UN BON ROI

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Dans ce pays, le seul non-écrivain est roi. Le régime politique dudit pays est basé sur  le mérite. Autrement dit, le sujet le plus méritant hérite de la plus haute place du royaume et la conserve tant qu’il le demeure. C’est rare.

Comme tous les habitants de son pays, le roi a été écrivain et il a dû beaucoup travailler, franchir de nombreux échelons, passer des examens ardus, pour ne l’être plus. C’est un parcours inédit qui a été salué comme il se doit par l’octroi de la couronne.

Chaque semaine, le roi fait profiter de son expérience et reçoit en audience des écrivains qui, comme lui, voudraient pouvoir renoncer à l’écriture.

Bon prince, le roi a fait organiser partout dans le pays des ateliers de non écriture afin de sevrer le bon peuple de sa vilaine habitude qui confine, aux dires de certains spécialistes des pays étrangers, à une addiction ou une mode.

Comme tout haut dignitaire, il est entouré de nombreux conseillers et courtisans qui n’ont pas son excellence, des conseillers qui ne peuvent s’empêcher d’écrire ses discours et de l’abreuver de conseils sans conséquence.

Pas fou, le roi qui ne veut pas renoncer si vite au trône, prend soin à ce que de nombreux prix littéraires récompensent dignement tous les citoyens, sans exception, et à ce que chacun puisse publier sans difficulté le moindre ses écrits sans jamais rester oisif car, comme seul un roi sait, l’oisiveté est mère de toutes les convoitises.

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LE COMITÉ DE LECTURE et autres histoires d’écrivains

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Le comité 

Le manuscrit était attendu par le comité de lecture.

Depuis des semaines il avait été annoncé par l’auteur qui le présentait comme son meilleur texte, celui que ses lecteurs réclamaient, celui que la postérité retiendrait…

Le comité exécuta le livre dans les grandes largeurs. Unanimement. C’était le soixantième que l’auteur adressait.

L’éditeur présenta avec ses hommages les conclusions du comité à l’auteur qui n’en prit pas ombrage : par retour de courriel, il lui fit son soixante-et-unième envoi.

 

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Les capteurs 

Cet éditeur au fait des nouvelles technologies fit truffer de nombreux capteurs  les livres qu’il publiait afin d’augmenter le chiffre de ventes de sa petite entreprise, au demeurant fort bas.

Ces capteurs le renseignaient sur les temps de lecture, la position et la vêture adoptée par le lecteur, l’intensité de son attention, la régularité de son flux émotionnel, son équipe de foot préférée, le bas montant de ses finances…

Ainsi l’éditeur put, en accord avec ses différents auteurs, produire des livres adaptés aux lecteurs potentiels de sa maison, des livres confinant à la perfection, visant à rencontrer les plus folles attentes du lecteur-roi.

L’opération réussit, les chiffres des ventes bondirent, les auteurs mis à contribution purent envisager les plus hauts postes de la hiérarchie littéraire de leur localité, l’éditeur accéder au poste de président de sa région. Les lecteurs étaient si ravis que plusieurs (y compris des politiciens disposant enfin d’un idéal à leur démesure) demandèrent leur retraite anticipée ou réclamèrent une pause-carrière afin de consacrer tout leur temps libre à lire,  lire, lire…

La demande fut si forte que les nouveaux éditeurs sur le marché firent désormais appel à des robots-écrivains plus performants et, il faut le reconnaître, bien plus créatifs. L’inconvénient, c’est qu’en séance de dédicaces, ils font la tronche, ils ne font pas de câlins à leurs lecteurs et ne les appellent pas par leur prénom. Un inconvénient, qui n’en doutons pas, sera vite levé par les ingénieurs concepteurs.

 

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Un dernier rire

On apprend avec bonheur que l’auteur de l’Éloge du rire ensemble, ce risible écrivain de la littérature smilegood s’est méchamment fendu la poire (après s’être payé une tranche) en s’écroulant de rire après avoir relu les épreuves de son dernier livre.

 

L’ÉCRIVAIN DE LA FAMILLE

555b5da341b10.jpg   Dans ce couple, l’écrivain, celui qui plastronnait, qui affichait ses publications, ses projets d’écriture, c’était l’homme. D’ailleurs, il était publié. De longue date et à profusion. Mais méfions-nous… l’écrivain n’est pas toujours celui qu’on croit.

   Un jour que son épouse trouva une heure de liberté (entre son boulot, le ménage, les courses, le jardinage, les finances familiales, la cuisine, le bricolage, ses charges de mère, de fille et de bru) elle commit sur son smartphone un aphorisme et sur sa tablette un poème et les trouva honnêtes. Elle les imprima sur l’imprimante de monsieur et les déposa sur son bureau. Il trouva l’aphorisme plaisant et le poème intéressant, et s’inquiéta de l’identité de leur auteur. La femme garda le silence.

