts dans mon sirop

Martyrisent les fruits

De mon abnégation.

 

Vers quel animal cours-tu

Dans la jungle qui défait ses failles

Comme un regard se vide ?

 

L’ombre attachée à ton squelette

Rejoint la terre molle

Des apparences.

 

Striée de blanc

Une joue se confond

Avec un amas de silence.

 

Sans peine je pénètre

Le mécanisme de tes sucreries.

Le goût des autres me désole.

 

Et je fonds dans les cils

Qui en permanence

Surveillent tes regards

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Matières

 

Dans la valise du mort

Je découvre un passeport

En os de touriste.

 

À la grille du cimetière

Je fais cuire un cuistre

Avec des branches de squelette.

 

Dans l’église sèche

Je marque d’une pierre blanche

L’autel en papier mâché

 

Qu’un croyant désinvolte

En habit de tabac vert

Fume jusqu’à la crémation.

 

Avant de m’envoler

Pour l’autre bout du monde

Sur l’aile d’un abbé prometteur.

 

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Un poisson merveilleux


Quand elle écrase sur ma bouche

Un poisson merveilleux

 

Je rentre dans ma chambre

Où sur les murs j’ai punaisé

 

Des images de mer édentées

Des gâteaux de ses vieux cheveux.

 

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Le noyau

 

Quand le noyau

Coule

Dans le fleuve

 

Le noyé

Avale

La tasse

 

Mais où passent

Le fruit,

Et les secours ?

 

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Les beaux massacres

 

Avec une guerre par heure

Mes journées étaient devenues

Une bénédiction.

 

Ma vie un songe de soldat

Et je comptais les morts

Comme on effeuille les fleurs.

 

En redoutant déjà

La fin des hostilités,

L’armistice et les palmes,

 

Les décorations à la boutonnière,

Les cérémonies de prestige,

Ma place dans la grande histoire.

 

Mais j’avais pris soin de commettre

Quelques beaux massacres

Tout à fait minutieux

 

Qui m’assureraient, la paix revenue,

L’opprobre de chacun,

Une impunité de chaque instant.

 

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La température

 

Elle faisait bouillir

Dans ma bouche

Des baisers.

 

Elle prenait la température

Avec ses seins

Avec ses doigts de pied.

 

C’est plus chaud qu’un soleil

Qu’une échauffourée,

Disait-elle en grillant.

 

Mais tu vas brûler,

On va s’éteindre

Réciproquement.

 

Alors, c’était l’hiver

Mais les cheminées

Restaient brûlantes.

 

On jouait aux pompiers

Avec nos lances

Avec nos langues encore mouillées.

 

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Quelqu’un

 

Entre elle et lui

Quelqu’un installa

Une ceinture de sel.

 

Ils échangèrent

Par cette voie

Salaisons et baisers.

 

Sur la transaction

Quelqu’un prenait

Une commission.

 

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La maison de ton visage

 

Dans la maison  de ton visage

J’entre par la bouche

Je souffle par le nez

 

Je regarde par les yeux

Je sors par les oreilles

En rappel jusqu’à tes lèvres

 

Puis, du menton,

Je me jette sur tes seins

Je dévale je dévale

 

Je fais halte sur ton nombril

Je triangule et me circonférencie

Fatigué et heureux

 

Tes longues jambes

Me tentent bien

Et l’extrémité de tes pieds

 

Mais il me faut remonter

Pour être, à la fermeture des paupières,

Au chaud dans tes méninges.

 

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 Ta bouche

 

Ta salive

Sur ma peau

Ce reflet luisant

De ce qui sort de ta bouche

Sur ce qui m’appartient

En propre.

 

Et si tu es gentille,

Tu me cracheras au visage

Et je n’essuierai pas

Ces baisers esseulés

Qui sècheront

Comme ton amour.

 

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Tous mes chats

 

Tous mes chats

Ne réussissent pas à rassasier

De griffes ta peau.

 

Du sang coule en abondance

Des plaies trop étroites

Pour ménager un passage.

 

Alors l’éléphant de la dernière chance

Piétine un miaulement

Dans un éclat de lumière barbare. 

