À AFFAIRE CONCLUE, le ROI PHILIPPE VEND LA BELGIQUE

Comment regarder l'émission Affaires conclues depuis l'étranger

L’affaire serait passée inaperçue si ç’avait été un vulgaire politicien qui aurait cherché à vendre la Belgique, un De Wever, un Magnette. Un quelconque politicien de première ou seconde génération, le virus politique ayant vocation à se transmettre, sans geste barrière, au sein des familles… La famille royale, elle, se mêle de l’affaire publique depuis de longues décennies, c’est une histoire de sang et pas qu’une simple histoire de nerfs.

Passons, et revenons sur la séquence en question.

On voit le roi Philippe arriver avec un modèle réduit, forcément morcelé, de la Belgique, pour la figurer aux yeux des téléspectateurs francophones, même s’il eût pu apporter à cette fin une orange sanguine, un paquet de frites (à double cuisson et avec blanc de boeuf) ou une bière trappiste (bleue, blanche ou rouge). Jérôme Duvillard, l’expert aux côtés de la toujours sémillante Sophie Davant, estime le prix de l’antiquité à 600 €. C’est déjà beaucoup pour un petit pays sur le déclin. Le roi a déclaré qu’il souhaitait offrir un agrément à son épouse (un SPA revigorant) ou à sa fille aînée, la princesse Elizabeth (un séjour à Blankenberge, la plage tendance de cet été pour les Bruxellois en manque d’air maritime). Le roi comptait tirer 1000 € de son bien mais quand on est attaché à ses meubles, on les croit investis de plus de valeur.

Le roi, peu loquace, comme de coutume voire un brin taiseux (ce qui le distingue des hommes et femmes politiques disant tout puis n’importe quoi) se présente devant les acheteurs. L’objet fait vite monter les enchères entre Caroline Margeridon et Julien Cohen, les atouts charme de l’émission, jusqu’à 400 €. Jusqu’au moment où un des acheteurs belges de l’équipe, l’impayable Gérald Watelet, qui a habillé les reines Fabiola et Paola, et connaît bien son sujet, tacle le royaume qui ne lui rapporte plus rien et rappelle qu’aucun homme politique de confiance ne souhaite en prendre la commande et cela, depuis près de 450 jours. Cela jette un froid et l’affaire en reste là.

Voilà notre bon roi quittant le plateau un rien ébaubi, beaucoup soulagé. Un roi qui se débarrasse de son royaume, comme un patron de syndicat qui rendrait son bien aux travailleurs, c’est précieux et louable à plus d’un titre.

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