   Une semaine plus tard, elle avait sa journée à disposition et elle tenta une nouvelle qu’elle ne méprisa pas. Elle le déposa sur le bureau de son conjoint qui la lut et s’interrogea. Elle observa ensuite qu’il avait fait sur le net une recherche à partir du titre…

   Un mois plus tard, elle avait écrit tout un récit. Le mari le lut d’une traite et le relut au lit, là  (au lilas aussi, qui trônait dans un vase printanier) où il n’emportait que les plus précieux auteurs. Il la questionna plus vivement ; elle demeurait de marbre. Un ami, une de tes amies ? s’enquit-il, sans espoir de réponse (il est entendu que toute statue se tue à se taire). 

   Un an après, sa femme avait écrit un roman et le déposa, selon une tradition désormais établie, sur le bureau du mari qui, depuis quelques mois, écrivait moins, et – il nous coûte de le dire – même plus du tout. Il se relisait sans cesse et se trouvait mauvais, il affectait une mine de revenu d’une remise de prix littéraires sans avoir obtenu le moindre livre de poche de consolation.  

   Cette fois, l’homme comprit sans avoir à demander. L’écrivaine de la famille, c’était elle, et rien qu’elle. Au fond, il n’avait écrit que pour l’empêcher de se réaliser en tant qu’écrivaine ; il se souvenant de quelques écrits de jeunesse de son épouse qu’elle lui avait montrés et qui surclassaient ses scribouillages du même âge.

   Quand il s’en ouvrit à elle, elle trouva les mots pour le rassurer : Mais ne t’en fais pas, je n’ai pas envie de publier sous mon nom. D’ailleurs, qui sait si je le pourrais l’être. Il est plus difficile de se faire publier quand on est un parfait inconnu, qu’on n’a pas une liste de publications, un réseau d’amis lettrés… Tu n’as qu’à publier le roman sous ton nom, tu n’as toujours été, sans vouloir te froisser, qu’un romancier commun. Je suis en train de terminer en secret un recueil de poèmes, tu pourras faire de même. Les gens seront heureux de découvrir que tu es aussi un poète de talent…

 

SCANDALE DU LIBRONIL: L’AFSCL COMMUNIQUE LES ISBN DES LIVRES À NE PAS CONSOMMER

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L’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne du livre communique les premiers ISBN des livres à ne pas consommer et à ramener fissa en librairie.

Les critiques approuvés par la Promotion des Lettres ont observé qu’ils contiennent du libromil à un taux anormalement élevé.

Le consommateur peut poser toutes les questions au numéro gratuit 0800/13550 où une équipe de bibliothécaires stagiaires lui répondront.

Les livres de toutes les maisons d’édition n’ont pas encore été analysés tant certains exemplaires, publiés à un tirage confidentiel, demeurent introuvables. Il est demandé aux producteurs industriels de livres d’avancer, par mesure de prudence et dans l’intérêt des familles des lecteurs potentiellement touchés, la date prévue des pilonnages ou de s’associer dans le but d’un autodafé géant, par exemple, dans un parc local, ce qui donnera ainsi lieu à de réjouissantes festivités hautes en fumée.

Le consommateur peut identifier les livres faisant l’objet du rappel via les codes suivants : 978-2-746-123498-7 ; 978-2-090347-98-4 ; 978-2-678-123987-0 ; 978-2-096-478059 ; 978-2-111112-808-3 ;978-2-653089-63-1 ; 978-7-122368-67-4 ; 978-2-469377-92-3 ; 978-2-459671-91-9 ; 978-5-198745-12-2 ; 978-2-534879-77-1 ;978-2-450929-22-3 ; 978-2-194287-88-5 ; 978-2-777756-18-4 ; 978-2-295848-91-3 ; 978-7-930358-81-7.

Si le lecteur imprudent, trop confiant en la littérature bon marché, en a consommé, le lecteur observera rapidement les effets suivants :

  • Une vision altérée de l’espace environnant et de ses relations sociales – vécues sur un mode idyllique ;
  • Un regard angélique sur la marche du monde et les possibilités candides de la modifier ;
  • Une altération de ses facultés mentales (quelles qu’aient été au préalable son Q.I.) ;
  • Une exaspération accrue aux ennuis du quotidien se manifestant par des statuts ou des tweets énervés accompagnés de panneaux préimprimés ;
  • Une accoutumance de plus en plus marquée à la littérature Jeunesse, à l’Heroïc fantasy, à la peinture maritime, à la poésie des sentiments…