 

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Dans mes nuages


J’ai des choux

Dans mes nuages

Des choux à la crème solaire

 

Que j’étale

Sur la surface du ciel

 Pour le faire pommeler.

 

E.A. 

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BRUXELLES + VOYAGE FUTILE, par Denis BILLAMBOZ

Bruxelles

  

Place de Brouckère

Place Sainte Catherine

Place de la Bourse

Grand-Place

Bruxelles me tends ses places

M’attire dans ses tavernes

Où mes amis m’accueillent

Bière

Moules

Frites

Moules-frites

Bière

Bière encore

Bruxelles chancelle

Les livres attendront

Ce soir c’est fête

Fête à Bruxelles

Faite avec mes amis

 

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Voyage futile

  

Je manquais d’entrain

Je devais mon rompre mon train-train

J’ai pris le train

  

Le TGV pour la capitale

Une évasion vitale

Pour ma santé mentale

 

J’aime les halls de gare

L’odeur du départ

Les voyageurs qui s’égarent

  

J’aime traîner à l’hôtel

Vautré dans la flanelle

Sans penser à la bagatelle

 

J’ai flâné dans les avenues

A perte de vue

J’ai respiré les rues

 

Je n’ai rien fait

Je me suis distrait

J’étais satisfait

 

Voyage inutile

Evasion puérile

Satisfaction futile

 

Petit plaisir de la vie

 

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ROMANTISME GERMANIQUE

88957_300.jpgpar Denis BILLAMBOZ

Oui, je sais, ces textes sont d’un autre temps, dépassés, surannés mais mon Dieu comme ils sont beaux, je regrette qu’on n’écrive plus aujourd’hui des textes romantiques qui ne soient pas mièvres, sirupeux ou dégoulinants de bons sentiments bafoués. Je suis allé vers Zweig par curiosité et il est désormais fiché en moi comme l’un des maîtres du panthéon de mes auteurs préférés; plus je le lis, plus je l’apprécie, plus son talent m’enchante et me subjugue, et Keyserling fut une bien belle découverte, je crois que je retournerai vers lui à une prochaine occasion que j’espère pas trop lointaine car ses œuvres n’encombrent plus les rayons des bibliothèques. Quel plaisir de lire cette langue certes un peu vieillie mais tellement belle!

 

9782246098638FS.gifLA PITIÉ DANGEREUSE

Stefan ZWEIG (1881 – 1942)

Dans une ville de garnison, aux confins de l’Autriche et de la Hongrie, un jeune officier désargenté est invité chez un grand bourgeois local, croyant montrer son savoir vivre, il invite la fille de la maison à danser sans savoir qu’elle est infirme des jambes. Mortifié par sa gaffe et sa fuite précipitée du bal, il envoie des fleurs à la jeune paralysée qui lui pardonne cette invitation malencontreuse. Il devient rapidement un habitué de la maison où il apporte un rayon de soleil, la jeune fille l’apprécie beaucoup et le père manifeste de plus en plus d’intérêt à son égard sans qu’il se rende compte que la pitié qu’il éprouve pour la jeune fille et son vieux père l’aspire progressivement dans un piège qui se referme inexorablement sur lui. Croyant bien faire, il laisse abusivement la jeune fille et son père penser qu’elle guérira bientôt mais la frêle enfant ne se contente pas d’une promesse de guérison, elle exige aussi ce qu’il ne veut pas lui donner même s’il fait mine de lui céder.

Ce texte est évidemment une histoire d’amour d’un romantisme exacerbé, digne des amants de Mayerling, d’une tragédie grecque, un regard sur le handicap et le droit à l’amour pour ceux qui sont différents, mais c’est surtout une réflexion profonde sur la pitié et l’art de la prodiguer et plus généralement sur la vérité et l’usage qu’on peut en faire. Que peut-on dire ? A qui ? Quand ? Comment ? Toutes ces questions restent en suspens.

Ce roman est le seul achevé par Stefan Zweig, j’avoue que je préfère ses textes courts malgré la grande qualité de celui-ci, il domine brillamment son sujet même s’il a tendance à chahuter le lecteur en le bousculant trop souvent entre espoir et désespoir absolu. La situation est éclaircie mais non, elle s’assombrit, le processus est trop récurrent et tend à alourdir le récit. Mais quand on lit du Zweig, on ne se lasse pas, on regrette seulement, si comme moi on n’est pas germaniste, de ne pas pouvoir le lire en version originale surtout quand le traducteur utilise des formules qui semblent un peu hasardeuses. Tout dans cette histoire concourt à l’objet du livre qui est une vaste démonstration à facettes multiples, aucun événement ne figure par hasard dans le texte, chacun étaie, explicite, la vison, la théorie, les impressions,… de l’auteur.AVT_Stefan-Zweig_3326.jpeg

Ce texte a une autre dimension, plus large, il a été écrit juste avant la guerre de 1939/1945 – publié en 1939 – et son intrigue se situe juste avant l’autre guerre, celle de 1914/1918, et, bien évidemment, ce n’est nullement un hasard. Stefan Zweig adresse à travers cette histoire d’amour un message prémonitoire annonçant les événements apocalyptiques qui pourraient, selon lui, survenir. La jeune paralytique est à l’image de l’empire autrichien de 1914 englué dans son passé et ses traditions, dirigé par un vieil empereur cacochyme et l’auteur nous laisse penser que l’Autriche de 1939 n’est pas plus apte à faire face à la montée des dangers qui pointent à l’horizon de l’histoire. Le contexte historique de l’écriture du roman, comme le contexte de l’intrigue, l’époque où la psychologie progressait à pas de géants à Vienne, pèse lourdement sur le roman. Les personnages qui gravitent autour de la jeune fille sont presque tous des faibles qui ont cédé à des compromissions de diverses natures pour préserver leur confort, leur avenir, leur image, leur situation… On pourrait voir dans cette histoire d’amour non seulement un message prémonitoire mais aussi une dénonciation de la faiblesse des dirigeants, et de la société en général, qui ont laissé les barbares s’emparer du pouvoir. Les relents antisémites qui empestent le récit, étaient déjà fort nauséabonds en 1914 et l’étaient peut-être encore plus en 1939, Stefan Zweig ne pouvait plus respirer cette odeur, il avait déjà fui ailleurs et songeait peut-être à quitter définitivement ce monde de barbares.

 

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EDUARD VON KEYSERLING (1855 – 1918)

Aux confins de la Prusse et des Pays baltes, en Livonie, au tournant du XIX° et du XX° siècle, le vieux comte Hamilkar Wandl-Dux reçoit son ami le professeur et sa famille au milieu d’une cour de jeunes gens joyeux et plus ou moins amoureux de sa jeune et jolie fille, Billy, âgée de dix-sept ans seulement. Le plus empressé est sans doute le cousin Boris, un aristocrate polonais, qui parvient à convaincre la jeune fille de s’évader du château pour le suivre dans un grand amour. Mais, la belle comprend vite que son amoureux s’abîme dans un romantisme exacerbé et mortifère qui pourrait les conduire à jouer une nouvelle version de la scène funeste interprétée à Mayerling quelques années auparavant par Rodolphe et Marie. Elle parvient à s’échapper et à rejoindre le château où elle doit affronter sa famille et les conséquences de ses actes.

Une belle histoire d’amour champêtre, triste à mourir comme le quatuor à cordes de Schubert : « La jeune fille et la mort », une histoire d’amour empreinte d’un romantisme suranné qui dépeint une société décadente, une civilisation d’un autre temps, un monde en voie de transformation, une classe sociale en cours de disparition. L’auteur connait les événements de son temps et évoque non sans une certaine nostalgie une époque où les princes se tuaient pour l’amour d’une belle, il raconte cette histoire comme on déguste une dernière friandise en finissant le paquet. Le vieux comte a bien compris que son époque était révolue, que la nouvelle génération ne possédait pas les mêmes vertus que la sienne, qu’un temps s’était écoulé et ne reviendrait plus. « Ils sont incapables de vivre. On ne peut pas leur confier cette chose que nous nommons la vie. Une femme de chambre qui se laisse séduire par un palefrenier et s’enfuit avec lui sait ce qu’elle veut, mais ceux que nous élevons, …, sont de petits fantômes ivres qui tremblent du désir de s’échapper et qui, une fois dehors, ne peuvent plus respirer ». Les aristocrates ont capitulé, les masses laborieuses sont prêtes à leur prendre le pouvoir.Keyserling-H-075.JPG