L’équipe de première intervention suggère quelques mesures à prendre, les premiers soins à prodiguer en cas de contamination au libronil :

  • Faire lire au contaminé, à dose homéopathique, du Claude Simon, du Hegel, du Heidegger, du Deleuze & Guattari, le Pentateuque, le Bhagavad-Gida…  ;
  • Menacer (« Soigner le mal par le mal ») de lui faire lire du Nothomb, du Pancol, du Musso, du Delacourt, de l’Onfray, du poète régional certifié génie en herbe bio ;
  • Le déconnecter illico des réseaux numériques et l’éloigner des catéchumènes sociaux qui récoltent des likes au kilo ;
  • L’abonner à un journal, quel qu’il soit, malgré le discredit jeté par quelques-un(e)s sur la profession…

Toute autre proposition qui demeure dans les limites – malheureusement – fixées par la loi (comme, par exemple de les euthanasier) est la bienvenue. Même si les observations faites sur des milliers d’individus contaminés ont montré que le risque de guérison est minime voire inexistant. 

L’AFSCL préconise au consommateur (au Q.I.) moyen d’éviter d’acheter leurs livres au supermarché car ce sont ceux qui contiennent le plus de perturbateurs neuronaux. 

 

PARCOURS D’UNE POÉTESSE SUPERSTAR

0270524549a7dc832f5ce122e8706aa9--fabric-toys-handmade-toys.jpgCette poétesse glamour que tout le monde littéraire reconnaîtra possède à près de vingt-cinq ans une attrayante bibliographie.

Son premier recueil, L’hiver l’hygiène, avec une préface d’Yves St Namur, reçut à quinze ans à peine le Prix Lolita.

Son second, Gloss mon amour, postfarcé par Jan Buccal, reçut à la fois le Prix du Baiser de Rodin et le Prix des Lèvres nues.

Puis il y eut Mascara manganèse, dont un exemplaire dédicacé à Marcel Morose, mis aux enchères avec un prix de départ de 12 € a finalement été enlevé pour la somme fabuleuse de 13,20 € par un collectionneur de dédicaces littéraires.

Paupières miroir, son recueil écrit à l’eye liner et précalligraphié par François Cheng a servi au cours d’une performance d’œil de pommes de terre crevé par le cultivateur d’art Patrice Ferrasse relayée en direct sur sa page Facebook.

Chanel tu me tues, a été encensé (au premier sens du terme) par la petite nièce de l’ex-plus proche voisine de Marguerite Duras à Neauphle-le-Château.

Peau d’Hermès, avec un non préface de Cristina Cordula, relate une année sans fond de teint ni rouge à lèvres, est sa première incursion dans le genre du Journal sans cosmétique, très couru des hommes et femmes sans fard.

Les masques de beauté, son anthologie, parue pour son vingtième anniversaire, est son plug grand succès à ce jour. Il a été publié à 50 exemplaires et réédité trois fois.

Son précédent ouvrage, Plug banal, a choqué une partie de ses lectrices et réjoui un partie des lecteurs, lui ouvrant ainsi un nouveau lectorat d’autant plus que son éditeur (en passe d’être diffusé par une grande enseigne de parfumerie parisienne), pour faire postmoderne, a réduit tous les vers à deux mots (voire deux lettres) et remplacé tous les et, fort lourds, en effet, par des « & », carrément volatils. Si bien que l’ouvrage de poésie verticale (voire abyssale) atteint quand même 2428 pages (sans l’appareil critique et les pages de sponsoring).

Son dernier ouvrage, Coco Câline rouge et noire, heureusement plus posé dans la forme et aux vers bicolore d’un bel effet pouvant se chanter avec un minimum d’accords et sans le moindre engagement sartrien sur un vulgaire ukulélé, est dédié à Julien Sorel Doré. Il  fait partie des meilleures ventes de poésie parfumée au drugstore de mon quartier. La vidéo de sa lecture scandée par Serge Pey en grande forme pédopoétique a depuis sa sonorisation été vue douze fois (dont dix fois par moi, dans le cadre de cette humble recension).  

 

ANASPHASIOS & MALEUXIS suivi de UNE CRITIQUE MI-FIGUE MI-RASOIR

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Anasphasios et Maleuxis

Anasphasios était le plus grand écrivain de Carnavalus quand le jeune et beau Maleuxis le mit au défi de le battre. Un ring fut rapidement installé sur un des nombreux kiosques de la ville. Le maire lui-même donna le coup d’envoi de la joute. 