On pourrait croire ce livre triste par ce qu’il raconte une histoire triste mais l’auteur ne sombre pas dans un romantisme désespéré, il croit en un autre monde, « la mort, cher professeur, …, reste pour nous incompréhensible parce que nous la mesurons à l’aune de la vie ». Ce que la belle Billy avait bien compris, elle contemplait « avec des yeux fiévreux le coucher du soleil avec dans son sourire le même impérieux espoir ».

Quel plaisir de pouvoir lire de temps en temps ces vieilles histoires empreintes d’un romantisme germanique débordant et de déguster ces textes écrits dans la belle langue que nous ne trouvons plus très souvent dans les textes qu’on propose à notre lecture. « Le tragique est triste, mais triste comme ses yeux, triste mais magnifique, plus beau que tout ce qui est gai ».

LE PREMIER COLLOQUE SINGULIER ENTRE CHARLES MICHEL ET BART DE WEVER

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    Comme chaque samedi depuis la nouvelle législature, le Premier Ministre a rencontré ce samedi 3 janvier 2015 à l’Hôtel de Ville d’Anvers le Président De Wever pour le premier  colloque singulier de l’année. 

    Rien n’est censé filtrer de l’entretien mais ce dont ont parlé les deux hommes est sur toutes les lèvres: 

         Le transfert des cendres d’Yvan Mayeur  à Anvers après son assassinat par un policier bruxellois ivre durant les fêtes de fin d’année pour leur dispersion dans le port ;

         Le calendrier de la décapitation de la famille royale, par ordre de succession au trône (pour une fois, Laurent sera privilégié, on parle même d’une grâce qui lui sera accordée en échange de la présidence de la Fondation des Crevettes Ostendaises) ;

         La programmation des Joyeuses Entrées dans les villes du Pays du couple Jan Jambon & Théo Vrancken, nouveaux bourgmestres de Brussel en alternance.

         La question de l’exil de Paul Magnette et du gouvernement wallon à Lille ;

          Jean-Claude Marcourt, toujours en fuite, refoulé à coups de pierre de la Fédération des Entreprises Wallonnes où il n’a pu trouver refuge, blessé et rendu plus dangereux encore ;

         La destruction par le feu de la forêt ardennaise dans lequel s’est réfugié Benoît Lutgen et une partie de son cabinet ;

         La nomination de Jean-Marc Nollet au poste de président du protectorat flamand de la région photovoltwallique.

     Autant de sujets sur lesquels, à la sortie de sa rencontre avec le président, Charles Michel s’est montré « serein et résolu », comme à son habitude. À la question de savoir s’il ne craignait pas un changement de premier ministre au cours du trimestre, il a déclaré qu’il avait toute la confiance du président et qu’il conduirait toutes les réformes qu’il avait promis de mener lors du colloque singulier du 24 décembre 2014 à minuit.

     Quand on lui a demandé quel sort il réservait au bouillant Denis Ducarme passé au PTB après avoir été invité, le jour de la Saint Nicolas, pour un lavage de cerveau idéologique déguisé en dégustation de vin bulgare en provenance des caves de Ceaucescu, Charles Michel a déclaré qu’il faisait confiance dans les purges de son Nouveau Pays et que Jean-Charles Luperto, nouveau transfuge du MRVA après avoir été lavé de tout soupçon dans les affaires de mœurs pour lesquels il avait été soupçonné, remplacerait avantageusement le félon dans son rôle de porte-parole.

     C’est avec un large sourire (popularisé avant les fêtes par l’humoriste François Pirette, désormais pitre officiel de la prison de Saint Gilles) qu’il s’est engouffré à l’arrière de son  véhicule après qu’on lui eut retiré les menottes de sécurité (Bart de Wever ne supportant plus la vue de mains libres) qui l’ont hélas empêché de nous donner une poignée de main franche et amicale.