Lors de la première épreuve d’écriture, Anasphasios qui avait relu ses classiques l’emporta haut la main sous les applaudissements du public acquis à sa cause. À la deuxième, il fut mis en difficulté par la fougue verbale, les calembours puissants de son jeune rival. À la troisième, il chuta et à la quatrième, il s’avoua vaincu avant la fin de l’épreuve, jeta tous ses bouquins en guise d’éponge et remit les lauriers de premier écrivain de Carnavalus à Maleuxis qui trône maintenant au firmament littéraire de la ville et est lu de tous ses concitoyens.

Quant à Anasphasios à la grise chevelure qui a longtemps été nègre du maire, il a défié celui-ci dans le but de lui prendre la mairie. Il peut déjà compter sur la voix de Maleuxis auquel, en contrepartie, il a promis une statue (et de nombreuses bourses) à la hauteur de son talent sur la principale place de la ville qui porte déjà son nom.

 

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Une critique mi-figue mi-rasoir

Dans De près ou de loin, l’auteur d’Au-delà du bien et d’Avant le mal explore à nouveau les lignes sinueuses de la morale. Moins anguleux que dans Les Parallèles du Droit mais plus carré que dans Perpendiculairement parlant, l’essai de fiction géométrique de Paul-Jean Evrard loué par Badiou lui-même joue avec l’obscur de notre raison sans laisser de côté notre sensibilité la plus aiguë. Entre le pragmatisme de Hume et la grâce pascalienne, De près ou de loin monadise notre rapport  à l’espace cartésien inféodé au temps bergsonien quand l’orage de l’alètheia gronde sur les plaines de l’étant heideggerien.  

C’est, pour tout dire, pompant comme une réunion de gauchistes imbibés de Cuba libre qui se piqueraient de croiser Lénine et Lobatchevski sans avoir compris ni Marx ni Euclide. Ni les classiques de la Littérature Jeunesse Révolutionnaire qui comprennent  quelques génies en herbe.

Mais comme l’éditeur apporte son labrador à toiletter chez la femme de mon frère en laissant chaque fois un gros pourboire, j’ajouterai que De près ou de loin est une somme ontologique qui infuse dans l’esprit du lecteur brouillé par des considérations facebookiennes indigestes un subtil mélange de froide phénoménologie husserlienne, de nombrilisme rousseauiste et de bling-bling hégélien propice, il va sans dire, à la lecture sans prise de tête d’Anna Gavalda et autre littérature coulante.

 

LE MAUVAIS ÉCRIVAIN et autres histoires courtes

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Le mauvais écrivain

Cet écrivain reçut un coup de maillet sur la tête, treize coups de couteau dans le corps, on lui brisa bras et jambes, on lui coupa mains et pieds. Le châtiment était mérité. Hélas, il parvint encore à dicter sa mésaventure, légèrement romancée et forcément larmoyante. Le livre fit un nouveau malheur en librairie.

On n’est jamais trop impitoyable avec les mauvais écrivains.

 

 

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Une sexualité perturbée

Ce lecteur dépendant avait une sexualité perturbée. C’est en lisant qu’il accumulait du sperme dans ses bourses. Il atteignait l’acmé du besoin sexuel après la lecture d’un bouquin de six cent pages. Quand il sentait le moment propice, il lisait frénétiquement de la poésie pour connaître des extases élevées.

Mais pour un même résultat, étant donné son manque, il eût pu tout aussi bien lire une page quelconque de Gavalda.

 

 

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Le Prix de la Critique

La critique ne tarissait pas d’éloge pour qualifier l’œuvre de cet auteur. Il semblait même qu’il n’y avait pas d’épithètes assez fortes, de périphrases à la hauteur.

Cette maison d’édition avait été bien inspirée de décerner avant parution un Prix de la critique pour chacun des livres de ses auteurs. Les critiques dont les notes avaient été retenues pour la quatrième de couverture avaient pu choisir un séjour dans la résidence d’auteur de leur choix.

 

 

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De son vivant

Cet auteur aspirait à éditer directement dans la Pléiade.

« Malgré une œuvre innombrable et d’une rare qualité à laquelle le comité a été sensible, la direction de Gallimard ne peut accéder aujourd’hui à votre demande un rien présomptueuse », lui fut-il répondu en substance et avec un maximum de délicatesse (pour ne pas froisser  l’éventuel lecteur).

Depuis, l’auteur refusé ne cesse de vilipender la collection de prestige tout en continuant à délivrer à période fixe de nouveaux ouvrages dans le monde de l’édition de son territoire linguistique. Il s’est ainsi fait, rapportent ses proches, à l’idée de n’être pas publié dans la Pléiade de son vivant.

 

 

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Un auteur, une ville

Cet auteur mondialement connu au patronyme d’une ville réjouissait le syndicat d’initiative de ladite ville qui voyait débarquer des foules de touristes littéraires pensant que la cité avait été fondée en hommage au grand écrivain…

 

 

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